Vendue au Don

Vendue au Don

last updateLast Updated : 2026-10-01
By:  Edi BeckertUpdated just now
Language: French
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Don Antonio en a assez de repousser le mariage. Cependant, il a succédé à Don Pablo, son père, et doit choisir une vierge pour sa cérémonie. Il souffre de trouble bipolaire et adopte parfois même une autre personnalité. Se sentant sous pression de la part du conseil et de sa famille, il choisit une épouse bien loin de toutes les attentes de la mafia italienne : celle qui venait récupérer les déchets recyclables de sa maison tous les vendredis. Fabiana est une récupératrice de matériaux recyclables que son oncle a trompée pour qu’elle s’installe avec lui à Rome. Il l’a privée de tout contact avec sa famille au Brésil, l’a forcée à travailler dur et l’a même agressée. Alors qu’elle pensait que sa situation ne pouvait pas empirer, son oncle la vend à Don Antonio. Dès le lendemain, elle commence à tomber amoureuse du jardinier voisin, doux et romantique, totalement différent de l’homme possessif et égoïste qui l’a achetée. Elle tente d’échapper à sa réalité en se jetant dans les bras de son séduisant voisin, mais découvre alors que le jardinier et l’homme auquel elle a été vendue ont bien plus en commun qu’elle ne l’imaginait... « Qui êtes-vous ? Vous n’étiez pas qu’un simple jardinier ? » demanda-t-elle. « Je peux être tout ce que tu veux, ragazza ! »

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Chapter 1

1

CHAPITRE 1

Don Antonio Strondda

Je me massai une partie du sourcil jusqu’au reste du front du bout des doigts. Cette conversation m’énervait complètement, je ne pourrais pas le supporter longtemps.

C’était le matin, et je l’avais déjà reçu dans la forteresse, où je sirotais mon whisky… si je perds le contrôle, on s’en occupera sur place.

Nous avons attendu autant que nous le pouvions, Don… mais malheureusement ton père t’a livré pour toujours, et nous n’espérions qu’il emmène ta mère en voyage, il l’aime trop pour la laisser souffrir dans cette situation ! — dit l’oncle Hélio, et il s’assoit face à moi. Bien que je le respecte beaucoup pour avoir été marié à la sœur de ma mère et avoir été le consigliere de mon père pendant tant d’années, j’étais trop en colère pour me retenir. Dans un élan, je me levai de la chaise, sortis mon Taurus G2, calibre 9 mm, et l’armai.

DE QUOI TU PARLES, PUTAIN ? JE NE VAIS PAS ME MARIER, JE VAIS DEVOIR TE MONTRER COMMENT JE RÈGLE LES CHOSES ? — criai-je, me levant et lui collant l’arme contre la tête. Autant que je te considère, je ne m’abaisse devant personne, c’est comme ça que ça marche avec moi.

CALME-TOI, ANTONY ! JE SAIS TRÈS BIEN COMMENT RÉGLER LES CHOSES, J’AI PLUS D’EXPÉRIENCE QUE TOI ! — J’entendis le son de la détente de son 357 contre ma tête… lui aussi est bon avec une arme, nous étions à égalité. Son regard était de désapprobation, sa respiration accélérée et, en m’éloignant, je me rendis compte que son pistolet continuait de me viser.

Je me rassis, même si j’avais les dents serrées et une expression terrible sur le visage.

Oncle ! — Je fis une pause et frappai le verre de whisky contre la table, le brisant presque. — C’est juste que personne ne peut me dire ce que je dois faire !

Je te comprends aussi, Antonio ! Je t’appelle par ton prénom parce que je t’ai vu grandir, tu es comme un fils pour moi ! — Il se leva et posa les mains sur ma table dans la forteresse. Je connaissais bien ce regard, ce n’était pas de la compréhension, lui aussi en avait assez.

Alors, débarrasse-toi de lui ! — Je frappai la table de la main, mais il haussa les épaules.

Impossible. Tu connais les règles, et ta mère t’en a déjà privé de trop que tu aurais dû suivre, fuir les entraînements et les mariages. Mais maintenant, il n’y a plus rien à faire ! Je viens t’informer que le conseil est présent, ils t’attendent dans ta chambre, avec deux belles filles vierges de la haute société qui jouissent d’une bonne réputation. — Je me levai furieux, lui tournai le dos, projetai mon verre contre le mur, et mon oncle ne broncha pas, il me connaît assez bien.

Quelle absurdité ! Il n’y a pas une seule femme qui ait attiré mon attention ici à Rome, et souvent j’ai même pensé à renoncer à être le nouveau Don ! — Je marche d’un côté à l’autre, me passant les mains sur les yeux et les cheveux.

Ils t’attendent, il n’y a pas d’échappatoire ! — Je m’étire pour libérer mon corps de la tension et je lui fais face.

Que diable, j’en choisis une et je vais me faire foutre ! — J’abandonnai d’essayer.

Je pris mon manteau noir, boutonnai tous les boutons, mis un béret et des lunettes de soleil.

Avec le Taurus à la ceinture, je marchai sans regarder autour de moi, mon objectif était de résoudre ce problème, coûte que coûte.

Quand j’arrivai au salon, je me rendis compte que ces femmes ne me plairaient jamais comme épouse. Ce vieux de la corporation mafieuse commença à me presser, en plus de me regarder, se sentant satisfait de m’avoir acculé. Je tapotai l’assiette du bout des doigts, inquiet, le figlio de puttana était en train de réussir à anéantir mon sourire.

Vous avez déjà décidé, Don ? — osa-t-il me demander, et cela suffit… Je lui adressai un sourire satisfait, avant de prononcer les dernières paroles qu’il entendrait de sa vie….

Je suis le Don ! Personne ne me dit ce que je dois faire et ne vit pour le raconter. — Je regardai directement ces odieux yeux noirs et en quelques secondes je sortis mon 9 mm et tirai à bout portant sur ce petit bâtard. — Que cela serve d’exemple à quiconque pense le contraire. — Je nettoyai l’arme avec la veste avant de regarder à nouveau autour de moi et de passer par-dessus le corps étendu au sol.

Je regardai d’un côté puis de l’autre, il serait difficile de choisir entre des femmes si superficielles, je ne choisirais pas. Alors mes yeux rencontrèrent une femme très belle dans le jardin… elle s’enlevait quelque chose de la tête, cela semblait un long foulard, et sa longue crinière bouclée lui tombait sur les épaules.

La brune ne me vit pas, avec le silencieux elle n’avait pas dû entendre le coup de feu, mais je fis mine de m’approcher de la fenêtre pour mieux la voir. Elle sortit sur le balcon de l’entrée principale et ramassa quelques choses, cela semblait des déchets… c’étaient d’énormes sacs noirs, certains presque aussi grands qu’elle, mais elle les porta tranquillement jusqu’à la porte.

Je remarquai un homme plus âgé qui était dehors, et tirait les sacs, les mettant dans un chariot qui était accroché à une simple voiture rouge.

Elle était belle, avec une peau enviable et de magnifiques yeux verts, mais elle était mal habillée et même sale. Avec des mains délicates elle tenait les sacs, et son regard était doux.

Qui êtes-vous ? — je m’approchai d’elle et lui demandai à voix basse, explorant le terrain.

Je m’appelle Fabiana. Pardonnez-moi d’avoir fait irruption dans la maison ! — dit-elle, voulant s’en aller et me tournant le dos.

Un instant. Que faites-vous ici ? — Je la visai avec l’arme, encore à une certaine distance.

Je viens ici tous les vendredis… — elle avala sa salive, rapprochant les sacs d’elle. — Je ramasse le recyclage ! — sa voix était tremblante, son joli museau bougeait avec crainte, ça m’excita.

C’est quoi ça dehors, toi ? — je la coupai net.

C’est mon oncle, pourquoi ? — Immédiatement je la tirai par le bras vers un coin, la poussant vers la buanderie.

Qu’est-ce que tu fais ? Lâche-moi. — elle me marcha sur le pied et me donna un coup de coude dans la mâchoire, mais je la tins fermement et la saisis quand même. Je fermai la porte à clé.

Je n’ai que deux questions, réponds ! — me plaignis-je. Elle était en colère et se débattait dans mes bras, et le pire c’est que ça m’excitait. Sa respiration chaude contre moi, son désespoir et même ses cheveux lâches me frôlant attiraient mon attention. Elle me regardait en colère, mais ce visage beau et délicat m’attirait… sa bouche dessinée me paralysait tandis que je la regardais pendant des secondes, ce qui aurait été dangereux, mais elle était irrésistible.

Elle continuait d’essayer de s’éloigner de moi, et je profitai de l’occasion pour me rapprocher. Nos corps se touchaient presque et je pouvais entendre sa respiration désespérée.

Es-tu vierge ? — Je rapprochai le canon du pistolet de son visage, et elle me regarda stupéfaite, cessant presque de respirer pendant quelques secondes en sentant la peau de son cou dans ma main.

Quoi ? — haleta-t-elle et changea de visage, les pommettes rougies.

Es-tu vierge ? — Je lui ceignis la taille avec le pistolet et elle ouvrit la bouche instantanément, choquée. — RÉPONDS-MOI, PUTAIN ! — Je la secouai par les bras et criai désespérément.

JE LE SUIS ! — Elle respirait avec difficulté et me regardait fixement tandis que je la regardais.

Je considérerai la réponse. Veux-tu m’épouser ?

Non ! Je ne suis pas à vendre ! — Quelle femme bizarre… et après c’est moi qu’on considère bipolaire.

Si tu ne veux pas négocier, très bien ! Je parie que ton oncle sera intéressé ! — Je la sortis en la traînant, et tous ceux du conseil nous regardaient avec appréhension, mais j’adore regarder ces puttana figlios et voir qu’ils ne réagissent pas.

Le spectacle est terminé ! — Je la poussai dehors et vis que la gouvernante nous remettait le sac, je crois qu’il nous était tombé.

Elle ne me répondit pas, ne me donna pas de coup de pied, ni même ne dit que ce que j’avais dit était un mensonge, mais on la voyait très en colère à la porte.

J’appelai son oncle, qui était près, sans cesser de la tenir par le bras. Je lui proposai un marché pour qu’il me vende sa nièce.

Vraiment ? — Il la regarda, elle qui niait répétitivement. — Vous me donneriez un grand terrain et une machine à presser le carton ? — La demande me surprit, mais j’y avais des bénéfices, alors…

Oncle, qu’est-ce que tu fais ? — elle prit un air inquiet, joua désespérément avec ses mains et nia.

Oh bon… un mariage comme celui-ci n’avait même pas besoin de compensation… — répondit l’oncle, me laissant satisfait, elle était déjà mienne !

Non… je ne vais pas y aller… — La fille nia.

Quand elle essaya de se plaindre, je l’attirai vers moi, l’enlaçai, mis mes mains à sa taille, près de ses hanches et essayai de l’embrasser… Je fis tout ce que je pus, et elle continuait de refuser et de m’écarter.

Mon père avait l’habitude de dire certaines choses sur les femmes désagréables, maintenant je comprends ce qu’il voulait dire… — Je regardai sa bouche et la rapprochai de la mienne, elle ne voulait pas me laisser l’embrasser, mais j’obtins ce que je voulais et elle finit par me laisser l’embrasser quelques secondes, je sentis son corps se relâcher dans mes bras et sa langue rencontrer la mienne.

Alors je me baissai et arrachai une rose rouge qui rayonnait devant ma maison. — Aussi belle et aussi dangereuse que toi… ma future épouse, dame de la mafia italienne… — Je la lui tendis. — Maintenant va-t’en ! Je passerai te voir bientôt ! — elle resta paralysée à me regarder, je m’en rendis compte quand son regard se posa sur ma bouche, alors je la pris dans mes bras et nos yeux se rencontrèrent pendant quelques pas. Elle descendit sans protester, me faisant sourire à nouveau tandis qu’elle se précipitait dans la voiture.

Qu’est-ce que c’était, Antonio ? — demanda l’oncle Helio.

J’ai choisi la future madame, tu peux réserver pour samedi, demain j’arrangerai les détails !

Tu as acheté une épouse ? — il semblait incrédule.

Oui, disons qu’elle a assez attiré mon attention.

Et tu penses l’attacher le jour du mariage ? — Je m’arrêtai un moment et lui adressai un sourire, parce que j’adorais l’idée…

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