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CHAPITRE 315 – La tombe du grand-père de Gabriel

Author: L'encre
last update publish date: 2026-09-29 14:30:51

— Il n’a pas vu ta chute, dit Armand.

— Non. Et c’est peut-être mieux comme ça. Il était déjà tellement fier de moi. De l’atelier, de notre association. Il disait à tout le monde que son fils était associé avec Armand Fortier, le meilleur mécanicien de la région.

— Je me souviens de lui. Il venait parfois à l’atelier, le samedi matin. Il s’asseyait sur un tabouret, dans un coin, et il nous regardait travailler sans rien dire.

— Oui. Il ne parlait pas beaucoup. Il était comme moi.

— Ou toi, tu e
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    — Il n’a pas vu ta chute, dit Armand.— Non. Et c’est peut-être mieux comme ça. Il était déjà tellement fier de moi. De l’atelier, de notre association. Il disait à tout le monde que son fils était associé avec Armand Fortier, le meilleur mécanicien de la région.— Je me souviens de lui. Il venait parfois à l’atelier, le samedi matin. Il s’asseyait sur un tabouret, dans un coin, et il nous regardait travailler sans rien dire.— Oui. Il ne parlait pas beaucoup. Il était comme moi.— Ou toi, tu es comme lui.Étienne sourit tristement, hocha la tête.— Il est mort en me croyant heureux. En me croyant sur la bonne voie. Il n’a jamais su que j’avais tout perdu. Que j’avais vécu dans une caravane. Que j’avais été humilié, méprisé, oublié.— Peut-être qu’il le sait, maintenant. Là où il est.— Tu crois ?— Oui. Je crois que les morts savent. Qu’ils veillent sur nous, d’une manière ou d’une autre.Étienne baissa les yeux, fixa la pierre tombale. Puis il s’agenouilla, posa une main sur le gran

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