LOGINDepuis cinq ans, Amaya est l'une des meilleures gardes du corps d'une prestigieuse agence de sécurité privée en Afrique du Sud. Froide, disciplinée et redoutable sur le terrain, elle n'a qu'une seule règle : ne jamais s'attacher à ceux qu'elle protège. Lorsqu'on lui confie la sécurité de Vanel Van Rensburg, un jeune milliardaire devenu la cible de mystérieuses tentatives d'assassinat, elle sait que cette mission sera différente des autres. Intelligent, sûr de lui et peu enclin à suivre les consignes, Vanel complique son travail à chaque instant. Mais tandis que les attaques se multiplient, Amaya découvre qu'un ennemi invisible semble toujours avoir une longueur d'avance. Quelqu'un les observe. Quelqu'un connaît chacun de leurs déplacements.Au cœur d'une conspiration mêlant pouvoir, trahison et secrets, la confiance devient leur seule arme. Pourtant, le plus grand danger n'est peut-être pas celui qui les traque... Car lorsqu'un garde du corps commence à écouter son cœur, la frontière entre devoir et sentiments peut devenir mortelle.
View MoreChapitre 1 ,Une journée comme les autres
Le bruit sourd d'un coup de poing résonna dans la salle de sport. Le sac de frappe oscilla violemment avant de revenir vers la jeune femme qui lui asséna un nouveau coup, puis un autre. Son souffle restait parfaitement régulier. Aucune grimace. Aucun signe de fatigue. Il était à peine cinq heures du matin. À cette heure-là, la salle était presque vide, exactement comme elle les aimait. Elle ne venait pas ici pour discuter. Elle ne venait pas pour être remarquée. Elle venait parce que son corps devait rester plus rapide que celui de ses adversaires. Elle changea de rythme, enchaînant les coups avec une précision mécanique. Chaque mouvement semblait répété des milliers de fois. Son poignet pivota, son coude suivit, son genou frappa le sac avec suffisamment de puissance pour faire vibrer la chaîne métallique qui le retenait. Une heure plus tard, elle termina sa séance par quelques étirements.
Elle essuya la sueur qui perlait sur son front, attrapa sa bouteille d'eau et quitta les lieux sans un regard derrière elle.Dehors, Johannesburg s'éveillait lentement. Les premiers taxis sillonnaient les avenues pendant que quelques commerçants installaient leurs étals. Elle marcha tranquillement jusqu'à son immeuble. Son appartement se trouvait au troisième étage d'un bâtiment ancien, mais parfaitement entretenu. Ce n'était pas un logement luxueux, seulement un endroit où elle se sentait chez elle. À l'intérieur, tout était à sa place. Une bibliothèque occupait un pan de mur. Une petite plante verte reposait près de la fenêtre. La cuisine ouverte donnait sur un salon simple où un canapé gris faisait face à une télévision qu'elle allumait rarement. Elle posa son sac près de la porte avant de se diriger vers la salle de bain.
Quelques minutes plus tard, l'eau chaude effaçait la fatigue de son entraînement. Elle ferma les yeux. Ces quelques instants étaient souvent les seuls où elle s'autorisait à ne penser à rien. Ni au travail. Ni aux risques. Ni à demain. Lorsqu'elle ressortit, une serviette autour des épaules, elle ouvrit son armoire. Tous ses vêtements étaient soigneusement rangés. Elle choisit une chemise blanche, un pantalon noir et une veste sobre. Rien d'extravagant. Elle préférait passer inaperçue. Devant le miroir, elle attacha ses longs cheveux en une queue-de-cheval impeccable avant de vérifier sa montre. Il lui restait encore quelques minutes. Elle se dirigea vers la cuisine, prépara rapidement du café et deux tranches de pain grillé.
Son téléphone vibra. Elle sourit discrètement en voyant la photo qui apparaissait à l'écran. Sans attendre, elle lança un appel vidéo. Après deux sonneries, le visage souriant de sa mère apparut.
- Bonjour, ma chérie.
- Bonjour, maman.
- Tu es déjà debout ? demanda son père en apparaissant à son tour dans le cadre.
Elle eut un léger rire.
- À cette heure-ci, j'ai déjà terminé le sport.
-Tu ne t'arrêtes donc jamais, souffla sa mère.
- C'est devenu une habitude.
Sa mère leva les yeux au ciel avec un sourire amusé.
- Tu pourrais avoir une habitude moins fatigante.
- Comme regarder des séries toute la journée ?
- Exactement.
Son père éclata de rire.
-N'écoute pas ta mère. Si elle avait ton énergie, elle repeindrait toute la maison.
-Je t'ai entendu, lança cette dernière en lui donnant une légère tape sur l'épaule.
Le couple échangea un regard complice. Elle les observa quelques secondes sans rien dire. Chaque appel lui rappelait à quel point ils comptaient pour elle. Ils n'étaient jamais très démonstratifs. Mais leur affection se lisait dans les détails.
Sa mère demanda :
- Tu manges correctement au moins ?
- Oui.
-Tu dors suffisamment ?
- Oui.
Son père croisa les bras.
- Tu mens mal.
Elle esquissa un sourire.
- Je vais bien.
Un silence s'installa.Cette fois, ce fut son père qui reprit la parole.
- Fais attention à toi.
Sa voix était calme, mais sérieuse.
- Je fais toujours attention.
- Promets-le.
Elle hocha doucement la tête.
- Je te le promets.
Sa mère ajouta aussitôt :
- Et appelle-nous quand tu peux. Pas seulement quand tu y penses.
- D'accord.
- On t'aime.
Son sourire s'adoucit.
- Moi aussi.
L'appel prit fin. Elle resta quelques secondes à regarder l'écran devenu noir. Même après toutes ces années, ils continuaient de s'inquiéter comme lorsqu'elle était adolescente. Elle termina son café, prit les clés de son appartement et sortit. Le trajet jusqu'à son travail dura une trentaine de minutes. La circulation commençait à devenir dense. Les immeubles modernes succédaient aux vieux bâtiments de briques, tandis que les passants pressaient le pas pour rejoindre leurs bureaux. Elle gara sa voiture sur le parking souterrain de l'agence. pénétrant dans le hall, elle salua le personnel de l'accueil d'un simple signe de tête.
- Bonjour.
- Bonjour.
Les échanges étaient brefs, mais toujours polis. Elle préférait cela aux longues conversations. Son téléphone indiquait huit heures précises lorsqu'elle franchit les portiques de sécurité. Avant même qu'elle n'atteigne les ascenseurs, une voix l'interpella.
- Excusez-moi.
Elle se retourna. La secrétaire du directeur s'approchait d'un pas rapide.
- Monsieur Khumalo souhaiterait vous voir dès votre arrivée.
- Maintenant ?
- Oui.
Elle acquiesça simplement. Sans poser la moindre question. Si le directeur demandait à la voir aussi tôt, c'est qu'il y avait une raison. L'ascenseur s'arrêta au dernier étage. Le couloir était silencieux. Elle s'avança jusqu'à une imposante porte en bois sombre. Deux coups.
- Entrez.
Elle ouvrit la porte. Le directeur était debout devant la baie vitrée qui dominait la ville. Sans se retourner, il referma le dossier qu'il tenait entre les mains.
- Asseyez-vous.
Elle prit place en face de son bureau. Cette fois, il leva enfin les yeux vers elle. Son regard était plus grave qu'à l'accoutumée.
- Une mission vient de nous être confiée cette nuit.
Elle attendit la suite.
- Plusieurs de nos agents l'ont refusée.
Ce détail attira immédiatement son attention. Il était extrêmement rare qu'une mission soit rejetée.
- Pourquoi ?
Le directeur croisa les mains.
- Parce que la cible a déjà échappé à trois tentatives d'assassinat en moins de deux mois. Nos informations indiquent qu'il est constamment surveillé et que ceux qui le poursuivent disposent de moyens considérables.
Le silence retomba.
- Vous pensez que je suis la bonne personne.
- Non.
Il marqua une courte pause.
- J'en suis certain.
Il ouvrit le dossier posé devant lui avant de le faire glisser jusqu'à elle.
- À partir d'aujourd'hui, vous serez responsable de la protection rapprochée d'un jeune milliardaire.
Elle baissa les yeux sur le dossier sans encore l'ouvrir. Le directeur reprit d'une voix calme :
- J'ai besoin de la meilleure personne que possède cette agence.
Puis, pour la première fois depuis le début de leur entretien, il prononça son prénom.
- Amaya.
A SUIVRE
Chapitre 20Le silence dans la pièce semblait peser sur leurs épaules. Amaya fixait toujours l’écran. Le nom de son père apparaissait sur ce vieux rapport.COLLABORATEUR DU GROUPE VAN RENSBURG.Elle relut la ligne plusieurs fois, comme si les mots allaient finir par changer. Ils ne changèrent pas.– Mon père n’a jamais travaillé pour votre famille.Vanel ne répondit pas immédiatement.– Vous en êtes certaine ?– Il me l’aurait dit.– Peut-être qu’il n’en avait pas le droit.Amaya se tourna vers lui.– Vous êtes en train de défendre votre père ?– Non.Il marqua une pause.– J’essaie de comprendre.Reign continua de faire défiler les documents.– Il y a beaucoup de fichiers verrouillés.Amaya s’approcha.– Tu peux les ouvrir ?– Certains.– Fais-le.Reign tapa plusieurs commandes.Un mot de passe fut demandé.– Celui-ci est différent.– Essaie les dates.– Rien.Il réfléchit.– Le nom de votre père ?Reign entra le nom.ACCÈS REFUSÉ.Il essaya ensuite celui de Vanel.Même résultat.Pui
Chapitre 19Amaya relut le message une dernière fois.MAINTENANT, SAUVE VANEL.Son regard se posa immédiatement sur l’homme qui lui faisait face. Vanel avait remarqué son changement d’expression.– Qu’est-ce qu’il y a ?Elle verrouilla son téléphone.– Nous devons quitter cette pièce.– Pourquoi ?– Maintenant.Le ton de sa voix ne laissait aucune place à la discussion.Vanel se leva.– Qu’est-ce qui se passe ?– Je vous expliquerai dans le couloir.Ils sortirent du bureau.Amaya referma la porte derrière eux et regarda immédiatement les agents postés dans le couloir.– Personne n’entre dans son bureau.– Compris.Elle se tourna vers Vanel.– À partir de maintenant, vous ne restez plus seul.– C’est à cause du message ?Elle hésita.– Oui.– Ils vous ont menacée ?– Pas directement.Vanel la fixa.– Alors dites-moi ce qu’ils veulent.Amaya sortit son téléphone et lui montra l’écran.Il lut les deux messages.Son visage se ferma.– Ils savaient pour votre mère.– Oui.– Et ils savent q
Chapitre 18 Le silence dans l’entrepôt devint presque étouffant. Amaya gardait son arme braquée sur Franco. À quelques mètres, Adrian se tenait immobile. Antonella avait toujours les mains levées. Et derrière eux, Vanel semblait incapable de détacher son regard de son oncle.– Pourquoi ? demanda-t-il finalement.Adrian baissa les yeux.– Vanel…– Pourquoi es-tu vivant ?Sa voix tremblait de colère.– Pourquoi tout le monde m’a menti ?Adrian inspira profondément.– Parce que ton père voulait te protéger.Vanel eut un rire sans joie.– Me protéger ?Il fit un pas vers lui.– Il est mort !Adrian resta silencieux.– Et pendant toutes ces années, tu m’as laissé croire que tu étais mort aussi.– Je n’avais pas le choix.– Tout le monde dit ça !Vanel serra les poings.– Mon père disait qu’il n’avait pas le choix. Franco dit qu’il n’a pas le choix. Maintenant toi aussi.Amaya observa Adrian.Quelque chose dans son attitude ne correspondait pas à celle d’un homme venu simplement trahir son
Chapitre 17 Le coup de feu résonna dans le sous-sol. Pendant une fraction de seconde, personne ne bougea. Puis les lumières de secours s’allumèrent. Une faible lumière rouge envahit la pièce. Amaya balaya immédiatement les lieux du regard. Quelqu’un était au sol.– Reign !Elle se précipita vers lui. Il était étendu sur le dos, une main pressée contre son épaule. Du sang s’échappait entre ses doigts.– Je vais bien, souffla-t-il.– Tu appelles ça aller bien ?– Ce n’est qu’une égratignure.Amaya vérifia rapidement la blessure. La balle avait traversé le haut de son épaule.Il avait eu de la chance.Elle releva la tête.– Où est Adrian ?Personne ne répondit.L’homme avait disparu.Amaya se redressa.– Fermez toutes les sorties !Les agents se dispersèrent immédiatement.Vanel resta immobile quelques secondes.Son regard était fixé sur l’endroit où son oncle se trouvait quelques instants plus tôt.– Il nous a échappé.Amaya s’approcha.– Il connaissait cette résidence.– Comment ?– C






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