LOGIN🔞🔞Attention scenes de violences, de sexe explicite et autre. 🔞🔞 Alya accepte un poste au sein de l’une des entreprises les plus puissantes du pays, sans imaginer que son recrutement n’a rien d’un hasard. Adrien Delacroix, son PDG, est un homme aussi fascinant que dangereux. Narcissique, manipulateur et incapable d’accepter qu’on lui échappe, il a une raison bien précise de l’avoir choisie. Il la veut. Et après tout ce qu’il a fait pour qu’elle soit là, il compte bien la garder. Lorsqu’Alya comprend que certaines choses ne tournent pas rond avec lui, elle tente de s’éloigner. Mais Adrien n’est pas le genre d’homme qu’on quitte facilement. Puis survient l’accident. Un choc, Un trou noir. Lorsqu’Alya ouvre les yeux quelques jours après, une partie de sa vie a disparu. Ses souvenirs se sont effacés. Et Adrien est là. Il lui affirme qu’ils sont mariés. Qu’ils s’aiment. Qu’il est le seul à pouvoir l’aider à reconstruire sa vie, retrouver sa mémoire . Alors Alya lui fait confiance. Parce qu’elle ne se souvient de rien. Mais si son passé a disparu de sa mémoire, il n’a pas disparu du monde. Certains secrets attendent simplement qu’elle soit prête à les retrouver. Faux contrat de mariage. Faux mari. Fausse vie. Mais jusqu’où Adrien est-il prêt à aller pour que son mensonge devienne sa réalité ? Et surtout… Alya saura-t-elle retrouver la vérité avant de découvrir pourquoi Adrien l’a choisie, elle ?
View MoreAlya
Les gens disent que les grandes entreprises sentent le cuir, le café hors de prix et l'argent.
Ils mentent.
Elles sentent surtout la peur.
Je la reconnais dès que les portes vitrées coulissent devant moi. Elle flotte dans l'air, invisible, suspendue entre les employés qui baissent les yeux sur leurs écrans et les visiteurs qui serrent un dossier contre leur poitrine comme s'il pouvait encore leur offrir une chance.
J'inspire profondément.
Aujourd'hui n'est pas un jour comme les autres.
C'est peut-être le jour où ma vie cessera enfin d'être une succession de factures impayées.
Mon tailleur noir n'a rien de luxueux. Je l'ai acheté d'occasion après avoir travaillé trois week-ends dans un supermarché. Les manches sont un peu trop longues, les talons me font souffrir et je sens déjà une couture tirer derrière mon genou.
Peu importe.
Je refuse qu'on voie d'où je viens.
À la maison, maman travaille de nuit dans un hôtel depuis aussi longtemps que je m'en souvienne. Mon petit frère croit encore qu'elle aime faire les horaires de nuit. Je ne lui ai jamais dit qu'elle rentrait chaque matin avec les mains brûlées par les produits ménagers.
Notre appartement est si humide que les murs respirent.
Les mois difficiles, nous choisissons quelles factures attendront.
Je n'ai plus le luxe d'échouer.
La réceptionniste relève enfin les yeux.
— Mademoiselle Moreau ?
J'acquiesce.
— Monsieur Delacroix va vous recevoir.
Le nom résonne dans ma tête.
Adrien Delacroix.
Le plus jeune PDG du pays. Le visage des magazines économiques. L'homme que les journalistes décrivent comme un génie. Celui que les anciens employés surnomment... le Prédateur.
Je pensais que ce n'était qu'une exagération.
Pourtant, lorsque l'ascenseur s'ouvre au dernier étage, un silence étrange m'accueille. Pas un silence vide. Un silence discipliné.
Comme si chaque respiration avait besoin d'une autorisation.
Je traverse un immense couloir. Des œuvres d'art hors de prix. Du marbre. Des vitres immenses donnant sur toute la ville.
Tout semble construit pour rappeler à celui qui entre qu'il est insignifiant.
La secrétaire ouvre une porte.
— Monsieur Delacroix vous attend.
J'entre.
Et je comprends immédiatement pourquoi personne ne soutient son regard. Il est debout devant la baie vitrée. Grand. Immobile. Les mains croisées dans le dos.
Son costume anthracite épouse parfaitement sa silhouette, mais ce n'est pas ce qui attire l'attention.
Ce sont ses yeux. Ils ne me détaillent pas. Ils m'analysent. Comme un problème qu'il suffira de résoudre. Comme si chaque battement de mon cœur était déjà inscrit dans un dossier posé sur son bureau.
— Asseyez-vous.
Sa voix est calme. Trop calme.
Je m'exécute.
Il ne consulte même pas mon CV. Il le connaît déjà.
— Vous avez obtenu votre master avec les félicitations du jury.
Je hoche la tête.
— Vous avez travaillé de nuit pendant vos études.
Oui.
— Vous donnez de l'argent à votre mère tous les mois.
Mon ventre se noue.
Je ne l'ai écrit nulle part.
Il relève enfin les yeux vers moi.
— Je me trompe ?
— Non.
Un long silence. Volontaire. Il veut que je parle. Je refuse. Alors il sourit. Un sourire sans chaleur.
— Les gens pensent qu'un entretien consiste à répondre aux questions.
Il fait quelques pas.
— Ils oublient qu'il consiste surtout à révéler ce qu'ils cherchent à cacher.
Je serre les doigts sur mon dossier.
— Vous connaissez beaucoup de choses sur moi.
— Pas encore assez.
Cette réponse me glace.
Il contourne lentement son bureau. Chaque mouvement semble calculé.
— Pourquoi voulez-vous travailler ici ?
Les réponses apprises disparaissent. Je pourrais parler de carrière. D'ambition. D'opportunités. À quoi bon ? Il verrait immédiatement que je mens.
— Parce que j'ai besoin d'argent.
Son regard ne change pas.
— Enfin une réponse honnête.
Je déteste déjà cet homme. Et pourtant une partie de moi éprouve le besoin absurde qu'il continue de me regarder. Comme si toute son attention possédait un poids. Il ouvre un dossier noir. Mon nom apparaît sur la couverture. Il tourne une page. Puis une autre.
— Votre père est parti lorsque vous aviez huit ans.
Mon souffle se bloque.
— Votre propriétaire menace de vous expulser depuis deux mois.
Comment peut-il savoir cela ?
— Votre frère entre au collège en septembre.
Je me lève brusquement.
— Qui êtes-vous exactement ?
Il ne répond pas immédiatement.
Son silence dure assez longtemps pour devenir une réponse.
— Quelqu'un qui déteste perdre.
Nos regards se croisent. Je comprends que je devrais partir. Maintenant. Avant qu'il ne soit trop tard. Pourtant, mes jambes refusent de bouger.
Parce que j'ai besoin de ce travail. Parce qu'il le sait. Parce qu'il vient de comprendre qu'il tient déjà quelque chose sur moi. Quelque chose de bien plus dangereux que mon CV. Mon désespoir.
Adrien
La plupart des candidats mentent dans les trois premières minutes. Elle a tenu presque cinq. C'est déjà remarquable.
Depuis la baie vitrée, j'observe son reflet plus souvent que son visage. Les reflets ne mentent jamais. Ils révèlent les tremblements. Les hésitations. Les peurs.
Alya Moreau cache admirablement les deux premières.
La troisième déborde de chacun de ses silences.
Ce n'est pas une faiblesse. C'est une porte. Et les portes existent pour être ouvertes.
Le dossier repose devant moi depuis une semaine. Je le connais par cœur. Ses résultats. Ses emplois. Ses dettes. Les appels de sa banque. Les retards de loyer. Les sacrifices.
Elle ignore encore que je ne recrute presque jamais.
Ce poste n'existe même pas. Je l'ai créé. Pour elle. Non parce qu'elle est la meilleure. Mais parce qu'elle possède une qualité devenue rare.
Elle refuse encore de vendre son âme. Je veux savoir combien de temps cela durera. Lorsque je lui annonce que le comité prendra sa décision dans quelques jours, je mens.
Ma décision est déjà prise. Elle reviendra. Et lorsque ce moment arrivera, je lui proposerai un contrat qu'aucune personne dans sa situation ne pourra raisonnablement refuser.
Sur le papier, ce sera une opportunité. En réalité, ce sera le premier maillon d'une chaîne dont elle ignorera encore l'existence.
Elle pense quitter cette entreprise dans quelques minutes. Elle ne sait pas qu'elle vient d'y entrer pour longtemps. Et moi, je ne laisse jamais partir ce qui m'appartient.
Alya Le petit-déjeuner aurait presque pu sembler normal. Presque. La table est immense, couverte de vaisselle blanche, de fruits, de viennoiseries et de café. Adrien est assis en face de moi. Sarah se tient à quelques mètres, silencieuse, comme si elle faisait partie des meubles. Je garde les yeux baissés. Je dois jouer. Toujours jouer. — Tu ne manges pas beaucoup. Je relève les yeux vers Adrien. — Je n’ai pas très faim. Il sourit. — Tu dois manger. Tu ne manges plus seulement pour toi. Sa main vient se poser sur la table, près de la mienne. Je regarde brièvement mon ventre. Puis je prends une bouchée. — Comme ça ? — Beaucoup mieux. Sarah s’approche pour remplir ma tasse. Nos regards se croisent une fraction de seconde. Puis elle détourne les yeux. Tout à coup, un bruit sec retentit. Un claquement. Puis un autre. Je sursaute. La porte de la salle à manger vient de se refermer brutalement. Un homme apparaît dans l’encadrement. Je ne le connais pas. Mais Adrien, lui, le co
AdrienJe la regarde dormir.Alya est allongée au milieu du lit, tournée vers la fenêtre, une main posée sur son ventre. Mon enfant. Notre enfant. Je reste quelques secondes immobile dans l’encadrement de la porte. Tout est exactement comme je l’avais imaginé.Elle est rentrée. Elle est chez moi. Elle ne se souvient de rien. Elle me croit. Je pourrais presque ressentir quelque chose qui ressemble au bonheur.Presque. Je referme doucement la porte derrière moi. Dans le couloir, Sarah passe avec un plateau entre les mains.Elle baisse immédiatement les yeux.— Où vas-tu ?— Dans la cuisine.Je la regarde.Elle porte désormais les vêtements que je lui ai donnés. Simplement habillée. Aucune trace de la femme qui me menaçait quelques jours plus tôt. Elle n’est plus une menace. Elle travaille ici. Sous mon toit. Et elle sait que la moindre désobéissance pourrait coûter cher à Léa.— Lorsque madame se réveillera, tu lui apporteras son petit-déjeuner.Sarah relève légèrement les yeux.— Madam
Adrien Je descends les escaliers sans me retourner. Je pourrais presque croire que tout est réglé. Evan ne parlera pas. Il ne parlera ni de Sarah, ni de ce qu’il sait réellement, ni de l’endroit où il a été retenu. Il ne dira rien à Alya. Parce qu’il pense que le silence est la seule manière de la protéger. Et je ne peux pas lui en vouloir. Après tout, c’est exactement ce que je lui ai appris à croire. Mon téléphone vibre dans ma poche. Je le sors. Un message de Liam. Les médecins donnent leur accord pour une sortie sous surveillance mais c’est moi son mari qui doit signer des documents. Je range mon téléphone et me dirige vers l’entrée. Ethan m’attend près de la voiture. — Tout est prêt ? — Oui, monsieur. — La maison ? — Les dernières photos viennent d’être installées. Les affaires de madame sont dans votre chambre. La chambre du bébé sera prête dans quelques jours. Je m’arrête. — Et le dossier du mariage ? — Sur votre bureau. Je hoche la tête. Parfait. Tout doit être
AdrienJe monte les escaliers lentement.Je n’ai aucune raison de me presser. Evan est réveillé. Il se souvient. Et, contrairement à Alya, il n’a pas oublié ce qui s’est passé.C’est un problème. Un problème que je dois régler avant qu’il ne devienne dangereux.Je m’arrête devant sa porte et l’ouvre sans frapper.Evan est assis sur le lit. Son visage est encore marqué par la fatigue, mais son regard, lui, est parfaitement lucide. Dès qu’il me voit, sa mâchoire se contracte.— Où est Alya ?Sa première question. Évidemment. Je referme la porte derrière moi.— Elle est à l’hôpital.Il fronce les sourcils.— Pourquoi ?Je prends quelques secondes avant de répondre. Je veux qu’il soit suffisamment inquiet pour écouter tout ce que je vais lui dire.— Elle a eu un accident.Evan se redresse brusquement.— Quel accident ?— Une voiture a percuté celle dans laquelle elle se trouvait.Je baisse légèrement les yeux.— Elle a été sérieusement touchée.— Elle est vivante ?— Oui.Il souffle, comm






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