LOGINDurant plusieurs heures, j'ai travaillé sans relâche, écrivant, surlignant, soulignant et apprenant en même temps mon cours. Je me donnais les moyens de réussir, je voulais prouver à mon frère qu'il avait eu raison de me laisser vivre seule même s'il était toujours un peu sceptique quant à mon aptitude à vivre seule même après quatre mois.
J'avais cependant de réelles facilités dans les études mais ce n'était pas ce qui me passionnait. J'avais envie de m'amuser mais j'étais toujours un peu réticente de peur de me retrouver dans le même piège.
Même si ça me démangeait d'aller faire la fête non stop et de profiter de tous les hommes matures qui fréquentent les clubs dans lesquels j'allais avec Noah… bien-sûr, sans m'engager. Juste des flirts innocents et sans lendemain.
Mon frère donnait l'air d'être compréhensif. Je l'aime par-dessus tout et c'était une raison de plus pour réussir mes études et afin qu'il soit véritablement fier de moi.
Je ne suis pas quelqu'un de particulièrement fainéante.
j'aime m'investir à fond dans tout ce que j'entreprends mais j'aime également être tranquille seule chez moi ou aller faire la fête et boire comme un trou.
Je sors beaucoup avec Liam et Noah. Nous passons souvent de bonnes soirées. Je suis reconnaissante de les avoir rencontrés.
Je les connais depuis plus de quatre ans maintenant, une rencontre dans un bar à chichas alors que je faisais le mur de l'internat. On a vite sympathisé, se voyant tout le temps… j'aurais dû les écouter quand ils m'avaient mise en garde, je m'en veux tellement pour ça.
Laura s'était jointe à notre bande plus tard et depuis, nous formions un petit groupe inséparable aux yeux de tous.
J'ai relevé enfin la tête de mon cahier, je relirais mon cours avant de me coucher mais là tout de suite, j'avais besoin d'une pause. Ça faisait plus de trois heures que je travaillais avec acharnement et je n'en pouvais plus.
Fébrilement, je me suis levée de ma chaise puis je suis allée prendre mon téléphone qui était toujours dans la poche de ma veste. Veste que j'avais retirée en arrivant chez moi.
Ok, j'avoue ; j'ai fait exprès de la mettre loin car je savais que si je prenais mon téléphone, je ne pourrais plus travailler. Mais j'avais atteint ma limite et la curiosité était plus forte que tout.
J'ai appuyé sur la notification qui s'affichait sur l’on écran tactile avec empressement puis j'ai enfin pu lire les deux messages que j'avais reçus.
[Très chère Chibby,
Je sais que c'est ta reprise des cours aujourd'hui et je sais que tu ne pourras pas répondre à ce message dans l'immédiat. Mais il fallait quand même que je t'envoie mon soutien. Même si je sais que tu es quelqu'un de sérieux et que tu essaies de faire plus mature que ton âge, tu étais tout de même stressée. Je l'ai bien vu dans tes messages d'hier soir. Et puis on a parlé tard car tu n'arrivais pas à dormir.
Alors même si ce n'est pas grand chose et même si je suis loin de toi, je veux que tu saches que je pense à toi et que je te soutiens de tout mon cœur ! Tu vas réussir ce trimestre comme tu l'as au précédent, c'est-à-dire avec brio. Je ne me fais pas de soucis pour toi. Enfin si je m'en fais, j'espère que tu as pris le temps de calmer ton stress ce matin et j'espère que tu te sens mieux aujourd'hui.
Pour répondre à ta question d'hier soir, moi aussi j'étais stressé parce que c'était mon premier jour dans mon nouvel établissement, et donc dans ce qui sera, pendant un long moment je l'espère, mon lieu de travail. Je me suis demandé si j'avais bien fait de changer de milieu, car c'est littéralement un monde qui sépare les deux domaines mais je pense que j'ai bien fait, j'avais besoin de changement. Et comme tu as su me le faire remarquer très justement, pour une nouvelle vie, il faut tout reprendre à zéro.
Je te le redis j'espère vraiment de tout cœur que tout s'est bien passé pour toi, et que mon message t'apportera un peu de réconfort.]
Je me suis sentie affreusement bien après cette lecture. Le message de mon ami virtuel m’a mis du baume au cœur et j'ai eu une forte envie de le serrer dans mes bras. Toujours le sourire aux lèvres, j'ai lu le second message.
[Ah ! J'ai oublié ! Oui je pense à toi même quand je suis censé prendre un nouveau poste, tu occupes mes pensées aujourd'hui et tous les jours comme depuis 6 mois maintenant Chibby. ( je te devance, je sais que tu allais me faire la remarque...)]
J'ai éclaté de rire, il me connaissait bien. Je me suis allongée sur son lit et ai relu une fois de plus les deux messages. J'ai souri avant de rédiger ma réponse.
Je savais qu'en répondant, il allait mettre en route un échange de messages qui allait durer jusqu'à tard dans la nuit.
[Mon cher Al,
Ton message, bien qu'il soit lu très tard, m'a effectivement mis du baume au cœur. Je ne sais pas si je dois me sentir frustrée et en colère que tu saches si bien ce que je pense ou ce que je ressens, ou alors s'il faut au contraire que j'en sois ravie... Je pense choisir la seconde option. Je me sens rassurée que tu te soucis autant de moi. Je savais déjà que tu avais perçu mon stress hier mais je ne voulais rien dire de peur de t'embêter et de te faire stresser encore plus. Parce que oui Monsieur, tu n'es pas le seul à pouvoir te vanter de bien me connaître ! Je te connais bien aussi, même très bien. Alors oui je sais que tu étais stressé et que tu l'es toujours d'ailleurs, le nouveau t'effraie et je peux le comprendre. Ça ne doit pas être évident de recommencer à zéro et de changer de voie, cependant je sais que tu es quelqu'un de fort et que tu arriveras sans aucun doute à te faire une place dans ce nouvel environnement.
Je t'admire, tu as vécu des choses douloureuses et tu as toujours su te relever. Ton courage me laisse sans voix. Et puis tu sais que je serai toujours présente si tu as besoin de moi, je te soutiendrais quoi qu'il arrive, tu peux en être sûr !
Je suis flattée ! Je pense également à toi tous les jours. Ma vie est moins chiante et moins monotone depuis que je te parle.]
J'ai envoyé le message avant d'essayer de faire semblant de me concentrer sur mon cours. Peine perdue bien évidemment, je ne cessais de penser à mon correspondant.
Le changement de ton employé par Noah m'a fait sursauter. Noah me regardait sévèrement mais également avec une pointe de désespoir. Il semblait en avoir marre de mon idiotie. Dans ses yeux, je pensais lire toutes ses pensées. Je lisais encore cette phrase qu'il n'arrêtait pas de répéter et qu'Alexandre m'avait également dite : penser à la place de tout le monde et me faire des films stupides.- Laisse-moi te dire que si tu penses que d'Aubert se moque de toi, tu te mets le gros doigt dans l'œil et jusqu'au coude en plus. Non mais ça va pas bien ? Il est venu te parler tout de suite après que tu aies fait ton malaise. Il te parle tout le temps et les messages qu'il t'envoie devraient suffire pour te rassurer.- Oui mais il ne peut pas être amoureux de moi...- Pourquoi ça ?- Parce que je suis plus jeune que lui et qu'en plus de ça, il a déjà été fiancé. Sa fiancée qui est morte, ça ne fait même pas deux ans.- C'est quoi ces excuses bidons ? Trois ans d'écart ma pauvre. Ce n'est pas p
J'ai roulé les yeux. Évidemment qu'il voudrait savoir ce qui s'est passé hier soir. J'ai ignoré la dernière partie de son discours et pris mon téléphone. J'ai relu les derniers messages d'Alexandre et je n'ai pu m'empêcher de rougir une nouvelle fois. Mon cœur battait plus vite dans ma poitrine, on aurait dit une batterie, ce qui me faisait vraiment croire aux belles paroles de l'homme. D'ailleurs, j'y croyais de plus en plus. Noah avait raison, je le connaissais assez et j'ai eu à plusieurs reprises des preuves de son caractère. Je devais lui faire confiance.[Je vais bien, ne vous en faites pas. J'étais en train de me détendre sur un jeu que je pratique de temps en temps... Jouer et travailler sont d'ailleurs les seules choses qui me permettent de ne pas penser à vous. Je dois me focaliser sur ce que je lis, ce que je fais, et ce que j'écris alors c'est un bon moyen pour vous tenir éloigné de mes pensées pendant un moment. La seule fois où nous ne nous sommes plus parlés, j'ai é
Le bruit d'un coup frappé contre la porte résonna dans l'appartement.J'ai sursauté si violemment qu'une douleur traversa ma nuque.BANG. BANG.Les coups retentirent à nouveau, plus forts, plus proches, et leur écho se propagea dans les murs comme un grondement. Chaque impact semblait faire vibrer le sol sous moi. Mon cerveau cessa de distinguer le présent du passé.Mon souffle se coupa complètement.Non, pas encore.J'ai senti la panique gagner un nouveau degré, plus profond, plus sauvage. Mon cœur battait si vite que j'eus l'impression qu'il allait exploser. Un bourdonnement envahit mes oreilles, couvrant presque tous les autres sons. Pourtant, les coups continuaient de résonner, lourds, menaçants, inévitables.BANG.Un sanglot déchirant s'échappa de ma gorge.Je me suis plaqué davantage contre le sol, mes mains agrippant ma tête avec une force douloureuse, comme si je pouvais empêcher les souvenirs d'y entrer. Mon corps entier tremblait désormais. Mes dents claquaient. Mes doigts é
J'ai éclaté de rire. Mon ami était vraiment quelqu'un de très spécial...il préférait de loin enchaîner les coups d'un soir que de se mettre en couple et si un homme devenait un peu trop entreprenant, il prenait la poudre d'escampette. Noah avait peur de l'engagement.J'ai décidé de faire de mon mieux pour l'aider à dépasser cette peur et cela m’aiderait aussi à me vider la tête car pour le moment, il n'y avait pas que Noah qui ne savait pas quoi faire. Moi non plus ne savais pas quoi faire avec mes sentiments pour Alexandre. Je ne savais même pas si je devais faire quelque chose, alors m'occuper des problèmes de mon ami était quelque chose que je faisais avec grand plaisir. Noah était quelqu'un qui avait toujours veillé sur moi, qui m'avait toujours protégée. [ Alors Noah on se calme, s'il te plaît... Pour l'instant, je te demanderai de ne pas te montrer impoli envers ce garçon et de lui laisser au moins l'opportunité de te cajoler pour ce matin. Pas que tu doives absolument le r
“Les sentiments que nous feignons, nous finissons par les éprouver et les pensées sont les ombres de nos sentiments.”Alexandre s'est endormi sur ces pensées pas loin de la réalité qu'il vivait.Il s'est rappelé des mots de sa mère quant à ses sentiments pour Léonie et de la réponse qu'il lui avait donnée. Maintenant, une chose est sûre, c'est que la réalité l'a rattrapé et la vérité l'a tout autant frappé, c'en est presque risible.Il avait cherché à fuir ses sentiments et malgré toute la véhémence de ses convictions, il s'était retrouvé devant le mur de son cœur qui ne battait que pour une certaine jeune femme un peu trop audacieuse.Il aurait voulu justifier l'attirance qu'il a pour Léonie par son côté pervers mais au final, il ne recherchait pas juste ce plaisir charnel non - il n'était pas comme Alban qui voulait toucher son ange juste pour assouvir ses penchants. Lui voulait l'aimer et c'est là, la différence entre juste désirer et aimer...et il est sûr d'aimer cette fille.O
Pov Alexandre :Quand Alexandre arriva chez lui après être parti de chez Léonie, il se dirigea immédiatement vers sa chambre. Là, il laissa tomber son lourd manteau au sol, défit rapidement les boutons de sa chemise qu'il laissa également choir sur le sol dans un bruit sourd et enfin il enleva son pantalon et son caleçon. Son sexe douloureusement tendu depuis déjà bien trop longtemps lui rappelait qu'il n'était qu'un homme et que de voir Léonie alanguie et offerte l'avait excité plus qu'il ne l'avait jamais été. Alors une fois totalement nu, il se dirigea gracieusement dans sa salle de bain, alluma l'eau de la douche et se glissa à l'intérieur. Après une douche froide, il sortit de la salle de bain et se sécha puis enfila un caleçon propre. Il se glissa dans son lit et s'étendit de tout son long. Son érection était douloureuse. Son bas ventre le tiraillait vivement et la tension dans son corps ne demandait qu'à sortir alors il prit son sexe en main et commença de lents va et vien
Nous nous sommes installés autour de la petite table du séjour, Noah reprenant son souffle et ses esprits. Il était toujours inquiet et je pouvais lire le stress sur le visage de mon ami. Je l'ai laissé se reprendre légèrement et lui ai tendu un verre d'eau.- Merci bébé…- Alors ?Noah releva le v
Cela faisait maintenant 6 mois qu'on se parlait. Je m'étais inscrite sur un site de correspondance afin de pouvoir partager et apprendre des expériences nouvelles mais aussi, d’oublier la tragédie que je venais de vivre. Je n'avais pas mis de photo sur son profil et n'avait pas non plus donné mon vr
Je n'ai plus parlé du tout pendant la première heure de cours. Il m'énerve un peu mais qu'est-ce que ce prof rendait la philosophie vraiment intéressante et quoique douloureusement sympathique. Il avait un franc parlé et une manière de s'exprimer qui rendait ses cours vifs et c'était rafraîchissan
Je me souviens encore du goût métallique du sang dans ma bouche. Du froid du carrelage sous ma joue. Et de sa voix.Cette voix que j’avais autrefois trouvée rassurante, douce… presque protectrice.— Tu vois ce que tu m’obliges à faire ? dit-il calmement, comme une évidente réaction à une faute que







