Home / Romance / Cœur Sous Contrat / CHAPITRE 49 : Premier baiser accidentel

Share

CHAPITRE 49 : Premier baiser accidentel

Author: L'encre
last update publish date: 2026-04-23 06:30:19

Sa main resta un instant sur ma clavicule. Puis il la retira.

– Je ne sais pas ce que je ferais sans vous, Léa.

– Vous feriez comme avant. Vous tiendriez seul.

– C’était une erreur.

– Peut-être.

Il recula. Il semblait hésiter, comme s’il allait dire quelque chose d’important. Mais il se contenta de hocher la tête et de disparaître dans son bureau.

Je restai là, le cœur battant. Le collier pesait contre ma peau, chaud maintenant, presque brûlant.

Je ne savais pas ce que Julien attendait de moi.
Continue to read this book for free
Scan code to download App
Locked Chapter

Latest chapter

  • Cœur Sous Contrat   CHAPITRE 160 : La jalousie de Julien

    Un soir, l’éditeur organisa une soirée de lancement. Il y avait des journalistes, des lecteurs, des libraires. Julien était à côté de moi, Élodie dans ses bras, Louis dans le sien. Nous étions une famille, debout, fière.– Mesdames, messieurs, dit l’éditeur. Je vous présente Léa Bennett, l’auteur de « Cœur sous contrat ».Les applaudissements éclatèrent. Je m’approchai du micro. Mes mains tremblaient.– Merci, dis-je. Merci d’être venus. Merci d’avoir lu mon livre. Merci d’avoir cru en notre histoire.– C’est une histoire vraie ? demanda quelqu’un dans la salle.– C’est une histoire inspirée de faits réels. Mais l’essentiel, c’est ce qu’elle raconte. L’amour. La peur. La résilience.– Et vous, vous êtes heureuse ?– Je suis plus heureuse que je ne l’ai jamais été. Parce que j’ai appris à aimer. Parce que j’ai appris à pardonner. Parce que j’ai appris à vivre.– Et votre mari ?Je regardai Julien. Il souriait.– Mon mari est l’homme le plus patient du monde. Il m’a attendue. Il m’a sou

  • Cœur Sous Contrat   CHAPITRE 159 : Le succès

    – Tes promesses…– Celle-ci, je la tiendrai.Il me regarda. Il soupira.– Fais-le, dit-il.– Tu es sûr ?– Je ne suis pas sûr. Mais je te fais confiance.– Merci, Julien.– De rien.– Ce n’est pas rien.– Je sais.Il m’embrassa.– Mais à une condition, ajouta-t-il.– Laquelle ?– On change les noms. On modifie les détails. On protège notre vie privée.– C’est ce que je voulais faire.– Alors fais-le.– Je le ferai.Je pris mon ordinateur. J’ouvris un nouveau document. Je tapai : « Il était une fois… »Puis j’effaçai.Ce n’était pas un conte de fées.C’était notre histoire.***J’écrivis le roman en six mois.Les nuits, quand les enfants dormaient. Les matins, avant qu’ils ne se réveillent. Les après-midi, pendant leurs siestes. J’écrivais partout – dans la cuisine, dans le salon, dans le jardin. Julien me regardait, parfois, souriait, ne disait rien.– Tu n’es pas curieux ? lui demandai-je.– Si. Mais je veux lire le résultat final.– Tu n’as pas peur de ce que tu vas découvrir ?– J’

  • Cœur Sous Contrat   CHAPITRE 158 : Le refus de Julien

    La lettre arriva un mardi matin, dans une enveloppe blanche, épaisse, avec le logo d’une grande maison d’édition. Je la tins un long moment dans mes mains, sans l’ouvrir. Julien était au travail. Les enfants dormaient. La maison était calme.Je déchirai l’enveloppe.« Chère Léa Bennett,Nous avons suivi votre histoire avec émotion. Le scandale, la vérité, l’amour qui a grandi malgré tout. Nous pensons que votre témoignage pourrait aider des milliers de femmes qui, comme vous, ont souffert de l’abandon, du mensonge, de la trahison.Nous aimerions vous proposer d’écrire un livre. Un livre vrai, sincère, sans fard. Racontez-nous tout. L’autel vide, le contrat, le gigolo, la rencontre avec Julien, la naissance de vos enfants. Tout.Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer, etc. »Je relus la lettre plusieurs fois. Les mots tournaient dans ma tête, refusaient de s’ordonner. Un livre. Raconter notre histoire. La livrer au monde, encore une fois.Quand Julien rentra, je la

  • Cœur Sous Contrat   CHAPITRE 157 : La vie reprend

    Louis pleurait, tétait, dormait. Élodie courait, criait, riait. La maison était pleine de bruits, de mouvements, de vie. Julien et moi étions épuisés, heureux, perdus.– On n’arrivera jamais à gérer deux enfants, disait Julien.– On gère.– On fait semblant.– Ça va durer ?– J’espère.– Jusqu’à quand ?– Jusqu’à ce qu’ils soient grands.– C’est long.– C’est court.Il souriait. Je souriais.Un soir, après avoir couché les enfants, nous nous assîmes sur le canapé, un verre de vin à la main.– Tu es heureuse ? demanda Julien.– Oui.– Vraiment ?– Vraiment. Et toi ?– Je n’ai jamais été aussi heureux.– Même avec les nuits blanches ?– Surtout avec les nuits blanches.– Même avec les couches sales ?– Surtout avec les couches sales.– Tu es bizarre.– Je suis père. C’est pire.– Pire ?– Mieux.Il rit. Je ris.– Je t’aime, Léa.– Je t’aime, Julien.– On a deux enfants.– On a tout.– On a tout.Il m’embrassa. Je me blottis contre lui.La maison était calme. Les enfants dormaient. La vi

  • Cœur Sous Contrat   CHAPITRE 156 : La famille à quatre

    Le travail fut plus court que pour Élodie. En deux heures, j’étais à dilatation complète. Le médecin arriva, les infirmières aussi.– Vous êtes prête ? demanda le médecin.– Oui.– Alors poussez.Je poussai. La douleur était immense, mais je la connaissais. Je savais qu’elle passerait. Je savais qu’au bout, il y avait la vie.– Je vois la tête, dit le médecin.– Encore un effort.Je poussai encore. Louis sortit dans un cri – son cri, pas le mien. Il hurla, les poings serrés, le visage rouge. L’infirmière le posa sur ma poitrine.– Bonjour, Louis, murmurai-je.Il ouvrit les yeux. Des yeux noisette. Les yeux de Julien.– Bonjour, Papa, dit Julien.Il pleurait. Je pleurais.Louis hurla encore. Puis il se calma. Il était là. Il était vivant. Il était en bonne santé.– Merci, dis-je au médecin.– Merci à vous, dit-il. Vous avez été formidable.– Je suis fatiguée.– Reposez-vous.L’infirmière emmena Louis pour les premiers soins. Julien resta à côté de moi, ma main dans la sienne.– On a un

  • Cœur Sous Contrat   CHAPITRE 155 : La renaissance intérieure

    Les mois passèrent. Mon ventre s’arrondit. Louis bougeait de plus en plus, la nuit surtout, quand je voulais dormir. Je ne me plaignais pas. Chaque coup était une promesse. Chaque mouvement, une vie.La thérapie avançait. Je comprenais des choses que j’avais enfouies, des blessures que j’avais cachées sous des couches de mensonges et de silence. Mon père, son départ, son absence. Ma mère, ses non-dits, ses peurs. Thomas, ses trahisons, ses humiliations.– Vous n’êtes pas responsable de l’abandon des autres, répétait Florence.– Je sais. Mais je l’ai cru.– Parce qu’on vous a fait croire que l’amour se méritait.– Et ce n’est pas le cas ?– L’amour ne se mérite pas. Il se donne. Il se reçoit. Il se choisit.– Je choisis Julien.– Et lui, il vous choisit ?– Oui.– Alors pourquoi avez-vous peur ?– Parce que je ne suis pas sûre de mériter d’être choisie.– Vous méritez d’être aimée. Pas parce que vous êtes parfaite. Parce que vous êtes vous.– C’est difficile à croire.– Ça viendra.Un

  • Cœur Sous Contrat   CHAPITRE 72 : Les photographes nous suivent

    Il sourit. Il défit sa chemise, bouton par bouton, lentement. Je le regardai faire. Son torse était musclé, bronzé, marqué par quelques cicatrices – celle de son enfance, celle de sa vie. Il n’essayait pas de les cacher. Il les offrait.– À toi, dit-il en s’approchant.Il défit ma robe, doucement.

  • Cœur Sous Contrat   CHAPITRE 71 : La vraie première fois

    À un moment, il prit ma main. Il la retourna, paume vers le ciel. Il caressa du bout des doigts les lignes de ma main, doucement, lentement.– Qu’est-ce que tu fais ? demandai-je.– Je t’apprends à me toucher. Sans peur. Sans contrat. Sans rôle.– C’est étrange, ce que tu dis.– C’est la vérité.Il

  • Cœur Sous Contrat   CHAPITRE 69 : Je ne réponds pas

    Il m’embrassa. Doucement, longuement, comme pour sceller une promesse.– Tu veux qu’on déchire le contrat ? demanda-t-il.– Pas tout de suite.– Pourquoi ?– Parce que j’aime l’avoir sous les yeux. Il me rappelle d’où on vient. Il me rappelle qu’on a survécu à nos mensonges.– Tu es étrange, dit-il

  • Cœur Sous Contrat   CHAPITRE 67 : Les confidences du grand-père

    – Parce que je t’aime, imbécile. Parce que je t’aime et que j’ai peur. Parce que tu m’as dit que ce n’était que du sexe et que ça m’a brisée.– Je sais. Je suis désolé. Je suis vraiment désolé.Il se leva, vint s’agenouiller devant moi. Il prit mes mains.– Je t’aime, Léa. Je ne veux plus mentir. J

More Chapters
Explore and read good novels for free
Free access to a vast number of good novels on GoodNovel app. Download the books you like and read anywhere & anytime.
Read books for free on the app
SCAN CODE TO READ ON APP
DMCA.com Protection Status