MasukCHAPITRE 68 : Épilogue - Une Nouvelle CaptivitéDeux ans s'étaient écoulés depuis la naissance d'Antonio. Deux années de paix, de rires, de nuits blanches et de joies simples. La maison au bord du lac était devenue un véritable foyer, rempli de jouets éparpillés, de dessins d'enfants accrochés au réfrigérateur, et de rires qui résonnaient du matin au soir.Camila se tenait dans la cuisine, un tablier noué autour de la taille, en train de préparer le petit-déjeuner. Eléna, maintenant âgée de trois ans, était assise sur le comptoir, ses petites jambes se balançant dans le vide, les doigts couverts de confiture.— Maman, pourquoi les fraises sont rouges ?— Parce que la nature a décidé de les rendre belles, ma chérie.— Et pourquoi Antonio il pleure tout le temps ?— Parce qu'il est petit. Il apprend à parler.— Moi je parlais pas, je criais.Camila rit, déposant un baiser sur le front de sa fille.— Tu criais très fort, c'est vrai.Antonio, justement, se manifesta depuis son parc, un cr
CHAPITRE 67 : La RéactionJames était rentré de la montagne avec une blessure à l'épaule et une fatigue profonde, mais aussi avec une paix qu'il n'avait pas ressentie depuis des années. Vargas était mort. La menace qui planait sur leur famille s'était enfin dissipée. Il pouvait rentrer chez lui, embrasser sa femme, serrer sa fille dans ses bras, et commencer à vivre.Mais il y avait autre chose. Quelque chose que Camila lui avait dit avant son départ, quelque chose qui l'avait porté pendant les jours sombres passés loin d'elle. Elle était enceinte. Un deuxième enfant. Une nouvelle vie.Il passa les premiers jours à se reposer, à soigner sa blessure, à rattraper le temps perdu avec Eléna. La petite fille avait grandi pendant son absence, avait appris de nouveaux mots, de nouveaux gestes. Elle lui souriait, tendait les bras, gazouillait. Il la serrait contre lui, les larmes aux yeux, réalisant à quel point il avait failli tout perdre.Camila, de son côté, veillait sur lui avec une tendr
CHAPITRE 66 : Le Dernier SecretEléna avait six mois lorsque Camila découvrit qu'elle était de nouveau enceinte. Une grossesse surprise, non planifiée, qui la remplit d'une joie mêlée de terreur. Elle se souvenait de l'accouchement difficile d'Eléna, des nuits sans sommeil, de l'épuisement. Mais elle se souvenait aussi de la première fois qu'elle avait tenu sa fille dans ses bras, de la vague d'amour qui l'avait submergée.Cette fois, cependant, une peur sourde s'installait en elle. Une peur qu'elle n'osait pas nommer. James serait-il heureux ? Était-il prêt pour un deuxième enfant ? Leur vie venait à peine de se stabiliser, à peine de trouver un équilibre. Et Vargas était toujours en fuite, quelque part, une menace latente qui planait sur leur bonheur.Elle garda le secret pendant des jours, observant James, guettant ses réactions, cherchant le moment propice. Mais le moment ne venait jamais. Il y avait toujours quelque chose : une affaire urgente, un appel de Toni, une nuit difficil
CHAPITRE 65 : La Nouvelle VieLe mariage eut lieu au printemps, dans la petite chapelle de la propriété. Une cérémonie intime, loin des fastes et des mondanités. Juste les proches, ceux qui avaient partagé leurs épreuves et leurs victoires. Camila portait une robe simple, en soie ivoire, et James un costume sombre. Ils se dirent oui sous les yeux de Térésa, d'Élise, de Toni, et de Maïa, venue spécialement pour l'occasion.Quand ils s'embrassèrent, Camila sentit une paix profonde l'envahir. Ce baiser scellait bien plus qu'une union. Il scellait une promesse de reconstruire, de pardonner, d'aimer malgré tout.Les mois qui suivirent furent consacrés à leur nouvelle vie. Ils quittèrent la grande demeure pour une maison plus petite, nichée au bord d'un lac. Une maison lumineuse, aux murs blancs et aux fenêtres immenses, où le soleil entrait à flots. Ils la meublèrent ensemble, choisissant chaque objet, chaque couleur, chaque détail. Ce fut un lent apprentissage de la vie à deux, faite de c
CHAPITRE 64 : Le RetourLa demeure n'avait jamais paru aussi accueillante. Camila franchit le seuil, et une vague de chaleur l'enveloppa, pas celle des cheminées, mais celle des visages familiers qui l'attendaient. Térésa, Élise, Toni, tous étaient là, le sourire aux lèvres, les yeux brillants. Et James, à ses côtés, sa main dans la sienne, comme s'il craignait qu'elle ne s'envole.— Bienvenue à la maison, dit Térésa en s'approchant pour l'embrasser.Camila la serra contre elle, les larmes aux yeux.— Merci, Térésa. Merci d'avoir veillé sur lui pendant mon absence.— C'était la moindre des choses, dit Térésa en souriant. Et puis, il est insupportable quand tu n'es pas là.James protesta, mais Camila rit, un rire léger, libérateur.— Je vois que tu n'as pas changé, Térésa.— Jamais.Élise s'approcha à son tour, un peu timide.— Camila, je suis si heureuse de te revoir. J'espère que tu ne m'en veux pas trop.Camila la prit dans ses bras.— Je ne t'en veux pas, Élise. Tu as fait des erre
CHAPITRE 63 : La SolitudeL'absence de Camila avait laissé un vide béant dans la demeure. James errait dans les couloirs comme une âme en peine, incapable de trouver le sommeil, incapable de se concentrer. Chaque pièce lui rappelait Camila. La bibliothèque où elle aimait lire, la terrasse où ils regardaient le coucher de soleil, la chambre où ils s'aimaient. Tout n'était que souvenirs, et les souvenirs le hantaient.Il passait ses journées à travailler, à gérer les affaires courantes, à traquer Vargas. Mais rien ne parvenait à combler le vide. Il avait beau essayer de se convaincre que Camila avait besoin de temps, que c'était pour son bien, il ne pouvait s'empêcher de craindre qu'elle ne revienne jamais.Il se surprenait à regarder son téléphone toutes les cinq minutes, guettant un appel, un message. Quand elle appelait, il sentait son cœur s'emballer, sa voix le ramenant à la vie. Mais les appels étaient brefs, impersonnels. Camila semblait distante, comme si elle était ailleurs.Il







