Je le regarde à la dérobée, incapable de détacher mes yeux de sa silhouette. Son dos est large, puissant, ses épaules tendant le tissu de sa veste à chaque mouvement infime. Ses mains sont glissées dans les poches de son pantalon, des mains longues, fines, aux doigts qui semblent capables de briser aussi bien que de caresser. Un détail infime, un bouton de manchette en argent gravé d'un blason que je ne reconnais pas, scintille sous la lumière tamisée de la cabine.Et puis l'ascenseur s'arrête. Les portes s'ouvrent sur un couloir de marbre, désert, silencieux. Il sort sans un regard en arrière, sans un mot, sans un signe qu'il a remarqué ma présence. Les portes se referment derrière lui, et l'ascenseur reprend sa descente.Je reste figée, le dos collé à la paroi, les jambes tremblantes. L'air qu'il a laissé derrière lui sent le cèdre, le cuir, et quelque chose d'autre, un parfum épicé, masculin, qui s'accroche à mes narines comme une signature olfactive.Je descends jusqu'au rez-de-ch
Last Updated : 2026-08-11 Read more