LOGINNoah et moi avons ri doucement puis à 1h30 du matin, l'appartement fut plongé dans le silence total. Nous étions endormis à poing fermé.Quand le réveil sonna à 6h30 ce matin-là, je l’ai frappé violemment. Si je n'aimais pas un moment dans la journée, c'était bien le matin. Se faire tirer de son lit par une sonnerie stridente était un supplice et ce matin là particulièrement, c'était insupportable. Après l'échange de la veille avec Al, je n'avais qu'une envie, retourner dormir. Après un certain temps et de nombreux grognements, nous avons fini tout de même par nous lever et déjeuner. Aucune discussion n'a été échangée, on était bien trop dans le brouillard pour ça. Le silence régna donc dans l'appartement durant une bonne heure, le temps qu'on se réveille complètement puis à 7h30, Noah annonça qu'il rentrait chez lui afin de se changer et de se préparer pour les cours dans une heure.Quand Noah est parti, je me suis dirigée vers la salle de bain afin de prendre une longue douche bi
J'ai failli m'étouffer en avalant sa salive. Je toussais encore sous le regard on ne peut plus sérieux de mon ami. Cependant après quelques minutes, j'ai vite compris que c'était une vraie question plutôt qu'une blague de la part de Noah.- Pourquoi tu demandes ça ?- J'en ai envie.-Tu as envie qu'on couche ensemble ? Toi et moi ?- Pas spécialement. C'est juste que ça fait longtemps que je n'ai pas eu de relation et j'avoue que je commence à être en manque de sensations fortes. On l'a déjà fait plusieurs fois et en plus, on fait croire à tout le monde qu'on est plus qu'amis. En plus, t'es canon…- J'pense qu'on est meilleurs en tant qu'amis, qu'amants, même occasionnels. Et oui toi aussi tu es canon...- Ah j'avais peur que tu oublies ! Ça n'a jamais traversé mon esprit non plus d'ailleurs de faire de toi ma sex-friend. C'est juste que je commence à m'ennuyer sexuellement. Alors, à défaut de ressentir ce frisson, au moins, je pourrais te défoncer la chatte.- Ben pourquoi tu demand
J'ai saisi un oreiller avant de le claquer sur mon visage. Je retenais mes larmes comme je pouvais mais c'était difficile. Je me suis mordue la joue pour retenir mes sanglots. Comment avais-je pu me tromper de la sorte ?Considérant que ce serait la seconde fois, je croyais avoir un peu plus d'expérience pour juger les gens maintenant. Mais j'avais pensé avoir développé un certain don pour jauger les gens mais je me suis complètement plantée avec Al. Ça faisait un mal de chien de savoir que cet homme n'avait rien de l'homme tolérant que je m’imaginais. Et ce qui me blessait le plus était de savoir que désormais, je devrais dire adieu à l'infime espoir que j'avais secrètement gardé de pouvoir un jour le rencontrer. Je serrais le coussin fort contre mon visage. J'aurais pu simplement ignorer ce trait de caractère mais j’aimais tellement Noah que savoir que l'homme pour qui j'avais des sentiments mépriserait certainement mon ami me révoltait.- Ma puce... Tu vas devoir...- Non...
Sans plus attendre, j'ai appuyé sur le message.[Bien sûr que je suis très professionnel. Je ne veux pas d'ennuis sur mon lieu de travail ! Oh, ma chère Chibby.... J'ai le déplaisir de te dire que si... Je suis orgueilleux... Mais je suis tout de même ravi que tu penses que je suis une personne gentille haha !Tu es quelqu'un d'incroyable alors c'est une chose normale pour moi de croire en toi! Et bien… Au moins, je suppose que tu seras contente d'aller en cours, même si j'avoue que cette information est quelque peu désagréable... ( Ne t'en fais pas pour ça … J'espère que ce n'est rien de grave. Que s'est-il passé si ce n'est pas indiscret?)]J'ai répondu immédiatement afin de couper court à ce que Noah s'apprêtait à me dire.[Et c'est tout à ton honneur ! Je ne peux pas croire ça en revanche... Il va falloir être plus convaincant ! Haha je ne suis pas incroyable...Mais merci quand même… Oui, haha, ce trimestre sera un vrai plaisir d'aller en cours effectivement… Pourquoi désagréable
Nous nous sommes installés autour de la petite table du séjour, Noah reprenant son souffle et ses esprits. Il était toujours inquiet et je pouvais lire le stress sur le visage de mon ami. Je l'ai laissé se reprendre légèrement et lui ai tendu un verre d'eau.- Merci bébé…- Alors ?Noah releva le visage vers moi et soupira un grand coup avant de me raconter.- Je suis sorti vite fait pour acheter à manger. Je venais de finir de réviser quand j'ai vu qu'il était presque 20h et que je n'avais toujours rien manger. Je suis tombé sur un groupe de mecs bien relous. Ils ont commencé à m'insulter de folle, ils m'ont couru après et comme je me trouvais plus près de chez toi que de chez moi, je t'ai appelé.- Tu as bien fait... quelle bande de cons....- Ouais...- Comment ils savaient que tu es gay ? Tu les connais ?- Je... Ouais... du moins... l'un d'entre eux...- Qui ?!- Il s'appelle Ray, il y a quelque temps, j'ai craqué pour lui... J'ai tenté ! Tu me connais, je ne passe pas par quatre
Cela faisait maintenant 6 mois qu'on se parlait. Je m'étais inscrite sur un site de correspondance afin de pouvoir partager et apprendre des expériences nouvelles mais aussi, d’oublier la tragédie que je venais de vivre. Je n'avais pas mis de photo sur son profil et n'avait pas non plus donné mon vrai prénom afin d'être sûre de n'être contactée que par des personnes voulant vraiment me connaître et non par des gens qui se pensaient sur un site de rencontres. Durant plusieurs mois, le site ne m’avait rien apporté de concluant. J'avais bien sûr parlé à quelques étrangers, des américains, des anglais, des allemands, des tchèques… mais ce n'était pas vraiment ce que je pouvais appeler une véritable correspondance.J'avais abandonné tout espoir, mais j'avais reçu un message d'un dénommé Al. Nous avons vite sympathisé, étant tous les deux natifs du même pays, rendant la communication bien plus simple. On parlait durant des heures sans s'arrêter, se découvrant des points communs et des pas







