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Chapitre 6

Auteur: Claire Moreau
Cependant, au moment même où Fabien a fait un pas pour courir vers Céleste, ses jambes sont soudain devenues lourdes.

Il a baissé les yeux et a vu Yolande, qui pleurait sans discontinuer un instant auparavant, basculer de son fauteuil roulant et s’effondrer au sol.

Elle avait déjà perdu connaissance.

Les personnes autour d’eux ont poussé des cris affolés : « Ah… du sang, il y a tellement de sang… »

L’élan qui portait Fabien vers Céleste s’est brisé net, comme si ses jambes étaient remplies de plomb.

Au moment où Céleste a été installée sur le brancard mobile, sa conscience est devenue floue.

Dans son esprit embrumé, une image s’imposait encore : Fabien tenant Yolande dans ses bras.

Puis, enfin, tout a basculé dans l’obscurité.

......

Lorsque Céleste a repris conscience une nouvelle fois, on était déjà dans la matinée du lendemain.

Juliette était restée auprès d’elle sans la quitter.

En la voyant ouvrir les yeux, elle a laissé échapper un soupir mêlé de soulagement et de lassitude : « Enfin tu te réveilles… Quelle histoire, franchement. »

Céleste a remué légèrement les lèvres ; sa bouche était sèche.

Juliette lui a aussitôt tendu de l’eau : « Fabien est passé tout à l’heure. Il est resté dix minutes. »

Céleste n’a rien dit.

Dix minutes ?

En entendant ce chiffre, son cœur s’est encore alourdi : « Il t’a demandé de me dire de ne pas porter plainte contre Yolande, n’est-ce pas ? »

« Tu l’as entendu ? » a réagi Juliette, stupéfaite.

C’était bien le cas. Fabien lui avait en effet demandé de transmettre ce message à Céleste : qu’elle ne porte surtout pas plainte contre Yolande à ce moment-là.

Quel salaud. Céleste n’avait même pas encore repris connaissance, et il trouvait encore le moyen de prendre la défense de Yolande.

Céleste a baissé les yeux vers la perfusion fixée au dos de sa main : « Non. Même sans l’entendre, ça se devine. »

Ces six derniers mois, l’attitude de Fabien envers Yolande ne laissait aucun doute.

La veille au soir, lorsqu’il avait été question de porter plainte, il ne s’était pas contenté de l’en dissuader : il s’était carrément affolé.

« N’en parlons plus. Bois ton bouillon », a coupé Juliette.

Autrefois, Juliette avait vu de ses propres yeux à quel point leur relation avait été harmonieuse.

Mais désormais, rien que le fait d’entendre le nom de Fabien lui donnait la nausée.

« Tu as perdu énormément de sang hier soir… »

À ces mots, la voix de Juliette s’est brisée.

Pourtant, lorsque Fabien était venu un peu plus tôt, il n’avait pas eu l’air particulièrement inquiet ; il devait sans doute penser que Céleste n’avait eu qu’un simple malaise.

Tant d’attention pour Yolande, et pas la moindre idée réelle de l’état de sa propre femme.

Céleste a laissé échapper un rire bref et amer : « Et il a quand même pu partir alors que je n’étais même pas encore réveillée… »

« Ça suffit, n’en parlons plus. Si tu veux divorcer, je te soutiens », a affirmé Juliette sans hésiter.

Même si la famille Yvignac était la première grande famille de Paris, au fond, cela n’avait jamais eu le moindre rapport avec Céleste.

« Et Yolande s’était rouverte la plaie en tombant. Pour aller jusqu’à ce point juste pour accaparer Fabien… elle aurait aussi bien pu se tuer », a ajouté Juliette, la colère à peine contenue.

Elle l’avait vu de ses propres yeux la veille au soir.

Lorsque Céleste s’était évanouie, Fabien avait d’abord fait un mouvement pour s’approcher ; puis Yolande avait, elle aussi, perdu connaissance.

Une coïncidence trop parfaite, au même instant.

Aux yeux de Juliette, ce n’était pas un hasard.

Pour s’emparer d’un homme, Yolande avait été prête à risquer sa vie.

......

Céleste avait elle aussi fait une hémorragie importante la veille au soir.

Elle devait désormais rester hospitalisée pendant une semaine. Juliette s’occupait d’elle et la regardait terminer son bouillon : « Je rentre te chercher des vêtements. Tu restes sage, d’accord ? »

« D’accord. »

Céleste se sentait fatiguée.

Sans doute parce qu’elle avait perdu trop de sang, son esprit restait encore embrumé.

Dès que Juliette est partie, Céleste a de nouveau laissé retomber ses paupières.

À cet instant, la porte de la chambre a été poussée, aussitôt suivie du roulement sourd d’un fauteuil roulant.

Céleste a ouvert les yeux.

Elle a vu Yolande apparaître à l’entrée de la chambre.

Cette dernière a légèrement incliné la tête ; la personne qui poussait le fauteuil a aussitôt acquiescé : « Je reste à l’extérieur. »

Yolande a répondu par un simple « Hum ».

La domestique l’a fait entrer, puis est ressortie, refermant la porte derrière elle.

Un sourire aux lèvres, Yolande regardait Céleste : « Alors ? Je viens de voir ton médecin traitant. Il a dit que tu avais fait une grosse hémorragie hier soir. Tu dois être très faible maintenant, non ? »

Derrière ce ton doux se lisaient clairement la satisfaction et l’ostentation.

Céleste n’a rien dit.

Elle se contentait de la regarder d’un œil froid.

En croisant la lueur dangereusement glacée dans son regard, le sourire de Yolande est devenu encore plus provocant : « Dans cet état-là, tu veux toujours rester avec Fabien ? »

Les paupières de Céleste se sont à peine soulevées : « Ce coup que tu m’as donné pour me pousser… c’était volontaire, n’est-ce pas ? »

À cet instant, Céleste en était presque certaine.

Que ce soit deux ans plus tôt ou la veille, tout avait été intentionnel.

Les mains croisées, Yolande a effacé son sourire sans répondre directement à la question.

Sa voix s’est faite autoritaire, dure : « Divorce de Fabien. Fixe tes conditions, je les accepterai. »

Céleste n’a pas dit un mot.

Elle regardait Yolande, arrogante, dominatrice.

Voilà donc l’idéal aux yeux de la famille Yvignac : docile, compréhensive, douce et irréprochable.

Vraiment… admirable.

Un léger ricanement lui a échappé : « Tu fais semblant d’être dépressive depuis tout ce temps. Il sait ce que tu ressens réellement pour lui ? »

« Ce n’est pas une question qui te concerne », a répondu Yolande d’un ton froid.

Sans doute parce que Céleste avait grandi dans un orphelinat : face à elle, Yolande ne jugeait même pas nécessaire de dissimuler son mépris.

Céleste a demandé d’une voix calme : « D’accord pour hier. Mais il y a deux ans… pourquoi t’en être prise à moi aussi ? »

Deux ans plus tôt, Adrien était encore là.

À cette époque-là, Yolande avait-elle déjà des intentions qui dépassaient les limites envers Fabien ?

Yolande regardait Céleste, puis baissait légèrement les yeux : « Ce n’est pas une question que tu devrais poser. »

À l’écoute de cette réponse, Céleste n’avait plus aucun doute.

Que ce soit la veille ou deux ans auparavant, Yolande avait agi délibérément.

Quand Adrien était encore en vie, elle avait déjà commencé à convoiter Fabien.

Yolande a repris la parole d’un ton tranchant : « Céleste, ne te fais pas d’illusions. Avec ton statut, tu n’aurais jamais dû entrer dans la famille Yvignac. »

Ces mots — « avec ton statut » — sonnaient comme une moquerie cruelle.

Face à Yolande, Céleste n’était, à ses yeux, qu’une fourmi.

À présent, quoi qu’elle lui fasse, Céleste se trouvait dans l’incapacité totale de riposter.

Face à tant d’arrogance, Céleste a laissé échapper un rire bref : « Fabien te l’a dit ? »

« Dit quoi ? » a répliqué Yolande.

« L’exclusivité du projet de La Baie de Longval, je vais le récupérer. »

À l’évocation de La Baie de Longval, l’expression de Yolande s’est figée.

Mais très vite, elle a laissé échapper un rire plein de mépris : « Le récupérer ? Comment, exactement ? Avec ton prétendu arsenal juridique ? »

Arrogante, jusqu’à l’insolence.

Céleste la regardait, les yeux glacés.

Yolande a continué, la voix toujours plus dure : « Avec ton statut, même si je voulais ta mort, personne n’en saurait rien. Je te conseille de ne pas t’aventurer dans des manœuvres inutiles. Ça ne me fera rien, en revanche, me mettre en colère ne t’apportera absolument rien de bon. »

Ses paroles étaient une menace froide.

Son regard posé sur Céleste était d’une dangerosité extrême.

« Divorce avec Fabien. Quitte Paris. Et ne reviens jamais. C’est la seule et unique fois que je me montre bienveillante envers toi. »

Après avoir lâché ces mots, Yolande a fait pivoter son fauteuil roulant et s’est dirigée droit vers la porte.

Les paupières de Céleste ont à peine frémi : « C’est bien la première fois que je vois une maîtresse aussi arrogante. »

Les autres se faisaient discrètes, n’osaient pas broncher.

Mais Yolande, elle, pouvait se le permettre — avec une mère aussi puissante derrière elle.

Le fauteuil roulant s’est immobilisé. Yolande s’est retournée ; le sourire qui étirait ses lèvres devenait presque sanguinaire.

« Quelle maîtresse ? À Paris, qui sait seulement que tu es la femme de Fabien ? »

Ces paroles étaient d’un sarcasme cruel.

Et Céleste elle-même trouvait cela profondément ironique.

Alors que Yolande s’apprêtait encore à parler, une domestique, à l’extérieur, a annoncé : « Madame, Monsieur Yvignac est arrivé. »

Yolande a jeté un regard à Céleste.

L’espace d’un instant seulement, son expression a changé ; elle a fait rouler son fauteuil jusqu’au bord du lit.

Au moment même où la porte de la chambre a été poussée, elle a saisi la main de Céleste.

« Céleste, je comprends aussi ton désir d’avoir un enfant… mais une grossesse nerveuse peut parfois donner l’illusion d’une vraie grossesse. »

« Si ça ne te dérange pas, plus tard, je ferai en sorte que les enfants passent davantage de temps avec toi, d’accord ? »

Il y a encore un instant, Yolande se montrait d’une arrogance extrême ; à présent, elle incarnait à la perfection une douceur attentionnée.

Les yeux de Céleste se sont légèrement plissés.

Yolande poursuivait : « Si tu veux vraiment être mère, les enfants peuvent aussi t’appeler “maman”. »

S’approprier Fabien ne lui suffisait pas ; elle voulait en plus que les enfants l’appellent “maman”.

Il fallait bien l’admettre : Yolande savait exactement sur quel point sensible appuyer pour la faire exploser.

Céleste n’a pas fait preuve de la moindre retenue.

Elle a retiré sa main d’un geste sec et, levant le bras, lui a asséné une gifle en plein visage.

« Paf — » un bruit clair et sec, aussitôt suivi d’un cri perçant : « Ah — ! »

Au moment où Fabien est apparu à l’entrée de la chambre, il a été témoin de la scène.

Son visage s’est immédiatement assombri.

Yolande ne s’attendait pas à recevoir une gifle.

Une bouffée de colère est montée en elle, mais l’instant d’après, en voyant Fabien, elle l’a violemment ravalée.

D’une voix tremblante, empreinte d’une détresse calculée : « Céleste, qu’est-ce que tu fais… moi, je… »

« Paf, paf — ! »

Avant même qu’elle ait pu terminer sa phrase, Céleste lui a encore asséné deux gifles.

Elle y a mis toute sa force. Après trois claques successives, la tête de Yolande bourdonnait violemment.

Le sang de Fabien est monté d’un coup : « Céleste, tu es devenue folle ou quoi ? »

Yolande se tenait la joue.

Les yeux embués de larmes, elle a regardé Fabien, la voix étranglée : « Fabien… »

Fabien s’est avancé et a attrapé le poignet de Céleste, qui s’apprêtait à frapper de nouveau : « Tu es complètement folle, c’est ça ? »

Céleste l’a repoussé violemment : « Folle ? Je ne fais que commencer. »

À ces mots, de l’autre main, elle a aussitôt giflé Fabien, puis, d’un revers, a frappé de nouveau Yolande.

En un instant, toute la chambre d’hôpital a été engloutie dans la colère.
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