LOGINPOV de Knox
Les choses ont basculé trop vite après que je lui ai demandé de sortir de ma chambre. Elle était plus attirante quand elle avait peur et qu’elle était en colère. Malheureusement pour elle, j’adorais la voir dans cet état, du moins jusqu’à la fin de ses tests. Mon bras droit m’a informé de la réunion de mon père avec l’avocat. Je ne savais pas exactement de quoi ils avaient parlé, mais j’avais absolument besoin de faire remettre les biens de ma défunte mère à mon nom le plus rapidement possible. Aller voir le même avocat maintenant était inutile puisqu’il avait réussi à le convaincre de modifier le testament de ma mère. Il ne restait donc qu’une seule option : utiliser sa faiblesse contre lui pour conclure un marché. En repensant à Yvette, à ses traits parfaitement sculptés et à la façon dont tout son corps avait fondu si tôt sous mon toucher, je savais qu’elle était exactement ça — l’avantage dans ce marché. Ce à quoi je ne m’attendais pas, c’était d’entendre des conditions aussi viles sortir de ses lèvres. Ne m’avait-il pas assez puni ? N’était-il pas fatigué de me faire assister à ses péchés immondes et à ses violations contre les femmes ? Bien sûr, j’avais prévu d’utiliser Yvette comme outil de vengeance. La baiser comme il avait baisé ces femmes sans une once de compassion ni d’engagement, puis faire croire au monde que c’était lui le responsable. Son image immaculée n’était que pour le public parce qu’en réalité, il était bel et bien un fou abject. Je ne le voulais pas comme ça. « Le deal est conclu », dis-je à contrecœur après avoir tourné mon fauteuil dans leur direction. Son sourire s’élargit tandis qu’Yvette se figeait complètement. Quelque chose en moi se modifia quand elle cessa de croiser mon regard. Je ne pouvais pas dire exactement quoi, mais je voulais que ça s’arrête. C’était mauvais. « Tu l’as entendu, Dove », baissa-t-il la voix, « Le deal est conclu », murmura-t-il cette fois en traçant la ligne de sa mâchoire. Elle déglutit. Je ne pouvais m’empêcher de la fixer alors qu’elle était à genoux, les cheveux attachés en chignon et les lèvres légèrement entrouvertes. Je ne pouvais regarder nulle part ailleurs, et tout comme moi, elle ne détachait pas son regard du mien. Quelque chose clochait. La supplication dans ses yeux avait disparu, tout comme la colère et la haine. En fait, il n’y avait plus rien que je puisse déchiffrer. Elle enroula lentement sa bouche autour du bout de la bite de mon père tout en caressant le reste. « Voilà, Dove », ricana-t-il en tirant sa tête pour qu’elle en prenne davantage. Il grogna. Elle remplaça ses mains par sa bouche, prenant toute sa longueur dans sa gorge et mon père ? Eh bien, ce geste suffit à libérer sa bête. Il poussa et ressortit brutalement de sa bouche tandis qu’elle s’accrochait à sa cuisse comme à sa vie. « Vas-y vas-y vas-y… putain… oui ! » gémit-il. Ses cheveux étaient déjà défaits et je la voyais lutter pour respirer. La bête s’en fichait, cependant. Ça touchait une corde sensible, alors je serrai le poing assez fort pour enfoncer mes ongles dans ma propre chair. C’était la seule façon de m’empêcher de punir ses instincts sauvages chaque fois qu’il me forçait à le regarder baiser. J’ajustai la manche de ma chemise pour vérifier l’heure. Parfait. Je levai les yeux au ciel en pensant à la durée de mon séjour ici. Il se retira de sa bouche puis, à une vitesse folle, frotta sa bite jusqu’à ce que son sperme recouvre tout son visage. Pourtant, elle ne détachait toujours pas son regard de moi. Je voyais clairement les larmes couler de ses yeux ainsi que ses lèvres trembler. Pour la première fois depuis des années, j’éprouvai de la pitié pour une femme autre que ma mère, et pour la première fois, je songeai à laisser mon père voir les démons que ses plaisirs immondes avaient élevés en moi. C’était la seule façon de m’assurer que le dur labeur de ma mère ne parte pas en fumée après sa mort, et la toute première étape pour y parvenir était de tout récupérer sous mon contrôle. Je n’allais pas— « Regarde-moi ! » aboya-t-il en la giflant violemment. S’il y avait encore une pensée qu’il faisait tout ça pour s’amuser, cette seule action prouvait le contraire. Il faisait ça pour me punir et le fait que je ne réagisse pas le faisait perdre encore plus le contrôle. « Tu suces comme une salope, Dove. Dis-moi, » il étala lentement le sperme sur tout son visage jusqu’à ses lèvres. « Comment puis-je te récompenser ? » Sa voix était basse et invitante, malgré la gifle qu’il venait de lui donner. Je laissai échapper un grognement sourd qui le fit tourner brusquement son attention vers moi. D’abord, il y eut de la curiosité dans ses yeux, puis de l’amusement. « Quoi ? » faillit-il ricaner. « Quoi ? » répétai-je entre mes dents serrées. « Tu tiens à elle maintenant ? » Il ne put cacher sa surprise. « Je veux dire, si c’est le cas, ta mère serait sûrement très déçue de voir que tu as déjà commencé à partager son amour. D’un autre côté, ça veut dire que je vais prendre un plaisir fou à la détruire… » il s’interrompit puis enfonça ses doigts gluants dans sa bouche. « La chatte, pas vrai ? » Ses mots me firent l’effet d’une gifle, au point que tout mon être brûlait de réagir. Yvette, quant à elle, s’écarta brusquement de lui. « J’ai des endroits importants où être, là tout de suite. Finis tes conneries et libère mon temps. » « Très bien alors », ricana-t-il avant de reporter son attention sur Yvette, qui secouait la tête en signe de refus. « Allonge-toi sur le dos et écarte les jambes pour moi », l’entendis-je ordonner. Soudain, l’air devint plus lourd et tout sens de la moralité commença à se brouiller. Je tapai du pied de façon répétée pour me distraire, refusant de lever les yeux. Pour lui donner la satisfaction que ce qu’il faisait m’affectait et pour paraître vulnérable aux yeux d’Yvette. J’entendis ses pas avant le bruit d’objets tombant du bureau. Allait-il vraiment enfoncer sa bite dans sa chatte ?? Ugh ! Bien sûr qu’il allait le faire. Je le savais. C’était l’essence même de l’avoir amenée ici, alors pourquoi est-ce que je respirais soudainement si fort et que je transpirais ? « On y est presque », murmurai-je pour moi-même. « Est-ce que j’ai entendu quelque chose ? » Sa voix moqueuse me parvint de loin, mais je ne m’arrêtai pas. Je continuai à répéter ces mots dans ma tête tandis que des images d’Yvette tremblant sous moi envahissaient mon esprit. Ses respirations saccadées et ses gémissements… Qu’est-ce qui m’arrivait ?? « S’il vous plaît, Monsieur Christopher », la voix d’Yvette finit par se briser après ce long silence. « Tout sauf ça », sanglota-t-elle, luttant désespérément entre la décence et le besoin urgent de sauver sa mère. « Chuuut… » Je jetai un coup d’œil sur le côté et le vis se positionner entre les jambes d’Yvette. « Tu ne connaîtras plus jamais meilleure expérience après— » « Ça suffit ! » explosai-je en me levant d’un bond. « Rassieds-toi, mon garçon », menaça-t-il. Je l’ignorai complètement tout en aidant Yvette à descendre de son bureau. « Je te parle, Knox ! » aboya-t-il. « C’est ta seule chance de récupérer tout ce qui est mentionné dans le testament de ta mère. » Je l’ignorai. « Tu viens de violer une condition essentielle de ce marché, Knox. Ne me dis pas que tu as des sentiments pour cette salope— » Je le giflai deux fois plus fort qu’il n’avait giflé Yvette un peu plus tôt avant qu’il ne puisse finir sa phrase. « Tu ne l’appelleras plus jamais salope et tu ne poseras plus jamais le moindre putain de doigt sur elle », dis-je d’une voix basse tandis que mes yeux imprimaient la gravité de mes paroles dans les siens. Bordel ! Je ne pouvais pas rester ici une minute de plus sans faire quelque chose de stupide, alors je tirai Yvette par le poignet avant qu’il ne se reprenne. « Tu oses lever la main sur moi à cause d’elle ? » Sa voix était un mélange de choc, d’embarras et d’une colère dangereusement profonde. Je sentis Yvette se tendre. « Je vais te le faire payer très cher, Knox. Luther. » Je ricanai sans prononcer un mot. S’il savait à quel point j’avais envie de le dévorer sur-le-champ. « Touche-la encore une fois, et on verra qui paiera vraiment. »POV d’YvetteIl y avait certaines questions qui n’exigeaient pas de réponses, pour un tas de raisons. Parfois parce que l’ignorance valait mieux que d’affronter la vérité. C’est pourquoi, quand il a demandé, j’ai fait semblant de ne pas entendre et l’ai laissé m’embrasser à la place.Il m’a laissée continuer à me frotter contre lui avec une pression intense. Cette pression précise qui naissait du désir d’appeler ça de l’amour. Du désir de lui dire à quel point ça me briserait de ne plus le revoir. De ne plus pouvoir l’embrasser bientôt, ou de passer d’un état froid et détaché à celui de désir et de protection.Je voulais pouvoir lui dire tout ça et bien plus. Que j’avais brisé les termes du marché bien avant d’en arriver là et que, aussi horrible que ça puisse paraître, j’étais désespérément amoureuse de lui.Ses doigts ont tracé la ligne de ma taille puis sont remontés jusqu’à la nuque pour me maintenir en place.« Tu ne penses pas que ça l’est ? » a-t-il demandé après s’être écarté,
POV d’YvetteJ’étais montée dans la voiture sans savoir qu’Evelyn avait persisté même après avoir été renvoyée. Elle s’était habillée d’une façon qui disait clairement qu’elle ne voulait pas se faire repérer, alors quand Mira et le chauffeur sont montés avec le cadre terminé, je ne m’attendais pas à ce que l’une ou l’autre me parle d’elle.« Je suis tombée sur elle en sortant du magasin et… »« Et ? »« Je ne sais pas… elle n’a rien dit. Elle s’est juste enfuie », fit-elle en haussant les épaules.Le chauffeur était l’un des hommes de Knox et, bien sûr, dire que je l’avais croisée signifiait aussi que ce n’était qu’une question de temps avant que Knox le découvre lui aussi.« Tu penses qu’elle est venue me chercher, ou Knox ? »« J’en doute », soupirai-je. « On est loin de la maison, et si elle voulait trouver l’un de nous, elle saurait où nous chercher », expliquai-je en lui prenant le tableau des mains. « Vous avez fait du bon travail, les gars », souris-je en caressant la texture d
POV de Knox « Tu as lu le mail que je t’ai envoyé ? Tu risques d’avoir un nouveau set de partenaires au boulot maintenant », annonça Dave en montant dans la voiture. « Pourquoi tu dis ça ? » « Tu n’as pas suivi, hein ? Un paquet de partenaires sont en train de rompre leur association avec Christopher. » « Et tu penses qu’ils vont venir chez moi ? » Je ricanai, tournant le volant à gauche en quittant le portail principal. « Qu’ils quittent Christopher prouve seulement qu’ils ont un peu de bon sens, et ça, pour moi, c’est un soulagement. Au moins, quelqu’un a enfin réagi comme il fallait face à lui. Mais qu’ils viennent me voir… » « Qu’est-ce qui cloche là-dedans ? Tu penses qu’il pourrait y avoir des espions parmi eux ? » « Je pense juste qu’il vaut mieux nettoyer un espace à fond après avoir sorti les ordures. » « Hmmm… » Il s’enfonça un peu plus dans le siège en cuir à côté de m
POV d’YvetteUne vérité sur ces derniers jours, c’est que chacun d’eux a fait tomber un mur entre nous. Il l’a changé, lui, tout comme ce que je croyais vrai et ce que je ne croyais pas.Je n’arrivais pas à m’habituer à l’intensité de ses regards parce que, exactement comme il l’avait décrit, il observait même le moindre de mes gestes. Pour ne pas rendre la situation insupportablement gênante, j’ai dit que j’avais sommeil et que je continuerais demain.Je me suis réveillée pour découvrir que le tableau de la cascade sur lequel je travaillais avait déjà été terminé par lui.« Je n’ai pas pu résister à y toucher », a-t-il dit en se grattant la nuque.« C’est tellement beau ! » me suis-je exclamée en m’approchant de la toile pour en étudier les détails. « C’est vraiment beau. »« J’aurais dû attendre que tu le finisses puisque c’est toi qui l’avais commencé… »« Mais tu l’as fait », ai-je souligné. « Et il est magnifique. »« Mais tu voulais peindre. Tu l’avais choisi pour le terminer. »
POV de KnoxJe l’observais de près depuis qu’elle était entrée dans ma chambre. Pour être honnête, sa curiosité m’avait énervé jusqu’à ce que je réalise que je n’avais jamais vraiment tout appris sur elle, sauf le fait qu’elle me rappelait ma mère de façons très terribles.J’ai regardé ses doigts se recroqueviller involontairement pendant que je parlais d’Evelyn. Je n’arrivais toujours pas à croire qu’elle éprouvait de la pitié pour ces idiots alors même qu’elle savait ce qu’ils avaient fait.« D’accord, alors », a-t-elle finalement réussi à dire. « Fais juste attention. »J’ai hoché la tête sans détacher mon regard du sien.« Yvette. »« Oui ? »« Tu ressens vraiment de la pitié pour eux ? »Elle a détourné les yeux, clignant plus rapidement qu’avant. C’était toute la réponse dont j’avais besoin pour savoir ce qui traversait son esprit — la même empathie qui avait ruiné ma mère.« Je suis désolée », a-t-elle murmuré.« Parle-moi de toi », ai-je demandé quand l’envie soudaine de savoi
POV d’YvetteJ’ai attendu qu’il fasse nuit avant d’aller voir Knox. J’espérais qu’il se soit un peu détendu de tout ce qui s’était passé aujourd’hui.« Tu avais l’air pressée quand tu as appelé. Je ne pensais pas que tu mettrais aussi longtemps à arriver », a-t-il dit après que j’aie fermé la porte derrière moi.Sa chambre était faiblement éclairée comme toujours et rangée. Elle ne sentait pas l’alcool et son bureau était propre. Cette vue m’a soulagée.Il n’était ni ivre ni en colère.« J’ai pensé que tu avais eu une longue journée et je voulais m’assurer que tu étais dans le bon état d’esprit pour voir quelqu’un. »« Tu veux sortir un peu ? » a-t-il demandé à brûle-pourpoint, en plongeant son regard dans le mien avec de subtiles traces d’excitation.J’ai hoché la tête, pas sûre de comment sonnerait un non.Il m’a saisie par le poignet et a pris le chemin du garage. Pendant qu’il conduisait, j’ai rangé mes pensées et aligné les questions que je voulais poser pour n’en oublier aucune







