LOGINMaximeL'obscurité est totale. Le bâillon m'empêche de parler, de supplier, de dire quoi que ce soit. Je n'ai plus que mes sens pour percevoir le monde, plus que ma peau pour ressentir sa présence.Je l'entends bouger autour de moi. Le froissement de ses vêtements, le bruit de ses pas sur le parquet. Puis plus rien. Le silence. L'attente.Une seconde. Deux. Dix. Une éternité.Soudain, je sens quelque chose sur ma poitrine. Quelque chose de froid, de métallique. Un objet que je ne peux pas identifier. Il glisse lentement sur ma peau, suit la ligne de mes muscles, contourne mes tétons. La sensation est étrange, déstabilisante.Puis la douleur arrive. Brève, intense, précise. Un pincement sur mon torse, juste à côté du téton. Je sursaute, mes mains tirent sur les liens, un son étouffé sort du bâillon.Sa main se
AnaïsIl est allongé sur le lit, les bras écartés, attaché aux montants par des liens de soie que j'ai apportés. Ses yeux me suivent pendant que je prépare la pièce, que je dispose les bougies, que je choisis la musique. Une lenteur délibérée, calculée, pour faire monter la tension, pour le faire attendre.— Tu es nerveux ? je demande sans me retourner.— Oui.— C'est bien. La nervosité, c'est l'émotion qui dit que quelque chose d'important va arriver.J'allume la dernière bougie, me retourne enfin vers lui. Il est magnifique, offert, vulnérable. Ses muscles saillent sous l'effort qu'il fait pour rester immobile, pour ne pas tirer sur ses liens. Son sexe est déjà dur, tendu contre son ventre, luisant d'une goutte de désir à son extrémité.— Tu as pensé à
Dix-neuf heures. Dix-neuf heures trente. Vingt heures. Je commence à m'inquiéter. Et si elle ne venait pas ? Et si c'était fini, déjà ? Et si je n'étais qu'un épisode, qu'un chapitre dans son livre à elle ?Vingt heures quinze. La sonnette retentit.Je cours ouvrir. Elle est là, dans la pénombre du palier, un sac à la main, un sourire aux lèvres.— J'ai apporté du vin, dit-elle.— J'en ai déjà.— Tant mieux. On en aura besoin.Elle entre, pose son sac, me regarde.— Tu as préparé, dit-elle. C'est gentil.— Je voulais que tout soit bien.— Tout est bien. Tu es là, je suis là. C'est tout ce qui compte.Elle s'approche, m'embrasse. Un baiser doux d'abord, puis plus profond, plus exigeant. Ses mains glissent sous mon tee-shirt, caressent mon dos, mes &
Sa main glisse plus bas, trouve mon sexe déjà dur, déjà prêt.— Et toi, Maxime ? Ta vie, en dehors des nuits ?— Je cours. Je travaille. Je gagne de l'argent. Je remplis le vide.— Quel vide ?— Celui que j'ai en moi. Depuis toujours.— Tu l'as senti, cette nuit ? Le vide ?— Non. Pour la première fois, il était comblé.Elle se penche, m'embrasse doucement.— Alors reste. Reste encore un peu.Elle m'enfourche, me prend en elle, et nous recommençons. La nuit est infinie. La nuit est à nous.MaximeL'aube filtre à travers les rideaux, pale et dorée. Nous sommes épuisés, vidés, mais aucun de nous ne veut dormir. Comme si le sommeil était une perte, un vol de ces précieux instants.Anaïs est allongée sur moi, sa têt
Ma langue s'avance. Je lèche d'abord timidement, puis plus franchement. Je découvre son goût, acide et doux à la fois, puissant, unique. Je lèche ses lèvres, je les écarte, je trouve son entrée, je la goûte plus profond. Elle gémit, ses mains attrapent mes cheveux, me pressent contre elle.— Oui, dit-elle. Oui, comme ça. Ne t'arrête pas.Je ne m'arrête pas. Ma langue explore, fouille, caresse. Je trouve son clitoris, je le lèche en cercles lents, puis plus rapides, je le suce, je le mords très doucement entre mes lèvres. Ses gémissements s'intensifient, son corps se tend, ses hanches bougent contre ma bouche.— Je vais jouir, halète-t-elle. Je vais jouir dans ta bouche. Ne t'arrête pas. Ne t'arrête pas. Ne...Elle explose. Un cri rauque, profond, déchire le silence de la chambre. Je sens ses spasmes contr
Elle pose sa main sur ma cuisse. Sa main est froide, glacée même, mais à travers le tissu de mon pantalon, je sens la chaleur monter, immédiate, fulgurante, comme si son toucher avait le pouvoir d'embraser ma peau.— Conduis, dit-elle.Je démarre. Je ne demande pas où. Je roule sans but, dans les rues désertes de la ville endormie. La pluie lave les trottoirs, efface les lumières des réverbères, noie le monde dans un flou aquatique. Les essuie-glaces balayent le pare-brise en cadence, seuls témoins de notre fuite. Nous sommes seuls, dans cette bulle de verre et d'acier qui avance dans la nuit.Sa main remonte lentement le long de ma cuisse. Ses doigts dessinent des cercles, pressent, caressent à travers le tissu. Je sens mon sexe qui durcit, qui se tend contre le pantalon, qui répond à son appel comme s'il l'avait attendue toutes ces semaines. Je change de vite
DianeLa porte de la chambre de Liam se referme dans mon dos avec un clic sourd, définitif. Le couloir du manoir est silencieux, presque sacré après le vacarme intérieur qui continue de résonner en moi. Mes pas sont lourds, hésitants, comme si le sol pouvait à tout moment se dérober sous mes pieds.
LIAM— Tu as peur ?Je demande, tout en faisant glisser les bretelles de sa robe le long de ses bras.— Un peu.Elle avoue, sa voix à peine audible.— Bonne fille.La robe tombe à ses pieds dans un bruissement soyeux, laissant apparaître son corps presque nu, vêtu seulement d’un string noir et d’un
LIAMJe sens encore les frissons de notre dernière étreinte parcourir mon corps, comme des vagues qui refusent de se retirer. Diane est allongée contre moi, sa peau chaude et légèrement moite collée à la mienne, sa respiration encore irrégulière. Je tourne la tête vers elle, observe la façon dont se
DianeIl ne répond pas par des mots. Sa réponse est physique, totale. Il se penche, prend un sein dans sa bouche, la langue et les dines s’attaquant au sein avec une précision cruelle qui me fait crier, un son étouffé qu’il avale d’un nouveau baiser. Ses mains remontent le long de mes cuisses, les







