تسجيل الدخولIl marque une pause. Son regard balaie la salle, s'attarde une fraction de seconde sur moi. Juste une fraction. Juste assez pour que je sente une chaleur monter le long de ma colonne vertébrale.— … absolument délicieuse.Un murmure amusé parcourt l'assemblée. Quelques rires polis. La princesse suédoise lève son verre en réponse. Mais Armand, à côté de moi, s'est figé. Sa main sur la nappe s'est refermée en un poing discret mais parfaitement visible pour qui sait regarder, et je vois la veine sur sa tempe battre, régulière, implacable.— Je voudrais également saluer mon cher ami et rival, Armand Devereux.Le ton de Lucian change. Il devient plus froid, plus coupant, mais son sourire reste affable, presque chaleureux. C'est cette dissonance qui rend le moment si terrible. Les mots sont des couteaux, mais le visage qui les prononce est celui d'un ami de toujours, d'un allié fidèle, d'un homme qui ne voudrait pour rien au monde nuire à son
Sa voix est un murmure contre mon oreille, assez bas pour n'être entendu que de moi, assez ferme pour ne souffrir aucune réplique. Son souffle sent le whisky japonais , un Yamazaki 18 ans d'âge qu'il affectionne depuis un voyage à Tokyo. Il a bu trois verres depuis le début de la soirée, ce qui est inhabituel. Armand ne boit jamais plus d'un verre en public. Le fait qu'il en ait pris trois signifie que quelque chose ne va pas, que la soirée est plus dangereuse qu'il ne veut bien l'admettre, que les requins sentent le sang dans l'eau. — Je n'ai pas faim, dis-je en reposant ma fourchette. — Mange quand même. Je n'aime pas les femmes qui chipotent. Ses doigts descendent lentement le long de mon dos nu, et je sens la chaleur de sa paume contre ma peau exposée par l'échancrure de la robe. C'est un geste possessif, conçu pour me rappeler qui détient le pouvoir. C'est aussi un geste qui s'adresse aux autres convives, aux hommes q
RÉSUMÉ Elara Vane, 25 ans, est la protégée parfaite. Depuis trois ans, le milliardaire Armand Devereux l'a façonnée, dressée, possédée , corps et âme. Elle obéit, elle se tait, elle sourit. Jusqu'au jour où, en fouillant le bureau d'Armand, elle trouve une photographie jaunie : une femme au regard fier, un ruban rouge au poignet, entourée d'hommes en smoking devant un manoir parisien. Cette femme, c'est sa mère. Une mère qu'elle croyait morte sans jamais avoir connu son nom. Une mère qui lui ressemble trait pour trait. Quelques jours plus tard, Armand lui annonce qu'elle sera offerte pour une nuit à Lucian Cross, son rival américain, afin de sceller leur fusion d'affaires. Le lieu : le Cercle de l'Obsidienne, un club ultra-privé où les élites règlent leurs différends par des transferts symboliques. Elara accepte. Mais elle n'est plus la femme soumise qu'Armand croit contrôler. Elle a volé un double de la clé de son coffre-fort.
Aelys Le temps a passé, comme il passe toujours, inexorable et doux à la fois. Les rides ont creusé nos visages, les cheveux blancs ont envahi nos tempes, et nos corps se sont fatigués, usés par les années de travail, de guerre, d'amour. Mais nos cœurs, eux, sont restés jeunes. Nos cœurs battent toujours au même rythme, le rythme de l'amour, le rythme de la vie, le rythme de l'éternité. Je suis assise sur un banc de pierre, dans les jardins du palais, là où tout a commencé, là où tout a changé. Les roses sont en fleurs, comme elles l'étaient ce jour-là, ce jour où Kael est revenu, ce jour où tout s'est réconcilié. Le parfum est le même, enivrant, délicieux, chargé de souvenirs. Le soleil est le même, chaud, doré, bienveillant. Mais moi, je suis différente. Je suis vieille, maintenant. Mes mains sont ridées, mes doigts sont déformés par l'arthrite, et ma vue n'est plus ce qu'elle était. Mais je suis heureuse. Profondément, intensément, durablement heureuse. Cassian s'approche
Elle s'arrête devant moi, et nos regards se croisent. Tout le reste disparaît. Les invités, la musique, les décorations. Il n'y a plus que nous deux, face à face, comme au premier jour, comme au dernier jour.— Aelys, dis-je, et ma voix tremble un peu. Il y a des années, je t'ai prise comme prisonnière. Je t'ai enchaînée, je t'ai possédée, j'ai fait de toi ma chose. Mais tu as changé tout ça. Tu m'as changé. Tu as fait de moi un autre homme. Un homme meilleur. Un homme digne de toi.Je fais une pause, et je prends une petite boîte que Kael me tend. Je l'ouvre, et j'en sors un anneau d'or, gravé de mots que j'ai choisis avec soin.— Aujourd'hui, je te rends ta liberté. Non pas parce que tu me l'as demandée. Mais parce que tu la mérites. Parce que tu as toujours été libre, même quand tu étais enchaînée. Parce que ton âme est trop grande, trop belle, trop lumineuse pour être enfermée.Je lui tends l'anneau, et elle le prend, les doigts trem
Les larmes coulent sur mes joues, abondantes, incontrôlables. Je ne les retiens pas, je ne les cache pas. Je pleure de joie, de soulagement, d'amour. Je pleure parce qu'il est vivant, parce qu'il est là, parce que mon monde n'a pas été détruit.Kael s'approche, son armure cabossée, son visage fatigué mais heureux. Il pose une main sur mon épaule, et je lève les yeux vers lui.— Il a été héroïque, dit-il. Il a tué le roi de Valdrak en combat singulier. Il a gagné la bataille. Sans lui, nous serions tous morts.— Et toi ? Tu n'es pas blessé ?— Quelques égratignures. Rien de grave. J'ai tenu ma promesse. J'ai protégé ton mari. J'ai protégé mon frère.Je me lève, et je prends Kael dans mes bras. Il me serre contre lui, et je sens son cœur battre contre le mien, son souffle chaud dans mes cheveux.— Merci, murmuré-je. Merci de l'avoir ramené.— C'était mon devoir. Et mon honneur.Cassian est transporté dan







