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CHAPITRE 78 : LA RÉVÉLATION 3

Penulis: Déesse
last update Tanggal publikasi: 2026-04-23 15:12:00

Nina

Je sors du café sans me retourner. L'air frais de la rue me frappe au visage, vivifiant, libérateur. Je respire profondément, à pleins poumons, comme si j'émergeais d'une longue plongée en apnée. Marcello est à côté de moi, silencieux, présent.

— Vous avez été parfaite, dit-il sim

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    Je démarre ma voiture, doucement, silencieusement, comme un voleur, comme un fantôme, comme l'ombre que je suis devenu. Je roule dans les rues désertes de Paris, sans but, sans direction, sans raison. Les lumières de la ville défilent, floues, irréelles, comme les décors d'un rêve dont on ne veut pas se réveiller.Je rentre chez moi, dans mon grand appartement vide et froid. Je m'assois dans le noir, dans le silence, dans le néant. Je ne pleure pas, je ne crie pas, je ne casse rien. Je reste là, immobile, prostré, anéanti.Elle est à moi. Elle a toujours été à moi.Les mots tournent en boucle dans ma tête, comme une ritournelle, comme une prière, comme une malédiction. Ils ne veulent plus rien dire, ils ne consolent plus, ils ne protègent plus. Ils ne sont plus que le constat amer de ma défaite, de ma solitude, de mon néant.Je ferme les yeux. Je voudrais dormir, oublier, disparaître. Mais le sommeil ne vient pas, l'oubli ne vient pas, la dis

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    MarcoJe les ai vus.Je les ai vus sortir du restaurant, bras dessus bras dessous, riant comme des adolescents, comme des amoureux, comme si le monde leur appartenait, comme si la vie n'était qu'une fête, qu'un jeu, qu'une promesse de bonheur éternel. Je les ai vus marcher dans les rues du Marais, lentement, paresseusement, s'arrêtant parfois pour regarder une vitrine, pour se parler à l'oreille, pour échanger un sourire complice, un regard entendu, un frôlement de mains qui en disait plus long que tous les mots, que toutes les déclarations, que toutes les promesses.Je les ai suivis, bien sûr. Caché dans l'ombre des porches, dissimulé derrière les voitures en stationnement, tapi dans l'obscurité des ruelles transversales. Je les ai suivis comme un voleur, comme un espion, comme un fantôme, comme l'ombre pathétique et misérable que je suis devenu, que j'ai toujours été, que je serai toujours.Elle était belle. Incroyablement belle. Plus

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    Je l'écoute, fascinée, captivée par sa voix grave et mélodieuse, par ses mots choisis, par ses silences habités. Il est passionnant, cultivé, drôle, sensible, tout ce que Marco n'était pas, tout ce que Marco ne sera jamais. Et pourtant, il ne cherche pas à briller, à impressionner, à dominer. Il est juste lui-même, authentique, vulnérable presque, et cette authenticité me touche plus que tous les discours brillants, toutes les démonstrations de force, toutes les séductions apprises et répétées.À mon tour, je me livre un peu. Je parle de Giulia, bien sûr, de ma fille qui est ma fierté, ma joie, ma raison de vivre. Je parle de mon métier, de ma passion pour la communication, pour les relations humaines, pour cette alchimie subtile qui transforme une image, une réputation, une perception. Je parle de mes années de silence, sans entrer dans les détails, sans évoquer Marco, les mensonges, les trahisons, les souffrances. Ce n'est pas le lieu, ce n'est pas le moment. Ce

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    Nina Deux semaines se sont écoulées depuis mon dépôt de plainte au commissariat, deux semaines étranges, suspendues, où chaque jour j'ai guetté un signe de Marco, une présence furtive dans la rue, une ombre sous ma fenêtre, un appel silencieux au milieu de la nuit. Mais rien n'est venu. Le commandant Mercier a tenu parole : il a convoqué Marco, il lui a parlé, il lui a fait comprendre que ses agissements étaient connus, répertoriés, surveillés, et que la moindre récidive lui vaudrait des poursuites pénales immédiates. Depuis, plus rien. Le silence. Un silence pesant, inquiétant, presque plus angoissant que le harcèlement lui-même, car je ne peux m'empêcher de me demander ce qu'il prépare, ce qu'il rumine dans sa solitude, ce qu'il trame dans l'ombre de son grand appartement vide. Mais la vie continue, malgré tout. La vie doit continuer. Pour Giulia, pour moi, pour notre avenir. Et la vie, aujourd'hui, prend la forme d'une nouvelle mission professionnelle, une mission importante, pr

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    NinaJe le regarde, et je vois dans ses yeux cette détermination froide et implacable qui me rassure et m'effraie à la fois. Je sais de quoi il est capable. Je sais ce qu'il est prêt à faire pour me protéger. Et je sais que si Marco va trop loin, si la loi ne suffit pas, si la justice échoue, alors Marcello prendra le relais. Avec ses méthodes. Ses propres méthodes. Celles qui ne figurent dans aucun code, dans aucune procédure, dans aucune légalité.— Merci, Marcello, dis-je simplement. Merci d'être là. Merci de veiller sur nous.Il hoche la tête, une fois, lentement, et son visage s'adoucit fugacement, laissant entrevoir derrière le masque du professionnel impassible l'ami fidèle, le protecteur dévoué, l'homme qui a promis à mon père mourant de veiller sur moi, et qui tient sa promesse, jour après jour, nuit après nuit, contre vents et marées.Nous sortons du commissariat, nous remontons dans sa voiture, nous roulons en silence vers la maison, vers Giulia, vers notre vie suspendue, m

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    NinaMon cœur se serre. J'ai rassemblé tout ce que j'avais, tout ce que je pouvais, et ce n'est pas assez. Ce n'est jamais assez. Il faut toujours plus, toujours plus de preuves, toujours plus de souffrances, toujours plus d'humiliations, pour que la justice daigne enfin s'intéresser à mon cas, pour que la loi daigne enfin me protéger, pour que la société daigne enfin reconnaître que je suis une victime, et non une coupable, une folle, une menteuse.— Que me conseillez-vous ? dis-je d'une voix faible, presque suppliante. Que dois-je faire ? Comment obtenir ces preuves supplémentaires ?Le commandant Mercier se penche en avant, pose ses coudes sur son bureau, joint ses mains sous son menton, me regarde droit dans les yeux.&

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