ログイン# Chapitre 25Lian explosa d’une voix tremblante, étouffée par la colère et hachée par son souffle court :— Pourquoi fais-tu semblant de ne pas comprendre ? Tu n’as donc pas assez de courage pour reconnaître ce que tu as fait ? Ou bien es-tu furieux parce que je viens de rejeter ton ami pour la deuxième fois ?!Jacob gronda comme une bête blessée et la repoussa si violemment qu’elle aurait chuté si Madame Camélia ne s’était pas précipitée pour la retenir avant qu’elle ne heurte le sol.La voix de Jacob éclata, chargée d’une colère incontrôlable :— Je n’ai rien fait ! Tant que tu es ma femme, je ne laisserai aucun autre homme te toucher… Qui était-ce ?!Lian le fixa longuement, les yeux encore voilés par le trouble.Un doute commença à s’insinuer en elle. Avec tout ce qu’elle savait du caractère de Jacob et de son orgueil, il était bien le dernier homme à avoir intérêt à nier s’il était réellement coupable. Ce qu’elle ignorait, c’était qu’une telle bassesse ne correspondait tout simp
# Chapitre 24Au début, Lian ne comprit pas ce que Jacob cherchait à insinuer. Ses paroles oscillaient entre l’ironie et l’accusation, et elle ne savait pas de quel côté les prendre.Puis leurs regards se croisèrent, deux secondes à peine. Elle comprit.Elle ravala sa réponse et se contenta de garder le silence, un silence lourd d’amertume. Encore une fois, il l’humiliait. Avec cette froideur qui, chez lui, n’avait rien de moins cruel que la franchise.Elle baissa les yeux, saisit sa fourchette et se mit à manger à toute vitesse, délibérément, comme si elle cherchait à devancer son propre souffle. Elle voulait finir son repas avant qu’il ne prononce d’autres paroles empoisonnées.Jacob l’observa, les sourcils légèrement froncés, incapable de dissimuler son agacement.— Pourquoi cette précipitation ? Personne ne va te voler ton assiette.Il la regarda un instant, intrigué malgré lui.Cette façon qu’elle avait de manger sans grâce, presque avec une spontanéité désordonnée, lui paraissai
## Chapitre 23Au fil des années, Lian n’avait jamais réussi à mettre de l’argent de côté. La plus grande partie de ses revenus disparaissait dans les traitements de sa mère.Et même lorsque le destin l’avait éloignée de la médecine, elle n’avait jamais laissé le désespoir gagner du terrain. Elle avait accepté d’autres emplois, travaillé sans relâche, simplement pour survivre.Pourtant, au fond d’elle, son ancien rêve n’était jamais mort.Devenir médecin militaire.Il dormait quelque part en elle, en attente d’un jour où elle pourrait enfin le réveiller.Elle croyait encore qu’un jour, elle retrouverait cet univers blanc qui lui manquait tant, cette blouse qu’elle avait aimée comme un oiseau aime ses ailes.Lorsqu’elle quitta l’hôpital, ses pensées pesaient lourd sur ses épaules. Elle prit un taxi jusqu’au manoir.À peine eut-elle franchi la porte que Camélia accourut vers elle.— Madame Gabriel, vous ne vous sentez pas bien ? Vous êtes si pâle…Lian lui adressa un faible sourire.— J
## Chapitre 22Jacob desserra brusquement sa cravate. Le geste, sec et nerveux, arracha un soupir froid à sa poitrine. Son visage s’était fermé tandis que cette nuit-là revenait, encore et encore, dans son esprit.La femme qui avait partagé ce moment avec lui semblait alors découvrir l’inconnu avec une maladresse presque enfantine. Elle ne savait pas quoi faire, avançait à tâtons, sans assurance, comme si chaque geste était nouveau.Tina, elle, avait déjà eu un homme dans sa vie.Il les avait vus de ses propres yeux. Leur façon de se toucher, leur aisance l’un avec l’autre… Rien, dans cette scène, ne ressemblait à une première fois.Adam baissa les yeux vers son carnet.— Les caméras étaient hors service cette nuit-là. Nous n’avons donc aucune preuve formelle. Il est possible que nous nous soyons trompés sur son identité. Vous auriez dû lui donner un objet, un signe distinctif… quelque chose qui aurait permis de la retrouver.Il referma son carnet.— Je vais retourner à l’hôpital et v
### Chapitre 21Adam croisa Jacob alors qu’il s’apprêtait à quitter le bureau. Il s’arrêta brièvement.— Bonsoir, monsieur Gabriel.Jacob releva les yeux. Son regard, tranchant comme une lame, suffit à faire disparaître le sourire d’Adam.— As-tu découvert quelque chose de nouveau ?Adam soupira intérieurement.*Je ne suis pas Superman, moi…*Depuis le matin, Jacob lui avait confié assez de tâches pour remplir trois journées de travail. Pourtant, il se contenta de répondre avec prudence :— Non, monsieur. J’allais justement rentrer chez moi.Il se demandait encore pourquoi son patron semblait aussi tendu lorsqu’une secrétaire entra d’un pas rapide.— Monsieur Gabriel… Mademoiselle Tina vous attend à l’accueil. Elle demande à vous voir.Adam ouvrit la bouche.— Mademoiselle Tina ? Est-ce que ce serait…Il s’interrompit.Le visage de Jacob venait de se fermer.Un silence lourd tomba sur le bureau.— Fais-la monter, Adam.— Bien, monsieur.Quelques minutes plus tard, Adam revint accompag
## Chapitre 20Dans le vaste salon, le parfum coûteux se mêlait à cette odeur de luxe soigneusement mise en scène. Tout brillait, tout semblait calculé.Samantha était installée au milieu d’un canapé moelleux, comme une reine qui se serait elle-même couronnée. Son pyjama satiné soulignait une féminité soigneusement étudiée, tandis que son sourire en disait long sur la malice qui se cachait derrière ses traits délicats.Lorsqu’elle aperçut la femme qui venait d’entrer, elle haussa les sourcils.— Mon Dieu… Lian ? Je ne m’attendais pas à te voir ici !Lian s’arrêta.Ses doigts se refermèrent lentement sur ses paumes.*Depuis quand Samantha vivait-elle dans la maison de son père alors que sa mère était encore hospitalisée ?*Son regard glissa malgré elle vers le poignet de Samantha.Un bracelet somptueux y brillait sous la lumière.Lian comprit aussitôt.Depuis que la famille avait reçu sa dot des Gabriel, beaucoup de choses avaient changé.Elle ravala l’amertume qui lui brûlait la gorge







