LOGINCamille
Il m'attrape par les cheveux, doucement mais fermement, et m'attire vers son entrejambe. L'odeur de son désir monte à mes narines, et je me sens fondre.— Alors fais-le, dit-il. Montre-moi à quel point tu m'appartiens.Mes doigts se hâtent sur sa ceinture, sur le bouton de son jean, sur la fermeture éclair. Je le libère de son boxer, et son sexe se dresse devant moi, lourd, tendu, magnifique. Je le prends dans mes mains, je le caresse, j'en épouse la forme.CamilleMon ventre s'arrondit, jour après jour, comme une promesse qui prend forme, comme un fruit qui mûrit, comme une lune qui croît. La grossesse est douce, lumineuse, malgré les nausées des premières semaines et les jambes lourdes des derniers mois. Je me sens belle, pleine, vivante. Je me sens habitée par une présence qui grandit en moi, qui me transforme, qui me comble.Vincent est aux petits soins, parfois étouffant, souvent touchant. Il me suit partout, me porte les sacs, me prépare des tisanes, me regarde dormir. Il a peur, je le vois dans ses yeux, cette peur ancienne qui ressurgit, cette terreur de me perdre, de perdre le bébé, de revivre le cauchemar de la première fois. Mais il ne dit rien. Il serre les dents, il sourit, il m'entoure de sa présence protectrice, et je le laisse faire. J'ai besoin de sa protection comme il a besoin de ma force. Nous nous équilibrons, nous nous complétons, nous nous portons.Le soir, allongés dans le li
Nous nous aimons avec lenteur, avec passion, avec abandon. Il n'y a plus de domination, plus de soumission, plus de jeux. Il y a deux corps qui se fondent l'un dans l'autre, deux âmes qui se rejoignent, deux cœurs qui battent à l'unisson. Le bruit de nos corps qui se percutent emplit la chambre, ce bruit sourd et charnel qui est le plus beau des serments. Nos souffles se mêlent, nos peaux glissent l'une contre l'autre, nos doigts s'entrelacent.Et quand l'orgasme arrive, il est doux, puissant, enveloppant. Il nous emporte tous les deux, en même temps, dans une vague de plaisir pur qui nous laisse tremblants, épuisés, comblés. Je crie son nom, il crie le mien, et nos cris se mêlent dans la nuit comme une prière.Nous restons enlacés, haletants, heureux. Mon corps est marqué de ses baisers, de ses caresses, de son amour. Sa queue est encore en moi, chaude, apaisée. Nous ne disons rien. Il n'y a rien à dire. Tout a été dit, tout a été vécu, tout a été donné.
Sa voix est douce, mais je l'entends comme si elle criait. Un oui chargé d'amour, de confiance, d'éternité. Un oui qui est une offrande, un abandon, une reddition. Manon lance des pétales de roses, Chloé pleure, les amis applaudissent. Je prends Camille dans mes bras, je l'embrasse, et le monde entier disparaît.Ses lèvres sont douces sous les miennes, son corps est chaud contre le mien, et je sens son cœur qui bat à tout rompre. Je l'embrasse longuement, passionnément, devant tout le monde, sans honte, sans retenue. Parce que je l'aime. Parce que je veux que tout le monde le sache. Parce que ce baiser est une proclamation, une revendication, une célébration.— Je t'aime, madame Delcourt, murmuré-je contre ses lèvres.— Je t'aime, monsieur Delcourt, répond-elle en souriant.Nous sortons de la mairie sous une pluie de pétales et de confettis. Manon saute dans nos bras, rit, crie, tourne sur elle-même jusqu'à tomber de vertige. Chloé nous embrasse,
Il glisse la bague à mon doigt, et elle s'ajuste parfaitement, comme si elle avait toujours été là, comme si elle m'attendait depuis le premier jour, depuis la première larme, depuis le premier regard. Puis il prend mon visage entre ses mains, essuie mes larmes de ses pouces avec une tendresse infinie, et m'embrasse. Un baiser long, profond, tendre. Un baiser de fiançailles, de promesses, d'éternité. Un baiser qui scelle notre destin, qui unit nos âmes, qui efface les dernières traces de nos souffrances.— Je t'aime, murmure-t-il contre mes lèvres.— Je t'aime aussi. Pour toujours.Nous restons agenouillés dans l'herbe, enlacés, sous les lanternes et les étoiles. Le monde entier a disparu. Il n'y a plus que lui, que moi, que cet amour immense qui nous unit, que cette certitude absolue d'être à notre place, enfin, après tant de larmes et de combats. Et je sais, dans cet instant parfait, suspendu entre le crépuscule et la nuit, que je viens de dire oui à la
Camille Il m'a demandé de mettre une robe blanche. Pas de rouge, pas de noir, pas de ces couleurs de guerre ou de deuil qui ont marqué notre histoire, qui ont teinté nos premiers mois de cette tension électrique et douloureuse. Du blanc. La couleur des commencements, des promesses, des aubes neuves, des pages vierges. La couleur de ce que nous allons devenir, de ce que nous sommes déjà, de ce que nous n'osions plus espérer. Je n'ai pas posé de questions. J'ai obéi, comme j'ai appris à le faire, comme j'aime le faire quand c'est lui qui ordonne, quand sa voix prend cette inflexion grave qui me fait frissonner. Mais ce matin, il y avait quelque chose de différent. Dans sa voix, dans ses gestes, dans la façon dont ses doigts tremblaient légèrement en ajustant le col de ma robe. Une gravité, une émotion contenue, une nervosité que je ne lui connaissais pas. Lui, l'homme qui ne tremble jamais, l'homme qui ordonne, qui domine, qui possède. Il tremblait. Et ce
Sa voix est ferme, impérieuse. J'obéis, lentement, sans la quitter des yeux. Elle me regarde, et je vois son désir se mêler à sa colère. Quand je suis nu, elle m'attache au lit, les bras au-dessus de la tête, la ceinture serrée autour de mes poignets. Je suis à sa merci, vulnérable, offert. Elle s'assoit à califourchon sur moi, ses cuisses de part et d'autre de mes hanches. Elle est encore habillée, sa robe relevée sur ses cuisses, sa culotte en dentelle contre mon ventre. Elle se penche vers moi, pose ses lèvres sur mon oreille, et murmure : — Tu veux un enfant avec moi, Vincent ? — Je… Elle pose un doigt sur mes lèvres, me fait taire. Elle descend le long de mon corps, ses lèvres effleurent mon torse, mon ventre, s'arrêtent sur ma queue. Elle la prend dans sa main, doucement, et elle commence à me caresser. Lentement. Méthodiquement. Chaque geste est une torture délicieuse. — Tu veux un enfa







