Beranda / Mafia / Celle qu'il ne devait pas aimer / CHAPITRE 14 : LA MAIN TREMBLANTE

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CHAPITRE 14 : LA MAIN TREMBLANTE

Penulis: Déesse
last update Tanggal publikasi: 2026-06-26 08:56:45

Althéa

Je ne dors pas de la nuit. Je n'essaie même pas. Assise sur mon lit, les genoux remontés contre la poitrine, je fixe la fenêtre qui donne sur la cour intérieure. La lumière de la lune découpe des ombres mouvantes sur le mur. Quelque part dans la forêt, un oiseau nocturne pousse un cri rauque. Quelque part dans le Dôme, un homme nettoie la trace de sang laissée par Pavel. Demain, il n'y paraîtra plus.

Je revois la scène en boucle. La main de Pavel sur mon épa
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    Aris La douleur me réveille avant l'aube. Une douleur sourde, familière, qui irradie depuis ma cage thoracique jusqu'à mon épaule gauche. Je connais cette douleur. C'est une vieille amie, une compagne fidèle. Elle vient quand je suis fatigué, quand je suis stressé, quand je baisse la garde. Cette nuit, elle est revenue avec une violence inaccoutumée, comme un créancier qui réclame son dû. Je m'assois dans mon lit, le torse nu, la respiration courte. La chambre est froide, malgré le feu qui couve dans la cheminée. Je regarde la fenêtre. Le jour se lève, gris, pâle, lessivé par trois jours de pluie. La forêt est un océan de brume d'où émergent les cimes noires des sapins. Je devrais me lever, m'habiller, descendre à mon bureau. Les rapports m'attendent. La guerre entre les Volkov et les Petrov a éclaté cette nuit, comme prévu. Les premiers morts sont déjà signalés. Je devrais coordonner mes troupes, surveiller les frontières, m'assurer que

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    Je m'arrête, la gorge serrée. Parler d'elle, ici, dans cette salle, devant cet homme, c'est comme la faire entrer dans ma prison. C'est comme souiller sa mémoire, son amour, son innocence. Mais en même temps, c'est la faire revivre. La sentir proche. Retrouver son odeur, sa voix, son sourire fatigué du soir quand elle rentrait de la boutique. — Continue, dit Aris d'une voix très douce. — Nous habitions une petite maison en lisière de la ville. Une maison avec un jardin, un pommier, une balançoire que ma mère avait fabriquée elle-même. Je n'avais pas beaucoup d'amis. J'étais trop sérieuse, trop solitaire. Je lisais énormément. Des romans d'aventure, surtout. Des histoires de pirates, d'explorateurs, de mondes perdus. Je rêvais de partir loin, de découvrir des choses que personne n'avait vues. Je ne pensais pas que ce serait ainsi. Je ne pensais pas que ce serait dans les ténèbres. Ma voix se brise. Je ravale mes larmes. Je ne pleurer

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    Althéa L'invitation arrive sous la forme d'un garde qui frappe à ma porte une heure avant le coucher du soleil. Pas un mot, juste un geste. Suivez-moi. Je le suis, le cœur battant, les mains moites. On me conduit à une salle que je n'ai jamais vue, une petite salle à manger privée, attenante aux appartements d'Aris. La table est dressée pour deux. Deux assiettes en porcelaine blanche, deux verres en cristal, deux couverts en argent. Des bougies brûlent dans un chandelier central, leurs flammes vacillantes projettent des ombres mouvantes sur les murs tendus de tapisseries sombres. Aris est déjà là, debout près de la fenêtre, le dos tourné. Il ne porte pas sa veste, juste une chemise noire dont les manches sont retroussées jusqu'aux coudes. Le tatouage de chaîne brisée serpente sur son avant-bras. Ses cheveux sont en désordre, comme s'il avait passé la main dedans trop de fois. Il se retourne en entendant mes pas, et ses yeux noirs m'accro

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