登入Léonie, "Léo", est en dernière année de lycée. Belle, brillante et solaire, elle semble tout réussir — appréciée des professeurs, entourée d'amis, admirée par ses camarades. Pourtant, derrière cette image parfaite, elle garde une part d'elle-même à l'abri du regard des autres. Une part qu'elle confie à une seule personne : cet inconnu avec qui elle échange depuis des mois, derrière un écran, et qui comprend ses silences mieux que quiconque. Mais au cours du trimestre, l'arrivée du nouvel interne vient bouleverser ses certitudes. Sa présence trouble, son regard la déstabilise, et ce lien inattendu fait naître en elle des sentiments qu'elle ne peut ignorer — ni assumer sans risque. Entre la sécurité d'un amour virtuel et l'intensité d'une attraction bien réelle, Léo se retrouve face à des choix qui pourraient redéfinir son avenir. Pris entre désir, raison et interdits, son cœur vacille. Car grandir, c'est aussi apprendre que certains sentiments ne sont ni simples, ni sans conséquences. Entre ce que l'on ressent derrière un écran et ce qui nous attire dans le monde réel, comment distinguer l'amour qui protège de celui qui consume — et lequel mérite d'être vécu ?
查看更多Je me souviens encore du goût métallique du sang dans ma bouche. Du froid du carrelage sous ma joue. Et de sa voix.
Cette voix que j’avais autrefois trouvée rassurante, douce… presque protectrice. — Tu vois ce que tu m’obliges à faire ? dit-il calmement, comme une évidente réaction à une faute que j'aurais commise. Ses mots résonnaient dans le minuscule studio qu'il louait et où je m'étais jadis imaginé vivre la plus belle histoire d'amour. Loin du monde qui était le mien, à l'insu de mon frère. Ma vision se brouillait. Je n’arrivais plus à savoir si je tremblais à cause de la douleur ou de la peur. Je n’aurais jamais dû lui faire confiance. Jamais. — Tu m’énerves quand tu me regardes comme ça, tu sais ? Sa voix était basse. Presque calme. C’était ce qui me terrifiait le plus. Il s’approcha de moi d’un pas lent. Trop lent. Comme un prédateur certain que sa proie n’avait nulle part où fuir. Il a agrippé mon cou et avant que je puisse cligner des yeux, mon dos heurta le mur. Je sentais mon cœur battre si fort qu’il me donnait la nausée. Quelques mois plus tôt, j’aurais juré qu’il était incapable de me faire du mal. Il disait m’aimer. Il disait que j’étais différente de toutes les autres. Il disait qu’avec lui, je pouvais enfin être une fille normale et pas la princesse enfermée dans une cage dorée de l’empire financier Vauclair. J’avais été stupide au point de le croire. Je croyais encore naïvement que quelqu’un pouvait m’aimer pour qui j’étais, et pas pour mon nom, ni pour la fortune colossale de ma famille. Il disait ne pas se soucier de tout ça. Il disait me comprendre. Je l’avais cru. Quelle idiote! Je ne sais même plus à quel moment les choses ont basculé. Peut-être que les signes étaient là depuis le début et que je refusais simplement de les voir. Les regards possessifs. Les crises de jalousie. Les excuses murmurées après chaque dispute. Et puis un jour, tout a dégénéré. Cela a duré pendant des mois. Des mois à me cacher de mes amis, la honte de devoir cacher mes hématomes pour que personne ne sache ce qui se passait. Mes mensonges à répétition pour que mon frère ne sache jamais que j'avais imité sa signature et donné un faux numéro - celui de mon bourreau -, à la direction de l'internat pour pouvoir suivre ce monstre. Pendant des mois, je me suis isolée de tout et j'ai subi… jusqu'à ce fameux soir… Sa main qui se referme brutalement sur mon bras. La peur dans ma poitrine. Ma voix qui tremble. La douleur qui me coupe le souffle. — Tu ne me quitteras pas. Tu m’entends ? Sa prise se resserra. Et cette certitude glaciale : j’aurais pu mourir dans cette pièce. Si personne n’était intervenu. Édouard ne savait rien de cette “idylle maudite”. Il était convaincu que je vivais tranquillement dans les murs de l'internat. Il ne pouvait pas imaginer que j'étais enfermée dans ce studio avec cet homme qui avait cessé d’être l’homme doux dont j'étais tombée amoureuse. Non,pas amoureuse, l'homme que j'avais fantasmé. Il n'aurait jamais cru que sa petite sœur était en train de comprendre, trop tard, que l'amour pouvait se transformer en violence. Je crois que j’ai pleuré. Ou peut-être que c’était seulement le sang qui brouillait ma vision. Puis tout s’est passé très vite. Un bruit violent. Et la voix que je reconnaîtrais entre mille. — Lâche-la. Je n’aime pas repenser à ce moment précis où la porte s’est ouverte brusquement, où des voix ont éclaté, où on l’a arraché loin de moi. Tout est devenu flou ensuite. Les lumières. Les cris. Les mains qui me relevaient. Édouard , mon grand frère, n'élève jamais la voix devant moi. Jamais. Mais ce soir-là, sa voix était celle d’un homme prêt à tuer. Je n’ai même pas eu le temps de comprendre comment il avait su. Je me souviens seulement de ses bras autour de moi, me tirant loin de la bête sauvage qu'était devenu mon prince charmant. De la rage froide dans ses yeux. De la peur, pour la première fois, dans ceux de mon agresseur. Plus tard, j’ai appris que c’était mon meilleur ami, Noah, qui l’avait appelé. Il avait senti que quelque chose n’allait pas. Et Édouard était venu. Juste à temps. Il ne m’a jamais posé les vraies questions. Et moi… je ne lui ai jamais raconté toute la vérité. Parce que je sais ce qu’il ferait. Je sais ce que l’homme le plus puissant du conglomérat Vauclair serait capable de faire à quelqu’un qui a levé la main sur moi. Il le ferait probablement disparaître de la surface de la Terre. Alors je me suis tue. Mais une chose est restée gravée en moi: la honte. Parce que j'avais menti à mon frère et j'avais méprisé ses paroles: de venir à lui si quelque chose n'allait pas. Mais je l'avais tenu à l'écart de tout, à l'écart de la vérité de ma souffrance. Édouard Vauclair… mon grand frère… celui qui m’a élevée seul depuis la mort de nos parents. Celui qui porte sur ses épaules tout le poids de l'héritage financier légué par nos parents, depuis ses vingt ans. Les semaines qui ont suivies ont été horribles. J'ai cependant refusé d'aller voir un psy, je me suis murée dans le silence et l'isolement. J'ai fait des cauchemars, des nuits de terreur sous le regard impuissant et misérable de mon frère et de mes amis. J'ai refusé de me confier, je me sentais tellement sale, tellement indigne de leur amour, de leur inquiétude, de leur protection. Pas après comment je les avais ignorés alors qu'ils auraient tout fait pour m'aider. Puis, j'ai réussi à donner l'illusion d'aller mieux et j'ai fait une demande spéciale à mon frère. Je lui ai dit que je voulais quitter l’internat et le manoir familial. Changer d’air. Voir autre chose. Vivre normalement. Aller dans un lycée normal. Au milieu de gens ordinaires. Il a refusé au début, évidemment. Édouard a toujours voulu me protéger du monde entier. Des mauvaises fréquentations. Des pièges que la naïveté peut tendre. Ironique, quand on sait que c’est justement dans cet environnement trop protégé que j’ai fini par tomber dans l’un d’eux. J’ai insisté. Supplié. Argumenté. Je lui ai dit que je voulais apprendre à me débrouiller seule. Comprendre les gens. Voir les choses telles qu’elles sont vraiment, et pas à travers les murs d’un internat ou du manoir familial. Je crois qu’au fond… il a compris. Ou peut-être qu’il a simplement vu que quelque chose en moi avait changé. Édouard a passé toute sa vie à me protéger. Depuis la mort de nos parents, il est devenu à la fois mon frère, mon parent et parfois même ma prison dorée. Mais je ne voulais plus vivre enfermée. Je voulais apprendre à voir les pièges avant d’y tomber. Alors il a cédé. Aujourd’hui, je vis seule dans un appartement du centre-ville et je fréquente un lycée normal, un endroit où se croisent toutes les classes sociales. Un endroit où personne ne me regarde comme une héritière fragile qu’il faut enfermer dans une cage dorée. Un endroit où je peux observer les gens tels qu’ils sont vraiment. Les faux sourires. Les regards intéressés. Les mensonges. Je ne suis plus la fille naïve d’autrefois. Du moins… j’essaie de m’en convaincre. Cette fille qui confond l’amour avec la possession. Et même si les garçons me tournent autour — parce que oui, ils le font — je n’ai aucune envie de retomber dans ce genre d’histoire. Mon traumatisme est encore là. Bien vivant. Pourtant… quelqu’un occupe mes pensées depuis quelque temps. Quelqu’un que je n’ai jamais rencontré. Quelqu’un qui ne connaît pas mon monde, ni mon nom, ni le poids qu’il représente. Quelqu’un qui, au fil des conversations, a réussi à apaiser un peu les cicatrices laissées par le passé. Un inconnu. Un homme qui existe seulement derrière un écran. Et, étrangement… c’est peut-être la personne la plus réelle de toute ma vie en ce moment.Noah et moi avons ri doucement puis à 1h30 du matin, l'appartement fut plongé dans le silence total. Nous étions endormis à poing fermé.Quand le réveil sonna à 6h30 ce matin-là, je l’ai frappé violemment. Si je n'aimais pas un moment dans la journée, c'était bien le matin. Se faire tirer de son lit par une sonnerie stridente était un supplice et ce matin là particulièrement, c'était insupportable. Après l'échange de la veille avec Al, je n'avais qu'une envie, retourner dormir. Après un certain temps et de nombreux grognements, nous avons fini tout de même par nous lever et déjeuner. Aucune discussion n'a été échangée, on était bien trop dans le brouillard pour ça. Le silence régna donc dans l'appartement durant une bonne heure, le temps qu'on se réveille complètement puis à 7h30, Noah annonça qu'il rentrait chez lui afin de se changer et de se préparer pour les cours dans une heure.Quand Noah est parti, je me suis dirigée vers la salle de bain afin de prendre une longue douche bi
J'ai failli m'étouffer en avalant sa salive. Je toussais encore sous le regard on ne peut plus sérieux de mon ami. Cependant après quelques minutes, j'ai vite compris que c'était une vraie question plutôt qu'une blague de la part de Noah.- Pourquoi tu demandes ça ?- J'en ai envie.-Tu as envie qu'on couche ensemble ? Toi et moi ?- Pas spécialement. C'est juste que ça fait longtemps que je n'ai pas eu de relation et j'avoue que je commence à être en manque de sensations fortes. On l'a déjà fait plusieurs fois et en plus, on fait croire à tout le monde qu'on est plus qu'amis. En plus, t'es canon…- J'pense qu'on est meilleurs en tant qu'amis, qu'amants, même occasionnels. Et oui toi aussi tu es canon...- Ah j'avais peur que tu oublies ! Ça n'a jamais traversé mon esprit non plus d'ailleurs de faire de toi ma sex-friend. C'est juste que je commence à m'ennuyer sexuellement. Alors, à défaut de ressentir ce frisson, au moins, je pourrais te défoncer la chatte.- Ben pourquoi tu demand
J'ai saisi un oreiller avant de le claquer sur mon visage. Je retenais mes larmes comme je pouvais mais c'était difficile. Je me suis mordue la joue pour retenir mes sanglots. Comment avais-je pu me tromper de la sorte ?Considérant que ce serait la seconde fois, je croyais avoir un peu plus d'expérience pour juger les gens maintenant. Mais j'avais pensé avoir développé un certain don pour jauger les gens mais je me suis complètement plantée avec Al. Ça faisait un mal de chien de savoir que cet homme n'avait rien de l'homme tolérant que je m’imaginais. Et ce qui me blessait le plus était de savoir que désormais, je devrais dire adieu à l'infime espoir que j'avais secrètement gardé de pouvoir un jour le rencontrer. Je serrais le coussin fort contre mon visage. J'aurais pu simplement ignorer ce trait de caractère mais j’aimais tellement Noah que savoir que l'homme pour qui j'avais des sentiments mépriserait certainement mon ami me révoltait.- Ma puce... Tu vas devoir...- Non...
Sans plus attendre, j'ai appuyé sur le message.[Bien sûr que je suis très professionnel. Je ne veux pas d'ennuis sur mon lieu de travail ! Oh, ma chère Chibby.... J'ai le déplaisir de te dire que si... Je suis orgueilleux... Mais je suis tout de même ravi que tu penses que je suis une personne gentille haha !Tu es quelqu'un d'incroyable alors c'est une chose normale pour moi de croire en toi! Et bien… Au moins, je suppose que tu seras contente d'aller en cours, même si j'avoue que cette information est quelque peu désagréable... ( Ne t'en fais pas pour ça … J'espère que ce n'est rien de grave. Que s'est-il passé si ce n'est pas indiscret?)]J'ai répondu immédiatement afin de couper court à ce que Noah s'apprêtait à me dire.[Et c'est tout à ton honneur ! Je ne peux pas croire ça en revanche... Il va falloir être plus convaincant ! Haha je ne suis pas incroyable...Mais merci quand même… Oui, haha, ce trimestre sera un vrai plaisir d'aller en cours effectivement… Pourquoi désagréable
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