Se connecterChapitre 20Le silence dans la pièce semblait peser sur leurs épaules. Amaya fixait toujours l’écran. Le nom de son père apparaissait sur ce vieux rapport.COLLABORATEUR DU GROUPE VAN RENSBURG.Elle relut la ligne plusieurs fois, comme si les mots allaient finir par changer. Ils ne changèrent pas.– Mon père n’a jamais travaillé pour votre famille.Vanel ne répondit pas immédiatement.– Vous en êtes certaine ?– Il me l’aurait dit.– Peut-être qu’il n’en avait pas le droit.Amaya se tourna vers lui.– Vous êtes en train de défendre votre père ?– Non.Il marqua une pause.– J’essaie de comprendre.Reign continua de faire défiler les documents.– Il y a beaucoup de fichiers verrouillés.Amaya s’approcha.– Tu peux les ouvrir ?– Certains.– Fais-le.Reign tapa plusieurs commandes.Un mot de passe fut demandé.– Celui-ci est différent.– Essaie les dates.– Rien.Il réfléchit.– Le nom de votre père ?Reign entra le nom.ACCÈS REFUSÉ.Il essaya ensuite celui de Vanel.Même résultat.Pui
Chapitre 19Amaya relut le message une dernière fois.MAINTENANT, SAUVE VANEL.Son regard se posa immédiatement sur l’homme qui lui faisait face. Vanel avait remarqué son changement d’expression.– Qu’est-ce qu’il y a ?Elle verrouilla son téléphone.– Nous devons quitter cette pièce.– Pourquoi ?– Maintenant.Le ton de sa voix ne laissait aucune place à la discussion.Vanel se leva.– Qu’est-ce qui se passe ?– Je vous expliquerai dans le couloir.Ils sortirent du bureau.Amaya referma la porte derrière eux et regarda immédiatement les agents postés dans le couloir.– Personne n’entre dans son bureau.– Compris.Elle se tourna vers Vanel.– À partir de maintenant, vous ne restez plus seul.– C’est à cause du message ?Elle hésita.– Oui.– Ils vous ont menacée ?– Pas directement.Vanel la fixa.– Alors dites-moi ce qu’ils veulent.Amaya sortit son téléphone et lui montra l’écran.Il lut les deux messages.Son visage se ferma.– Ils savaient pour votre mère.– Oui.– Et ils savent q
Chapitre 18 Le silence dans l’entrepôt devint presque étouffant. Amaya gardait son arme braquée sur Franco. À quelques mètres, Adrian se tenait immobile. Antonella avait toujours les mains levées. Et derrière eux, Vanel semblait incapable de détacher son regard de son oncle.– Pourquoi ? demanda-t-il finalement.Adrian baissa les yeux.– Vanel…– Pourquoi es-tu vivant ?Sa voix tremblait de colère.– Pourquoi tout le monde m’a menti ?Adrian inspira profondément.– Parce que ton père voulait te protéger.Vanel eut un rire sans joie.– Me protéger ?Il fit un pas vers lui.– Il est mort !Adrian resta silencieux.– Et pendant toutes ces années, tu m’as laissé croire que tu étais mort aussi.– Je n’avais pas le choix.– Tout le monde dit ça !Vanel serra les poings.– Mon père disait qu’il n’avait pas le choix. Franco dit qu’il n’a pas le choix. Maintenant toi aussi.Amaya observa Adrian.Quelque chose dans son attitude ne correspondait pas à celle d’un homme venu simplement trahir son
Chapitre 17 Le coup de feu résonna dans le sous-sol. Pendant une fraction de seconde, personne ne bougea. Puis les lumières de secours s’allumèrent. Une faible lumière rouge envahit la pièce. Amaya balaya immédiatement les lieux du regard. Quelqu’un était au sol.– Reign !Elle se précipita vers lui. Il était étendu sur le dos, une main pressée contre son épaule. Du sang s’échappait entre ses doigts.– Je vais bien, souffla-t-il.– Tu appelles ça aller bien ?– Ce n’est qu’une égratignure.Amaya vérifia rapidement la blessure. La balle avait traversé le haut de son épaule.Il avait eu de la chance.Elle releva la tête.– Où est Adrian ?Personne ne répondit.L’homme avait disparu.Amaya se redressa.– Fermez toutes les sorties !Les agents se dispersèrent immédiatement.Vanel resta immobile quelques secondes.Son regard était fixé sur l’endroit où son oncle se trouvait quelques instants plus tôt.– Il nous a échappé.Amaya s’approcha.– Il connaissait cette résidence.– Comment ?– C
Chapitre 16La nuit avait enveloppé Johannesburg depuis plusieurs heures. Pourtant, personne ne dormait à la résidence de Vanel. Après l’enlèvement de sa mère, Amaya avait renforcé tout le dispositif de sécurité. Deux agents surveillaient l’entrée. Deux autres contrôlaient les caméras. Reign était installé dans la salle de surveillance, entouré d’écrans. Quant à Amaya, elle se tenait devant la baie vitrée du salon. Elle observait la ville sans réellement la regarder. Sa mère dormait dans une chambre située à l’étage.Pour la première fois depuis qu’elle avait commencé cette mission, Amaya avait accepté de laisser quelqu’un d’autre veiller sur elle. Mais son esprit refusait de se calmer. Franco. Son père. Et maintenant Adrian. Tout était lié.– Vous devriez dormir.La voix de Vanel la fit sortir de ses pensées.Elle se retourna.Il se tenait à quelques mètres d’elle, une tasse de café à la main.– Vous aussi.– Je n’arrive pas à dormir.– Moi non plus.Il s’approcha de la baie vitrée.Q
Chapitre 15Amaya ne bougea pas. Deux hommes venaient d’entrer derrière elle. L’un tenait une arme. L’autre referma lentement la porte métallique. Franco, lui, affichait toujours ce même sourire calme. Comme s’il contrôlait parfaitement la situation.– Vous êtes venue seule, dit-il.Amaya le fixa.– C’est ce que vous vouliez.– Exactement.Il fit quelques pas autour d’elle.– J’ai entendu beaucoup de choses sur vous.– J’imagine.– Cinq ans dans la sécurité rapprochée. Plusieurs missions à haut risque. Aucun client perdu.Il s’arrêta devant elle.– Impressionnant.Amaya ne répondit pas.Son regard parcourait discrètement la pièce.Une sortie principale.Deux fenêtres condamnées.Une porte sur la gauche.Trois hommes visibles.Mais elle savait qu’il y en avait probablement d’autres.Franco s’approcha de sa mère.– Elle est courageuse.La mère d’Amaya leva les yeux vers lui.– Ne lui faites pas de mal.– Je n’ai aucune raison de lui faire du mal.Il se retourna vers Amaya.– Tant qu’ell







