ログインCes mots sont pour vous. À ma famille, qui a cru en moi bien avant que je ne le fasse moi-même. Mélanie, ta confiance me va droit au cœur. À toi dont je ne citerai pas le nom, merci pour tous tes conseils en ce qui concerne l'automobile. Devon ne serait pas tout à fait ce qu'il est sans toi. À mes amis, qui ont lu chaque ligne avec la même énergie, plus de fois que nécessaire. À celles qui ont relu vingt fois les mêmes chapitres parce que j'avais changé une phrase. À celle qui a aimé Matt plus que Devon et qui m'a écoutée parler de cette histoire plus de fois que nécessaire. Brit, je t'aime gros comme le soleil. À tous ceux qui ont croisé ma route à travers l'écriture. « Tu as peur, gringa ? » K.F Vesper, merci, tu y es pour beaucoup. Dihya Noreen... You are my sunshine. Prenez soin de vous. Et à tous ceux qui sont tombés sur cette histoire un peu par hasard et qui ont décidé de rester. À ceux qui ont lu en silence, à ceux qui ont laissé un commentaire, un message ou s
Calie, trois mois plus tard J'avais rendu les clés de mon appartement un lundi matin, sans drame ni nostalgie excessive et, pour être tout à fait honnête, je n'aurais jamais cru être capable de le faire il y a un an. La vérité, c'est que je n'y vivais déjà plus vraiment. Je passais le plus clair de mon temps chez Devon et, si vous vouliez vraiment savoir, vivre avec lui, ce n'était pas juste partager un espace commun. C'était accepter une intensité constante. Des chauds-froids à répétition, des nuits trop courtes, des horaires décalés, des silences et des regards qui disaient tout sans un mot. C'était vivre avec un homme qui prenait toute la place sans jamais chercher à l'imposer, mais qui, malgré toutes ses contradictions, vous faisait passer avant toute chose. Et j'en étais folle. Trois mois avaient suffi pour qu'une routine s'installe sans que ni lui ni moi n'ayons vraiment cherché à la construire. Mes produits avaient envahi une partie de la salle de bain, mes vêtements plus
Calie La journée passa beaucoup moins vite que je ne l'aurais voulu. Entre deux rendez-vous et pendant la pause déjeuner, j'avais pensé plusieurs fois au dîner que je venais d'organiser chez un homme qui n'était pas au courant qu'il recevait du monde et qui, en plus, détestait ça. Il avait déjà accepté une fois par le passé, pourquoi ce serait différent aujourd'hui ? Au pire, il râlerait cinq minutes. Au mieux... il râlerait deux minutes. À dix-neuf heures précises, le grondement de la R1 résonna devant l'institut. Lisa était déjà partie et moi, je m'apprêtais à foutre les deux pieds dans le plat. Je fermai l'institut en quatrième vitesse, entre impatience et petit stress sous-jacent, avant de le rejoindre. Il me tendit mon casque et tout se fit presque automatiquement. La jugulaire, ma place derrière lui, mes bras autour de sa taille et le paysage qui défilait avec une musique que je n'écoutais qu'à moitié, puisque je tournais la même phrase en boucle dans ma tête, et ce depui
Calie Je me réveillai avant lui et restai quelques secondes à l'observer dormir, étendu sur le ventre, un bras abandonné de mon côté du lit, l'autre coincé sous l'oreiller. Il avait l'air détendu et plus serein, peut-être parce que nous étions chez lui et que n'était pas seulement la nuit qui l'avait apaisé, mais le lieu où il se trouvait. Je me glissai délicatement hors du lit sans le réveiller, attrapant un de ses T-shirts au passage. La cuisine était silencieuse, baignée par cette ambiance un peu floue des débuts de journée. Je lançai la machine à café et m'appuyai contre le plan de travail, encore à moitié endormie. Des bruits de pas nus sur le carrelage attirèrent mon attention. Sa machine à café faisait un bruit de Boeing 720 en plein essai. — Tu fuis ? marmonna-t-il, la voix encore rauque. Je souris sans me retourner. Je l'entendis approcher, puis ses mains se posèrent sur mes hanches, son visage vint se nicher dans mon cou. Son corps était encore chaud de sommeil, sa barb
19 h 20. Institut fermé. Lisa s'affala sur la chaise en face de moi en soupirant bruyamment. — Bon, verdict ? Je relevai les yeux de mon planning. — Verdict de quoi ? — De ta reprise, de vous, de tout, quoi. — Verdict : je vais bien. Très bien, même. Elle plissa les yeux pas convaincue. Ma réponse semblait trop mince et peu détaillée, pourtant, elle était plus honnête que jamais. — C'est louche, tu commences à faire des monosyllabes comme Devon. Il a une mauvaise influence sur toi, si tu veux mon avis. — Tu devrais t'y faire, répondis-je en haussant les épaules prenant sa remarque comme un compliment. Le pire, c'est qu'elle devait probablement avoir raison. Sur le trajet du retour, deux options s'offraient à moi : le rejoindre au club ou rentrer chez moi. Devon 19:42 Je vais finir tard, ne m'attends pas. Club plein. Matt fait n'importe quoi, j'ai été absent trop longtemps, je crois. Ce qui, en d'autres termes, venait de réduire mes options à une seule : rentrer chez moi, m
Calie Une semaine s'était écoulée depuis ce fameux soir. Devon avait récupéré son appartement dans un état déplorable et, depuis, j'avais interdiction d'y mettre les pieds. Il parlait de faire quelques travaux, disant simplement que l'endroit avait besoin d'un nouveau souffle. Ironique quand on y pense. Quant à moi, j'avais décidé de reprendre, doucement mais sûrement. J'étais impatiente de retrouver les bruits familiers de l'institut, le décor, la musique douce en fond, les odeurs des huiles essentielles... Tout était exactement à sa place. C'est ce que j'aimais le plus, même si moi, je n'étais plus tout à fait la même. En entrant, je déposai mon sac dans le bureau, pris une seconde pour respirer et me faire couler un café, sans tension ni angoisse prête à exploser. Juste la sensation étrange d'être revenue dans un lieu que je connaissais par cœur, avec un regard neuf. — Regardez-moi ça... Je tournai la tête. Lisa était appuyée contre le chambranle de la porte, les bras croisés
Je n’ai pas très bien dormi, mais c’était à prévoir. Je me suis réveillé plusieurs fois, le cœur battant, des images de l’accident et du corps de Calie me hantait. Je ne l’avais pas encore vue, mais je savais que ce ne serait probablement pas beau à voir. Le fait que je sois dehors ne signifiait p
Point de vue de MattKarl était avec Devon, et j’espérais que ça l’aiderait à tenir jusqu’à ce qu’on puisse le sortir de là. En arrivant à l’hôpital, les infirmières me dirigèrent directement vers la salle d’attente. Je détestais l’odeur des hôpitaux ; Devon y avait passé trop de temps, et l’odeur
« Je vais aller faire des courses alors, » dis-je en me dirigeant vers la porte. J’attrapai mes clés de voiture sur le meuble à l’entrée et filai à toute vitesse, excitée comme une puce.Dans la voiture, je ressentis une bouffée d’adrénaline. J’envoyai rapidement un texto d’invitation à Lisa, qui s
Point de vue de CalieLa journée s’était étrangement bien passée. Lisa et moi avions été débordées, et les petits moments de répit que nous avions eus étaient légers et agréables. Je n’avais pas ressenti une seule fois toutes les tensions qui m’habitaient depuis ces derniers jours.J’avais été surp







