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Chapitre 94

Penulis: Léo
last update Terakhir Diperbarui: 2026-01-29 22:05:45

La tentative de rachat de Collen était maladroite, presque pathétique. Pour la première fois depuis des années, il se leva de son trône pour aller chercher son propre café à la machine. Le geste, destiné à montrer une humilité nouvelle, parut surtout étrange aux employés qui le virent errer dans l’open space, une tasse vide à la main, le regard fuyant.

Plus tard, il prit quelques dossiers qui nécessitaient en effet l’attention de Chantelle des contrats à vérifier, des lettres à formuler. Au lie
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  • Cent nuits au bandeau noir    Chapitre 121

    Elle ferma les yeux, posa sa tête contre son épaule. Les bras de Stéphane l'enveloppaient, chauds, solides, rassurants.Est-ce que c'est ça, aimer ? se demanda-t-elle. Ou est-ce que c'est juste ne plus vouloir être seule ?Elle chassa la question.– Bon. Il s'écarta, les yeux brillants. Maintenant que tu as décidé de me donner une chance… même si tu n'as pas encore dit « oui » officiellement…– Oui ? Elle le regarda, amusée malgré sa fatigue.– Je peux te présenter à mes parents ?Elle écarquilla les yeux.– Tes parents ?– Bien sûr ! Il était soudain tout excité, comme un enfant devant un cadeau. D'abord, on est amis depuis longtemps, mais seul mon père te connaît. Ma mère, elle n'a jamais eu l'occasion de te rencontrer en vrai. Il lui prit les mains.– Maintenant que tu es en passe de devenir ma copine, la femme que j'aime… il serait temps que je te présente officiellement à eux. À la maison familiale.Elle le regarda, un peu étourdie par la rapidité des événements.– C'est un peu

  • Cent nuits au bandeau noir    Chapitre 120

    La nuit fut interminable.Chantelle avait beau fermer les yeux, le sommeil fuyait. Chaque fois qu'elle sombrait dans les brumes de l'épuisement, le visage de Collen surgissait, défait, suppliant, ses mots résonnant en boucle :« Je peux t'épouser, toi. Si tu veux. »Elle serrait les poings sous la couverture, enfouissait son visage dans l'oreiller. Mais rien n'effaçait l'image de cet homme brisé sur son paillasson.Les larmes coulaient, silencieuses, obstinées. Elle pleurait sur lui. Sur elle. Sur ce qu'ils auraient pu être et ne seraient jamais.De l'autre côté de la ville, Collen avait cessé de lutter.Le premier verre avait brûlé sa gorge. Le deuxième avait engourdi sa colère. Le troisième avait libéré les démons.– Salaud !Son poing s'abattit sur la table basse. Le verre vide tressauta, tomba, se brisa sur le parquet. Il n'y prêta pas attention.– Imbécile ! Aveugle ! Crétin fini !Il arpentait son salon comme une bête en cage, titubant entre les meubles. Il attrapa un cadre sur

  • Cent nuits au bandeau noir    Chapitre 119

    Elle sursauta, le cœur battant. Le réveil affichait 23h47.Toc toc toc.Elle se leva d'un bond, attrapa son peignoir. Son esprit, engourdi par les larmes, s'illumina d'une lueur d'espoir absurde.Stéphane. Il est revenu. Il a oublié quelque chose, il veut vérifier que je vais bien…Elle passa ses doigts dans ses cheveux emmêlés, se frotta les yeux. Elle se passa rapidement de l'eau sur le visage, effaçant les traces de larmes. Puis elle ouvrit.La silhouette sur le palier n'était pas celle de Stéphane.Elle resta figée, la main crispée sur la poignée.– Non.Elle referma la porte d'un geste brusque. Le claquement résonna dans le couloir.– Non, s'il te plaît, Chantelle, ne ferme pas !Sa voix, à travers le bois. Cassée. Suppliante.Elle appuya son front contre la porte, les yeux fermés. Pourquoi ? Pourquoi venait-il maintenant, après tout ce temps, après tout ce mal ?– Qu'est-ce que tu fais ici, Collen ? Sa voix était dure, mais elle tremblait.– S'il te plaît. Laisse-moi entrer. Il

  • Cent nuits au bandeau noir    Chapitre 118

    La voiture roulait au ralenti dans les rues calmes du quartier. Chantelle était affaissée sur son siège, le regard perdu par la vitre, les mains posées à plat sur ses cuisses comme si elle vérifiait qu'elle existait encore.Elle poussa un long soupir. Un soupir qui venait du fond des poumons, des profondeurs de ces derniers jours de cauchemar.– Enfin.Sa voix n'était qu'un souffle.– Il a ouvert les yeux.Stéphane jeta un coup d'œil vers elle, avant de reporter son attention sur la route.– Il a enfin grandi . Il a enquêté par lui-même. Il marqua une pause. Il a fait ce qu'il aurait dû faire dès le premier jour.Chantelle ne répondit pas. Elle regardait défiler les arbres, les immeubles, les passants qui vaquaient à leurs vies normales.– Maintenant, tout est fini. La voix de Stéphane était douce, mais ferme. Tu es libre, Chantelle. Plus question de penser au groupe Wilkerson. Plus question de Collen, de Mégane, de ces gens toxiques. Plus personne. Pense à toi, maintenant. Rien qu'à

  • Cent nuits au bandeau noir    Chapitre 117

    Chantelle prit une inspiration. Ses mains étaient moites, mais sa voix ne trembla pas.– Apparemment, cher père, tu n'étais pas au courant ou tu fais semblant comme toujours. Elle le regarda droit dans les yeux.– Ferme Ta bouche si tu n'as rien d'important à dire. Tu es fier de la situation actuelle de ta sœur et tu veux envenimer les ?– Envenimer ? Les femmes venimeuses sont devant toi tout les jours. Ta femme préférée et ta fille préférée m'ont tendu un piège. Le but : m'éloigner du groupe Wilkerson, et accessoirement me faire pourrir en prison pour vol de documents confidentiels.Gérard ouvrit la bouche, mais aucun son n'en sortit.– Ça a marché à merveille, au début, continua Chantelle, la voix plus dure. Collen m'a crue coupable. La police a fouillé mon appartement. J'ai été humiliée, accusée, traînée dans la boue. Et toi ?Elle planta ses yeux dans les siens.– Toi, tu étais au courant que j'avais démissionné ? Que je ne travaillais plus chez Wilkerson ?Gérard détourna le reg

  • Cent nuits au bandeau noir    Chapitre 116

    Collen rentra chez lui à l'aube, le corps brisé, l'esprit en cendres.Il n'avait pas dormi. Les aveux de Marco Sallé résonnaient encore dans sa tête, en boucle, implacables. Il n'avait pas eu besoin de le torturer. L'homme avait parlé dès qu'il avait compris qui était en face de lui, et dans quel pétrin il s'était fourré.« Ces deux femmes, monsieur. La mère et la fille. Elles m'ont contacté pour me recommander du travail chez vous. Dernièrement elle n'ont dit de déposer un dossier chez une certaine Chantelle, et faire en sorte qu'il soit découvert. Payer : cinq mille euros, moitié à la livraison, moitié après. »« Et vous avez accepté ? »« C'est du travail propre, monsieur. Pas de violence, pas de sang. Juste poser un papier. Je ne savais pas que c'était pour piéger quelqu'un d'innocent. »« Innocent ? »« La petite, là. Chantelle. Elle est venue me voir avec un homme. Ils m'ont proposé le triple pour avouer. J'ai accepté. Mais vous savez quoi, monsieur ? »Marco avait levé les yeux

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