LOGINSynopsis Elle a vendu son avenir pour sauver l’héritage de son père. Il a acheté une épouse pour sécuriser son empire. Aucun des deux n’a lu les petites lignes. L’architecte australienne Maya Ellis est à une signature de sauver l’entreprise familiale et le projet de mangrove écologique dont elle dépend. Tout ce que cela lui coûte, c’est dix-huit mois de sa vie à faire semblant d’être l’épouse du milliardaire de Dubaï, Rafe Al-Masri. Rafe a besoin d’un mariage pour hériter de la chaîne hôtelière mondiale de sa famille. Il s’attend à un arrangement purement professionnel avec des apparitions publiques élégantes, des vies privées séparées et aucune complication. Ce à quoi il ne s’attend pas, c’est à l’addendum caché de sa grand-mère, Page 13, une clause issue d’une ancienne loi familiale exigeant que leur mariage soit consommé dans les trente jours, avec preuve à l’appui, sous peine de voir son cousin impitoyable tout lui prendre. Désormais piégés dans un penthouse dominant Dubaï, Maya et Rafe ont vingt-neuf jours pour décider quel genre de menteurs ils veulent être. Il a besoin de ses créations pour transformer sa marque. Elle a besoin de sa protection contre un rival qui veut détruire son projet. Et tandis que les mensonges se transforment peu à peu en quelque chose de réel, ils doivent déjouer une matriarche autoritaire, un héritier vindicatif et leurs propres cœurs fermés avant que le temps ne s’écoule et qu’ils ne perdent tout. Une romance contemporaine sensuelle et à enjeux élevés, où les contrats se signent dans les salles de réunion et se brisent dans les chambres. Parfait pour les amateurs de mariages de convenance, d’ennemis devenus amants et de milliardaires aux blessures cachées.
View MoreLe troisième jour, Ian prit quinze grammes. Sœur Bea le nota sur sa tablette et le dit à Maya d'une voix neutre, comme si c'était une information ordinaire. Maya posa la main sur la trappe de la couveuse et resta immobile. Quinze grammes. Le poids d'une cuillère à café de sucre. Elle sentit quelque chose se détendre dans sa poitrine, une chose qu'elle n'avait pas su nommer depuis trois jours. Elle venait deux fois par jour maintenant. Le matin à sept heures, après la visite du docteur Rao. Le soir à dix-neuf heures, quand le service changeait d'équipe. Elle avait appris le nom des infirmières. Elle avait appris à ne pas toucher les électrodes. Elle avait appris à parler bas, parce que les bruits forts faisaient sursauter son fils et que chaque sursaut lui coûtait une énergie qu'il n'avait pas. Ce matin-là, elle était seule. Rafe était parti à huit heures pour un appel avec ses avocats, dans le bureau du directeur de l'hôpi
Le lendemain matin, elle se leva.Elle avait mis vingt minutes à s'asseoir au bord du lit. Dix de plus à poser les pieds sur le sol froid. Quand elle se redressa enfin, la tête lui tourna et elle dut s'appuyer sur le bras de Rafe pour ne pas tomber. Une infirmière roula un fauteuil jusqu'à elle. Maya regarda le fauteuil, puis l'infirmière, et secoua la tête.« Je marche. »L'infirmière ne discuta pas. Elle se plaça à sa gauche, une main prête à la rattraper. Rafe se mit à sa droite. Le couloir était long, peut-être cent mètres. Elle les fit en s'arrêtant trois fois, la main à plat sur la cicatrice, la respiration courte. Chaque pas lui coûtait quelque chose. Elle ne s'arrêta pas pour autant.À l'entrée du service de néonatologie, on lui demanda de se laver les mains. Puis de mettre une blouse verte. Puis de couvrir ses cheveux. Elle enfila tout seule. Rafe fit les mêmes gestes à côté d'elle, plus vite, comme un homme qui connaissait déjà
La première chose qu'elle sentit ne fut pas la douleur. Ce fut une main.Une main chaude sous la sienne, des doigts serrés autour des siens avec une force prudente, comme si quelqu'un avait peur de serrer trop fort.Maya ouvrit les yeux sur un plafond blanc. Un néon fatigué. Une fissure dans le coin, fine comme un cheveu, qui partait du mur et s'arrêtait au milieu des dalles. Elle cligna une fois. Deux fois. Le monde revint par morceaux.Sa gorge était sèche. Elle avait dans la bouche un goût de métal et de sommeil. Une douleur sourde remontait de son bas ventre, une douleur propre, nette, qui n'appartenait pas à l'accouchement et qu'elle ne reconnut pas tout de suite. Quelque chose tirait sous son nombril. Une sonde courait le long de son bras. Un bip régulier battait à sa gauche, patient, presque rassurant.Elle bougea la tête. La lumière lui fit mal. Sur le côté, une silhouette était assise, penchée vers elle.Rafe.
Rafe n'avait pas dormi. Il n'avait pas mangé non plus. La nuit s'était étirée comme une chose molle, sans contours, ponctuée par le bip du moniteur, les pas feutrés des infirmières, et le bruit lointain des chariots dans le couloir.À cinq heures du matin, quelqu'un vint lui dire qu'il pouvait voir son fils.Il suivit une infirmière jusqu'au service de réanimation néonatale, à l'autre bout de l'hôpital. Le couloir était long, éclairé par des plafonniers blafards, et l'air y était plus frais qu'ailleurs. On lui demanda de se laver les mains au gel hydroalcoolique, puis d'enfiler une blouse verte jetable, puis de couvrir ses cheveux, puis de mettre un masque. Il obéit sans un mot, comme un homme qui exécute des gestes qu'il ne comprend pas.La salle était plongée dans une pénombre calculée. Des couveuses s'alignaient le long des murs, chacune entourée d'écrans, de tubulures, de machines qui respiraient à leur tour. Une odeur douce et clinique flott
Les retombées de la tournée médiatique furent immédiates et écrasantes. Le téléphone de Leo ne cessa de vibrer avant même qu’ils aient quitté le studio du podcast. Lorsqu’ils rentrèrent au penthouse, le paysage numérique avait déjà changé. — #AlMasriMysterySolved, annonça Leo en agitant sa tabl
Le lendemain du déjeuner avec Madame Al-Masri avait une atmosphère différente.Maya se réveilla à sept heures, ce qui lui semblait presque normal. Elle enfila des vêtements de travail — un pantalon sombre et une chemise simple — puis sortit dans le salon. Elle s’attendait à le trouver vide. Rafe pa
Maya se réveilla au son de quelqu’un frappant à sa porte.Ce n’était pas le léger coup venant du couloir. Celui-ci venait de la porte intérieure — celle verrouillée entre son aile et celle de Rafe.Elle se redressa dans son lit, le cœur battant vite. L’horloge indiquait 10 h 07. Elle avait encore d
Le premier son ne fut pas l’alarme de son téléphone. Ce fut une porte qui se fermait, quelque part de l’autre côté du penthouse. Un clic doux et net.Maya ouvrit les yeux. La pièce était baignée de la lumière grise du tout début du matin. Elle regarda l’horloge. 5 h 17.Rafe. Ce devait être lui. Qu






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