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CHAPITRE 66 : Je craque

Auteur: L'encre
last update Date de publication: 2026-04-28 12:08:12

Édouard hocha la tête, grave.

– C’est une peur légitime, ma chère. Mais vous êtes jeune. Et vous avez Julien.

Julien ne dit rien. Il ne me regardait pas.

– À toi, mon petit-fils, dit Édouard.

Julien piocha. Il lut la carte en silence. Son visage se crispa.

– Je ne peux pas répondre à celle-ci, dit-il.

– Pourquoi ? demanda Édouard.

– Parce que c’est trop personnel.

– C’est le jeu de la vérité. Rien n’est trop personnel.

Julien me jeta un coup d’œil. Puis il posa la carte sur la table, face visib
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    Elle imitait nos dialogues, sans les comprendre. Nous rîmes.La journée passa, rapide, joyeuse. Élodie joua avec ses cadeaux – des poupées, des livres, un tricycle. Louis la regardait, fasciné. Julien prépara le gâteau – un gâteau au chocolat, avec des bougies en forme d’étoiles.– Tu as fait un gâteau ? demandai-je.– J’ai essayé.– Il est beau.– Il est tordu.– Il est fait avec amour. C’est plus important.– Tu es gentille.– Je suis honnête.– C’est la même chose.– Non. C’est différent.Il sourit. Je souris.Le soir, nous allumâmes les bougies. Élodie était sur sa chaise, les yeux brillants. Louis était dans mes bras. Julien tenait l’appareil photo.– Tu fais un vœu, ma chérie, dis-je.– Un vœu ?– Oui. Tu fermes les yeux, tu penses à quelque chose que tu veux, et tu souffles les bougies.– Je veux quoi ?– Ce que tu veux.– Je veux un câlin.– C’est un vœu ?– C’est mon vœu.– Alors souffle.Elle souffla. Les bougies s’éteignirent. Julien prit la photo.– Bravo, ma chérie, dit-i

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  • Cœur Sous Contrat   CHAPITRE 168 : La photo souvenir

    – On devrait prendre une photo, dit Julien. – Une photo ? – Pour se souvenir. De ce jour. De cette table. De ce café. – On a des milliers de photos. – Pas de celle-ci. – Tu veux qu’on demande au serveur ? – Oui. Il appela le serveur – le même que les années précédentes, celui qui nous connaissait, qui nous souriait. – Vous pouvez nous prendre en photo ? demanda Julien. – Bien sûr. Vous voulez où ? – Ici. À notre table. Avec les tasses. – Et le décor ? – Tout. La fenêtre, la rue, les passants. – Comme un souvenir ? – Comme un commencement. Le serveur prit le téléphone de Julien. Il recula, ajusta le cadrage. – Souriez, dit-il. Nous sourîmes. Nos mains étaient sur la table, entrelacées. Nos visages étaient détendus, heureux. Le soleil entrait par la fenêtre, éclairait nos cheveux, nos yeux, nos sourires. – Parfait, dit le serveur. Je vous l’envoie ? – Oui, merci. Il nous rendit le téléphone. Julien regarda la photo. – Elle est belle, dit-il. – On est beaux. – On es

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