LOGINUn mois plus tard…Collin WatsonAujourd'hui a été une journée intense à l'entreprise : réunions sur réunions. Je suis sur le point de conclure un marché colossal qui me rapportera des milliards, et cela demande beaucoup de dévouement et d'heures de négociation. Heureusement, nous sommes à un pas de signer le contrat.Le problème, c'est le temps passé loin de ma famille. Ces derniers jours, j'ai à peine vu mes filles et ma petite lapine. Je rentre très tard et pars très tôt ; nos horaires ne se croisent plus. Laila assume tout seule, et je sais que ce n'est pas facile. Pourtant, elle ne se plaint jamais — même quand je travaille le samedi et le dimanche, ce qui arrive souvent car je gère tout en l'absence de mon vice-président. Ricky et Bruna sont repartis au Brésil, mais cette fois pas seulement en vacances : je l'ai chargé de superviser notre nouvelle filiale dans le pays. Je lui ai aussi demandé de chercher une maison près de la plage, dans un endroit calme, loin des touristes — de
Une semaine plus tard…Laila FernandesLaila — Je n’arrive pas à croire que nous rentrons aujourd’hui… Je pensais que ce moment n’arriverait jamais.Collin — Moi non plus. Nous voilà trois semaines à l’hôpital ; ce sont sans aucun doute les jours les plus longs de ma vie.Laila — J’imagine que ça a dû être difficile, surtout quand j’étais dans le coma.Collin — J’ai eu si peur de te perdre… Mais tout est fini, et nous rentrons ensemble.Mon blondinet me dit avec un grand sourire, tandis qu’il installe Hope et Faith dans la poussette double qu’il a achetée.Collin — Je mourais d’envie de l’utiliser, ce truc.Bhert — Même si ce n’est que pour aller de la chambre au parking ?Dit Bhert en riant de l’enthousiasme de son patron.Collin — Hé, ne commence pas ! Prends ces valises et partons d’ici.Laila — Collin… qu’ai-je dit à propos de cette façon de parler ?Bhert — Ne vous en faites pas, madame Watson, j’ai l’habitude. Il se fâche, mais il ne peut pas se passer de moi.Laila — D’accord…
Laila FernandesJ’entends un bruit de pleurs de bébé — d’abord très faible et lointain, puis qui monte peu à peu, jusqu’à flotter tout autour de moi.Mon cœur s’emballe, ma respiration s’accélère : ce sont mes filles ! Je le sens. Peut-être est-ce un rêve… et si c’est le cas, je ne veux pas m’éveiller. Mais quelque chose me pousse à ouvrir les yeux, et je lève lentement les paupières… Elles sont là, mes petites filles, dans les bras de leur père.Il me regarde, les yeux brillants de larmes, un sourire ému aux lèvres. Il s’approche doucement et s’assied au bord du lit.Collin — Regarde, mon amour… j’ai ramené nos princesses. Tes bras ne seront plus jamais vides.Je ne parviens pas à prononcer un mot ; je le laisse simplement les déposer contre moi. J’observe chaque trait, chaque détail de leurs petits visages.Laila — Comme vous êtes belles, mes petites chéries… Maman a tant attendu ce moment.Mes joues sont baignées de larmes, mais cette fois, ce sont des larmes de bonheur.Bruna — Re
Collin WatsonCela fait plus de vingt-quatre heures que nous sommes éveillés, fouillant partout pour retrouver Tom et Rachel — car il est évident qu’ils ont emmené nos filles.Si je ressentais déjà de la haine à leur égard, ce sentiment s’est transformé en quelque chose de plus profond : je les méprise de toute mon âme. Comme je l’ai déjà dit, mes parents ne cessent de me surprendre ; ils sont fous et hors de contrôle. Depuis qu’ils ont envoyé ce bébé sans tête à Laila, ils ont disparu. Après ma dénonciation concernant la mort de Stacy et la découverte du corps de l’enfant volé à la morgue, la police les recherche sans relâche, mais sans la moindre piste.Collin — Il est impossible de ne pas les trouver ! Ils sont forcément quelque part dans cette ville !Je le dis, exaspéré. À chaque seconde qui passe, ils peuvent nuire à nos filles, et l’angoisse me déchire : elles n’ont que deux semaines de vie et vivent déjà une épreuve aussi terrible.Bhert — Ils ne peuvent pas être loin. Les aér
Laila FernandesLaila — Non… vous mentez ! Je n’ai même pas vu leur petit visage ! Où sont mes filles ? Je veux les voir maintenant !!!Je crie, le désespoir m’envahit et une douleur aiguë déchire mon être.Dr Novak — Calmez-vous, Laila. Il ne faut pas vous agiter, vous sortez tout juste du coma.Collin — Comment voulez-vous qu’elle reste calme, quand vous nous annoncez que nos filles ont été enlevées de l’hôpital ? Vous imaginez notre détresse ?Dr Novak — Je ne peux qu’imaginer ce que vous ressentez. C’est une tragédie affreuse, je le sais. Mais nous devons rester calmes pour résoudre la situation.Collin — Écoutez… vous n’avez pas laissé nos hommes ici, affirmant que votre propre sécurité suffirait. Et voyez le résultat ! Cette bande d’incapables a laissé prendre nos filles sous leur nez !lance Collin, hors de lui, tout en tapant quelque chose sur son téléphone.J’ai peine à respirer, à parler, tant je suis dévastée. Mes sanglots résonnent dans la chambre et mes mains tremblent sa
Collin WatsonCela fait deux semaines que les yeux de mon amour sont fermés, et deux semaines que je vis pratiquement à l’hôpital. Il en sera ainsi tant que Laila ne s’éveillera et ne reviendra à moi.C’est une douleur de savoir qu’elle n’a même pas vu le visage de nos filles. Elles sont magnifiques, un mélange parfait de nous deux : des cheveux blonds comme les miens et des yeux verts comme ceux de leur mère.Aujourd’hui aurait dû être un jour de bonheur : elles ont enfin reçu leur sortie. Elles sont dodues, en bonne santé, comme il se doit. Pourtant, elles sont restées ici, car chaque jour, les infirmières tirent le lait de Laila pour les nourrir. Le docteur Novak a suggéré le recours à une banque de lait, mais j’ai tenu à ce qu’on utilise celui de Laila — je sais à quel point elle tenait à allaiter, et quand elle s’éveillera, elle pourra le faire. Je suis certain qu’elle ouvrira bientôt les yeux, je le sens au fond de moi.Chaque jour, notre famille rend visite à Laila et à nos fil







