تسجيل الدخول3 – La première rencontre
Le lendemain matin, le ciel était d'un bleu éclatant lorsque la voiture d'Amaya s'engagea dans le quartier des affaires de Johannesburg. Les immeubles de verre dominaient les rues animées, mais un bâtiment attirait immédiatement l'attention.
Une immense tour aux façades vitrées où trônait, en lettres d'acier, le nom Van Rensburg Holdings. Amaya ralentit en approchant de l'entrée principale.Avant même de sortir de son véhicule, son regard parcourut les alentours. Deux agents de sécurité étaient postés devant les portes automatiques.Des caméras couvraient chaque angle du parvis.Les visiteurs passaient obligatoirement sous des portiques de détection. À première vue, tout semblait parfaitement sécurisé. À première vue seulement. Elle remarqua qu'une caméra ne couvrait pas complètement un angle près de l'entrée du parking souterrain. Un détail. Le genre de détail qu'elle avait appris à ne jamais ignorer.
Elle pénétra dans le hall.
Le marbre clair, les immenses lustres et les baies vitrées donnaient au lieu une impression de grandeur, mais elle n'y prêta presque aucune attention.Son regard cherchait autre chose. Les sorties de secours. Les ascenseurs. Les points d'accès. Les angles morts. Une jeune femme élégamment vêtue s'approcha d'elle.
- Bonjour. Vous êtes bien envoyée par l'agence Khumalo Security ?
- Oui.
- Je suis Lindiwe, l'assistante personnelle de monsieur Van Rensburg.
Elle lui adressa un sourire professionnel.
- Veuillez me suivre, s'il vous plaît.
Les deux femmes montèrent jusqu'au dernier étage. Lorsque les portes de l'ascenseur s'ouvrirent, un vaste couloir apparut devant elles. Des œuvres d'art contemporaines décoraient les murs. Le silence y régnait. Lindiwe s'arrêta devant une grande salle de réunion.
- Monsieur est encore en réunion avec le conseil d'administration.
À travers la paroi vitrée, Amaya aperçut plusieurs hommes et femmes assis autour d'une longue table. Au bout de celle-ci se trouvait un homme en costume sombre.Il parlait avec calme, sans jamais élever la voix. Tous les regards étaient tournés vers lui. Même à travers la vitre, il dégageait une autorité naturelle.Il termina sa phrase, referma le dossier qu'il consultait et se leva. Les autres membres du conseil l'imitèrent.
Quelques poignées de main furent échangées avant que chacun ne quitte la salle.Lindiwe frappa doucement à la porte.
- Entrez.
Elle passa la tête à l'intérieur.
- Monsieur, votre nouvelle garde du corps est arrivée.
L'homme, occupé à ranger quelques documents, répondit sans relever les yeux.
- Faites-la entrer.
Lindiwe s'effaça.
- Je vous laisse.
Amaya entra dans la salle. La porte se referma derrière elle. Pendant quelques secondes, aucun des deux ne parla. L'homme signa un document avant de déposer son stylo sur la table. Puis il releva enfin la tête.Leurs regards se croisèrent. Il resta silencieux un court instant. Visiblement, il ne s'attendait pas à voir une femme.Amaya, elle, observa simplement son futur client. Il paraissait plus jeune que sur les photographies du dossier. Son costume était impeccable. Son attitude, parfaitement maîtrisée. Mais quelque chose la dérangeait. Il semblait beaucoup trop détendu pour un homme ayant survécu à trois tentatives d'assassinat.
Finalement, il rompit le silence.
- Bonjour.
- Bonjour.
Il contourna lentement la table de réunion avant de s'arrêter à quelques mètres d'elle.
- Vous êtes envoyée par monsieur Khumalo.
- Oui.
Il hocha la tête.
- Je m'appelle Vanel Van Rensburg.
- Je sais.
Une légère esquisse de sourire apparut sur ses lèvres.
- J'imagine.
Il désigna un fauteuil.
- Vous pouvez vous asseoir.
- Je préfère rester debout.
Il arqua légèrement un sourcil.
- Comme vous voulez.
Il observa discrètement la jeune femme qui lui faisait face. Aucune nervosité. Aucune tentative de faire bonne impression.Elle semblait uniquement concentrée sur son travail. C'était nouveau.
- Monsieur Khumalo vous a certainement expliqué la situation.
- Il m'a expliqué l'essentiel.
- Et malgré cela, vous avez accepté.
- Oui.
- Vous n'avez donc peur de rien ?
- La peur permet de rester vigilant.
Cette réponse sembla l'amuser.
- Intéressant.
Amaya ouvrit le dossier qu'elle tenait sous le bras.
- J'ai besoin de connaître votre emploi du temps.
- Pourquoi ?
- Pour organiser votre sécurité.
- Mon assistante possède déjà mon agenda.
- Je préfère l'entendre de votre bouche.
Il la regarda quelques secondes avant de répondre.
- Réunion avec les responsables financiers à dix heures.
- Ensuite ?
- Déjeuner avec un partenaire étranger.
- Où ?
- Ce n'est pas encore décidé.
Amaya referma calmement le dossier.
- À partir d'aujourd'hui, ce genre de décision devra être communiqué à l'avance.
Il croisa les bras.
- Vous aimez donner des ordres.
- J'aime anticiper les dangers.
- Je fonctionne difficilement avec les contraintes.
- Les contraintes permettent parfois de rester en vie.
Le silence revint entre eux. Aucun des deux ne semblait disposé à détourner le regard.
Finalement, Vanel s'approcha de la baie vitrée.Les mains dans les poches, il contempla quelques instants la ville.- Vous savez combien de gardes du corps j'ai déjà eus ?
- Oui.
- Alors vous savez aussi qu'aucun n'est resté très longtemps.
- Je ne suis pas eux.
Il se retourna vers elle.
- Qu'est-ce qui vous rend si différente ?
- Je ne suis pas ici pour vous plaire.
Cette fois, un sourire franc apparut sur le visage de Vanel.
- C'est la première chose que vous dites depuis tout à l'heure qui me plaît.
Amaya resta parfaitement sérieuse.
- Mon objectif n'est pas de gagner votre sympathie.
Son sourire s'effaça doucement. Elle poursuivit.
- Mon travail consiste à vous maintenir en vie.
Plus rien d'autre n'avait d'importance.
Elle fit quelques pas dans la pièce, observant les fenêtres, les accès et les différentes sorties.- Combien de personnes ont accès à cet étage ?
- Une dizaine.
- Lesquelles ?
- Mon assistante, mon secrétaire, quelques membres de la direction et l'équipe d'entretien.
- Les noms me seront nécessaires.
- Vous les aurez.
Elle s'arrêta devant la porte.
- À partir d'aujourd'hui, aucune personne ne pourra entrer dans votre bureau sans avoir été contrôlée.
Vanel la regarda, intrigué.
- Vous comptez vraiment changer toutes mes habitudes ?
- Si elles mettent votre vie en danger, oui.
Il s'approcha lentement d'elle.
- Et si je refuse ?
Le regard d'Amaya ne vacilla pas.
- Vous êtes libre de refuser.
Il attendit la suite.
- Mais tant que je serai responsable de votre sécurité, celle-ci passera avant votre confort... que cela vous plaise ou non.
Le silence retomba.Vanel continua de la regarder pendant plusieurs secondes.
Puis un léger sourire étira le coin de ses lèvres.- Vous êtes la première personne qui ose me parler de cette façon.
Amaya soutint son regard.
- Habituez-vous.
Pour la première fois depuis longtemps, Vanel eut le sentiment que cette mission ne ressemblerait à aucune autre.Et Amaya comprit qu'assurer la protection de cet homme serait bien plus compliqué qu'elle ne l'avait imaginé.
- Et bien......
Murmura Vanel surpris et épaté par cette femme qui se tient droit devant elle.
À SUIVRE.........
5 – Une fuite quelque partLe restaurant avait été entièrement privatisé pour le déjeuner. À l'extérieur, deux agents de sécurité prirent position près de l'entrée pendant que les autres inspectaient rapidement les alentours. Amaya resta immobile quelques secondes sur le trottoir.Son regard parcourut les immeubles voisins. Les fenêtres. Les toits. Les véhicules stationnés.Tout semblait normal. Pourtant, son instinct refusait de se calmer.- Nous pouvons entrer ? demanda Vanel.Elle reporta son attention sur lui.- Oui.Ils pénétrèrent dans le restaurant. Le responsable des lieux s'avança immédiatement.- Bonjour, monsieur Van Rensburg. Votre table est prête.- Merci.L'homme leur indiqua une salle située au fond de l'établissement, loin des autres clients. Deux hommes étaient déjà installés. Ils se levèrent dès que Vanel s'approcha.- Monsieur Van Rensburg, quel plaisir de vous revoir.- Le plaisir est partagé.Les poignées de main furent rapides. Les présentations commencèrent.- Vo
4- Les règles changentLa matinée s'écoula sans le moindre incident. Depuis son arrivée, Amaya n'avait presque pas quitté Vanel des yeux.Elle ne le suivait pas comme une ombre. Elle observait. Chaque déplacement. Chaque personne qui s'approchait de lui. Chaque porte qui s'ouvrait. Chaque visage inconnu.Son attention ne se relâchait jamais.Vanel, quant à lui, poursuivait sa journée comme si les trois tentatives d'assassinat dont il avait été victime n'avaient jamais existé.Il enchaînait les réunions avec un calme presque déroutant.À plusieurs reprises, des employés frappèrent à la porte de son bureau.- Entrez.Les dossiers s'empilaient sur son bureau. Des contrats. Des rapports financiers. Des projets de construction. Il répondait aux questions avec assurance, prenait des décisions rapidement et ne laissait jamais paraître le moindre doute.Amaya comprit rapidement pourquoi il dirigeait un groupe aussi important. Il savait écouter. Mais surtout, il savait décider.Vers midi, Lindiwe
3 – La première rencontreLe lendemain matin, le ciel était d'un bleu éclatant lorsque la voiture d'Amaya s'engagea dans le quartier des affaires de Johannesburg. Les immeubles de verre dominaient les rues animées, mais un bâtiment attirait immédiatement l'attention.Une immense tour aux façades vitrées où trônait, en lettres d'acier, le nom Van Rensburg Holdings. Amaya ralentit en approchant de l'entrée principale.Avant même de sortir de son véhicule, son regard parcourut les alentours. Deux agents de sécurité étaient postés devant les portes automatiques.Des caméras couvraient chaque angle du parvis.Les visiteurs passaient obligatoirement sous des portiques de détection. À première vue, tout semblait parfaitement sécurisé. À première vue seulement. Elle remarqua qu'une caméra ne couvrait pas complètement un angle près de l'entrée du parking souterrain. Un détail. Le genre de détail qu'elle avait appris à ne jamais ignorer.Elle pénétra dans le hall.Le marbre clair, les immenses lu
2 – Une mission pas comme les autresLa porte du bureau se referma dans un léger claquement. Le silence reprit aussitôt possession de la pièce.Le directeur de l'agence resta quelques secondes debout, les mains croisées derrière le dos, le regard tourné vers les immenses baies vitrées qui dominaient Johannesburg. Le soleil était désormais bien installé dans le ciel, mais son visage demeurait fermé. Assise en face de lui, Amaya attendait. Elle avait appris depuis longtemps qu'un bon agent ne remplissait jamais le silence inutilement.Finalement, M. Khumalo se retourna.- Tu te demandes sûrement pourquoi je t'ai fait venir.-J'imagine que cette mission est différente des autres.- Tu as raison.Il contourna lentement son bureau avant de reprendre place dans son fauteuil.-Depuis que cette agence existe, nous avons protégé des chefs d'État, des diplomates, des célébrités, des hommes d'affaires et même des familles royales. Certaines missions étaient compliquées. D'autres presque impossib
Chapitre 1 ,Une journée comme les autresLe bruit sourd d'un coup de poing résonna dans la salle de sport. Le sac de frappe oscilla violemment avant de revenir vers la jeune femme qui lui asséna un nouveau coup, puis un autre. Son souffle restait parfaitement régulier. Aucune grimace. Aucun signe de fatigue. Il était à peine cinq heures du matin. À cette heure-là, la salle était presque vide, exactement comme elle les aimait. Elle ne venait pas ici pour discuter. Elle ne venait pas pour être remarquée. Elle venait parce que son corps devait rester plus rapide que celui de ses adversaires. Elle changea de rythme, enchaînant les coups avec une précision mécanique. Chaque mouvement semblait répété des milliers de fois. Son poignet pivota, son coude suivit, son genou frappa le sac avec suffisamment de puissance pour faire vibrer la chaîne métallique qui le retenait. Une heure plus tard, elle termina sa séance par quelques étirements.Elle essuya la sueur qui perlait sur son front, attrapa







