Mag-log inXimena J'obéis. Je m'immobilise, les bras le long du corps, les paumes contre les touches de bois, et je le laisse me pénétrer avec une lenteur atroce. Il ajuste l'angle, cherche quelque chose et quand il le trouve, quand la tête de sa queue bute contre ce point profond à l'intérieur de moi, un ré aigu jaillit du piano sous mon rein droit. Mon souffle se bloque. Le son traverse ma chair comme une décharge électrique. Il sourit. Un vrai sourire, le premier depuis des semaines, et il fredonne cette note, l'intègre à sa mélodie. Ses hanches pivotent légèrement, cherchant un autre angle, et quand il trouve, un si surgit, clair et brillant cette fois. Sa composition grandit. Les phrases s'allongent, s'enrichissent, modulent. Il me prend avec la précision d'un pianiste qui travaille un passage difficile , chaque coup de reins calculé pour extraire une note spécifique du clavier sous mon dos. Mes gémissements deviennent sa partie de voix, ses coups de reins d
XimenaLe dernier accord dissonant vibre encore dans l'air quand Valerio ralentit ses mouvements. Ses doigts desserrent leur prise dans mes cheveux, glissent le long de ma nuque, et je sens sa respiration contre mon épaule, rauque, irrégulière, comme un souffle de cuivre après un solo trop long. Il reste en moi, immobile, et la chaleur de son bassin collé contre mes fesses envoie des ondes jusqu'au sommet de mon crâne. Les cordes du piano frémissent encore sous la caisse de résonance, et chaque vibration traverse mes os, mes reins, la courbe de mes fesses plaquées contre les touches noires.— XimenaSa voix est grave, presque cassée. Il se retire lentement, et le glissement de sa queue le long de mes parois provoque un frisson qui me fait agripper les touches , un fa grave résonne, sourd et solitaire. Le vide qu'il laisse en moi palpite, ouvert, béant, et mes doigts s'enfoncent dans l'ivoire comme pour s'ancrer à quelque chose de solide.Je m
Ximena Il me regarde. Ses yeux, bruns, presque noirs dans la lumière du soir, sont fixes, intensément fixes. Ses pupilles sont dilatées, tellement dilatées que l'iris n'est plus qu'un anneau mince autour du noir. Ses lèvres sont entrouvertes, humides, gonflées par nos baisers. Je vois ses mains trembler quand elles montent pour se poser sur mes hanches. Ses pouces caressent mes os iliaques, dessinent des cercles lents sur ma peau, et chaque cercle envoie une décharge électrique directement entre mes jambes.Je déboutonne son pantalon. Le son de la ceinture qui claque, métallique, violent. Le zip. Il se soulève légèrement sous moi, tire sur le tissu, libère sa queue. Je la sens contre moi, chaude, dure, le gland qui presse contre mes lèvres, contre ma chatte trempée. Il est épais, plus épais que ce que j'imaginais, et les veines qui parcourent sa longueur pulsent contre ma chair, chaque pulsation un battement de cœur qui se transmet directement à mon clitoris.— Putain, tu es mouillée
XimenaLe salon de musique de la propriété est une pièce que je n'avais jamais vue. Il m'y conduit un après-midi, sans explication, sa main ferme sur mon poignet. Nous traversons des couloirs que je ne connaissais pas, des portes que je n'avais jamais franchies, et je sens mon cœur battre plus vite à chaque pas. La propriété est un labyrinthe de secrets, et je n'en connais qu'une infime partie. Chaque pièce nouvelle est une découverte, chaque porte ouverte une révélation. Les murs de pierre suintent l'histoire, les parquets craquent sous nos pas, et je sens les fantômes du passé qui rôdent dans chaque recoin.La porte s'ouvre sur un espace immense, baigné de lumière dorée, avec des fenêtres à meneaux qui donnent sur les collines. Le soleil de l'après-midi entre à flots, projetant des rectangles de lumière sur le parquet ancien, faisant danser la poussière dans l'air comme autant de particules d'or en suspension. Au centre trône un piano à queue noir, un Steinway ancien, dont le bois l
Ses mains trouvent mes hanches, les inclinent pour changer l'angle de sa pénétration, et je sens un plaisir nouveau, plus profond, plus intense, qui me fait voir des étoiles. Il accélère légèrement, ses coups devenant plus rudes, plus exigeants, mais jamais brutaux. Chaque poussée me fait perdre un peu plus la raison, chaque retrait me fait supplier pour plus. Je suis devenue un corps purement sensitif, un vaisseau pour son plaisir et le mien.— Ne t'arrête pas, je supplie, les larmes aux yeux. S'il te plaît, ne t'arrête pas.Il ne s'arrête pas. Il me prend, il me possède, il me marque de l'intérieur. Mais c'est une possession tendre, une revendication amoureuse. Sa bouche trouve mon cou, non pas pour mordre, mais pour embrasser. Ses doigts trouvent mon clitoris, non pas pour le pincer, mais pour le caresser. Chaque geste est mesuré, chaque contact est réfléchi. Il me fait l'amour comme s'il voulait effacer toutes les nuits de violence, toutes les étreintes de
Il se tait à nouveau, et je vois ses yeux briller de larmes qu'il retient. L'homme froid, l'homme impitoyable, l'homme qui me possède et me domine, est là, devant moi, brisé, vulnérable, offert.— La cicatrice, dit-il. Je l'ai eue en essayant de les sortir de la voiture. La portière était tordue, le métal brûlant. Je me suis coupé, mais je n'ai pas senti la douleur. Je ne sentais rien. Je voulais juste les sauver.— Et tu n'as pas pu.— Non. Ils sont morts avant que les secours n'arrivent. Ils sont morts sous mes yeux, et je n'ai rien pu faire.Je pose ma main sur sa joue, doucement, et je l'oblige à me regarder.— Ce n'était pas ta faute.— C'était ma faute. J'aurais dû être dans la voiture avec eux. J'aurais dû mourir avec eux.— Non. Tu es vivant. Tu es là. Et je suis là.Il me regarde, ses yeux noirs plongeant dans les miens, et je vois dans ce regard quelque chose que je n'y avais jamais vu. De la







