Le contrat du milliardaire
Une planche de salut jetée dans l'océan de mon exil.
Et puis je la vois.
Une femme se tient à l'écart de la foule, immobile comme une statue au milieu d'un torrent. Elle porte un long manteau noir, un foulard de soie rouge noué autour du cou, seule tache de couleur dans la grisaille de la gare. Ses cheveux, d'un brun profond strié de mèches argentées, sont relevés en un chignon lâche qui laisse échapper quelques boucles folles autour de son visage. Un visage que je reconnais. Pas parce que je l'ai déjà vu. Parce qu'il ressemble au mien. Les mêmes pommettes hautes, le même menton légèrement pointu, les mêmes yeux verts en amande. Nos yeux se croisent à travers la foule, et le temps se fige. Q