LOGIN[Dark Romance psychologique/ Obsession interdite] Léonie “Léo”, 18 ans, a tout. La vie parfaite. Le dossier scolaire parfait. Le statut de fille modèle. Mais la perfection n’est qu’un masque. Chaque nuit, elle enlève ce masque derrière l’écran qui l’éclaire pour lui parler à lui. C’est un inconnu sans nom qu’elle a rencontré en ligne il y a des mois. Le seul qui voit au-delà de sa fausse perfection et qui comprend ses cicatrices les plus profondes. L’homme à qui elle confie ses pensées les plus sombres, les plus interdites. Elle tombe éperdument amoureuse d’un fantôme. Puis il débarque dans son amphi. M. Alexandre d’Aubert - le nouveau stagiaire. Regard glacial. Mots tranchants. Un homme exaspérant qui prend un malin plaisir à l’humilier devant tout le monde dès le premier jour. Elle devrait le détester. Et pourtant, un seul regard de ses yeux perçants suffit à faire s’emballer son cœur avec un désir dangereux et suffocant. Soudain, Léo est prise dans un piège psychologique. Un homme aime son âme brisée dans la sécurité virtuelle et sombre de son téléphone. L’autre méprise sa présence sous la lumière crue et impitoyable de la réalité. Et comme si son attirance interdite pour le nouveau stagiaire ne suffisait pas, elle a aussi attiré l’attention d’un autre prédateur. Déterminé à la conquérir à n’importe quel prix. Prise entre l’inconnu anonyme qu’elle désire, le stagiaire froid qu’elle méprise mais qui l’obsède, et le rival agressif qui la traque, Léo est entraînée dans un jeu sombre d’obsession et de pouvoir. Qui brisera ses défenses en premier ? [Contenu Mature / Romance Interdite / Obsession / Love-Hate / Dark Romance / Secret Identity]
View MoreJe me souviens encore du goût métallique du sang dans ma bouche. Du froid du carrelage sous ma joue. Et de sa voix.
Cette voix que j’avais autrefois trouvée rassurante, douce… presque protectrice. — Tu vois ce que tu m’obliges à faire ? dit-il calmement, comme une évidente réaction à une faute que j'aurais commise. Ses mots résonnaient dans le minuscule studio qu'il louait et où je m'étais jadis imaginé vivre la plus belle histoire d'amour. Loin du monde qui était le mien, à l'insu de mon frère. Ma vision se brouillait. Je n’arrivais plus à savoir si je tremblais à cause de la douleur ou de la peur. Je n’aurais jamais dû lui faire confiance. Jamais. — Tu m’énerves quand tu me regardes comme ça, tu sais ? Sa voix était basse. Presque calme. C’était ce qui me terrifiait le plus. Il s’approcha de moi d’un pas lent. Trop lent. Comme un prédateur certain que sa proie n’avait nulle part où fuir. Il a agrippé mon cou et avant que je puisse cligner des yeux, mon dos heurta le mur. Je sentais mon cœur battre si fort qu’il me donnait la nausée. Quelques mois plus tôt, j’aurais juré qu’il était incapable de me faire du mal. Il disait m’aimer. Il disait que j’étais différente de toutes les autres. Il disait qu’avec lui, je pouvais enfin être une fille normale et pas la princesse enfermée dans une cage dorée de l’empire financier Vauclair. J’avais été stupide au point de le croire. Je croyais encore naïvement que quelqu’un pouvait m’aimer pour qui j’étais, et pas pour mon nom, ni pour la fortune colossale de ma famille. Il disait ne pas se soucier de tout ça. Il disait me comprendre. Je l’avais cru. Quelle idiote! Je ne sais même plus à quel moment les choses ont basculé. Peut-être que les signes étaient là depuis le début et que je refusais simplement de les voir. Les regards possessifs. Les crises de jalousie. Les excuses murmurées après chaque dispute. Et puis un jour, tout a dégénéré. Cela a duré pendant des mois. Des mois à me cacher de mes amis, la honte de devoir cacher mes hématomes pour que personne ne sache ce qui se passait. Mes mensonges à répétition pour que mon frère ne sache jamais que j'avais imité sa signature et donné un faux numéro - celui de mon bourreau -, à la direction de l'internat pour pouvoir suivre ce monstre. Pendant des mois, je me suis isolée de tout et j'ai subi… jusqu'à ce fameux soir… Sa main qui se referme brutalement sur mon bras. La peur dans ma poitrine. Ma voix qui tremble. La douleur qui me coupe le souffle. — Tu ne me quitteras pas. Tu m’entends ? Sa prise se resserra. Et cette certitude glaciale : j’aurais pu mourir dans cette pièce. Si personne n’était intervenu. Édouard ne savait rien de cette “idylle maudite”. Il était convaincu que je vivais tranquillement dans les murs de l'internat. Il ne pouvait pas imaginer que j'étais enfermée dans ce studio avec cet homme qui avait cessé d’être l’homme doux dont j'étais tombée amoureuse. Non,pas amoureuse, l'homme que j'avais fantasmé. Il n'aurait jamais cru que sa petite sœur était en train de comprendre, trop tard, que l'amour pouvait se transformer en violence. Je crois que j’ai pleuré. Ou peut-être que c’était seulement le sang qui brouillait ma vision. Puis tout s’est passé très vite. Un bruit violent. Et la voix que je reconnaîtrais entre mille. — Lâche-la. Je n’aime pas repenser à ce moment précis où la porte s’est ouverte brusquement, où des voix ont éclaté, où on l’a arraché loin de moi. Tout est devenu flou ensuite. Les lumières. Les cris. Les mains qui me relevaient. Édouard , mon grand frère, n'élève jamais la voix devant moi. Jamais. Mais ce soir-là, sa voix était celle d’un homme prêt à tuer. Je n’ai même pas eu le temps de comprendre comment il avait su. Je me souviens seulement de ses bras autour de moi, me tirant loin de la bête sauvage qu'était devenu mon prince charmant. De la rage froide dans ses yeux. De la peur, pour la première fois, dans ceux de mon agresseur. Plus tard, j’ai appris que c’était mon meilleur ami, Noah, qui l’avait appelé. Il avait senti que quelque chose n’allait pas. Et Édouard était venu. Juste à temps. Il ne m’a jamais posé les vraies questions. Et moi… je ne lui ai jamais raconté toute la vérité. Parce que je sais ce qu’il ferait. Je sais ce que l’homme le plus puissant du conglomérat Vauclair serait capable de faire à quelqu’un qui a levé la main sur moi. Il le ferait probablement disparaître de la surface de la Terre. Alors je me suis tue. Mais une chose est restée gravée en moi: la honte. Parce que j'avais menti à mon frère et j'avais méprisé ses paroles: de venir à lui si quelque chose n'allait pas. Mais je l'avais tenu à l'écart de tout, à l'écart de la vérité de ma souffrance. Édouard Vauclair… mon grand frère… celui qui m’a élevée seul depuis la mort de nos parents. Celui qui porte sur ses épaules tout le poids de l'héritage financier légué par nos parents, depuis ses vingt ans. Les semaines qui ont suivies ont été horribles. J'ai cependant refusé d'aller voir un psy, je me suis murée dans le silence et l'isolement. J'ai fait des cauchemars, des nuits de terreur sous le regard impuissant et misérable de mon frère et de mes amis. J'ai refusé de me confier, je me sentais tellement sale, tellement indigne de leur amour, de leur inquiétude, de leur protection. Pas après comment je les avais ignorés alors qu'ils auraient tout fait pour m'aider. Puis, j'ai réussi à donner l'illusion d'aller mieux et j'ai fait une demande spéciale à mon frère. Je lui ai dit que je voulais quitter l’internat et le manoir familial. Changer d’air. Voir autre chose. Vivre normalement. Aller dans un lycée normal. Au milieu de gens ordinaires. Il a refusé au début, évidemment. Édouard a toujours voulu me protéger du monde entier. Des mauvaises fréquentations. Des pièges que la naïveté peut tendre. Ironique, quand on sait que c’est justement dans cet environnement trop protégé que j’ai fini par tomber dans l’un d’eux. J’ai insisté. Supplié. Argumenté. Je lui ai dit que je voulais apprendre à me débrouiller seule. Comprendre les gens. Voir les choses telles qu’elles sont vraiment, et pas à travers les murs d’un internat ou du manoir familial. Je crois qu’au fond… il a compris. Ou peut-être qu’il a simplement vu que quelque chose en moi avait changé. Édouard a passé toute sa vie à me protéger. Depuis la mort de nos parents, il est devenu à la fois mon frère, mon parent et parfois même ma prison dorée. Mais je ne voulais plus vivre enfermée. Je voulais apprendre à voir les pièges avant d’y tomber. Alors il a cédé. Aujourd’hui, je vis seule dans un appartement du centre-ville et je fréquente un lycée normal, un endroit où se croisent toutes les classes sociales. Un endroit où personne ne me regarde comme une héritière fragile qu’il faut enfermer dans une cage dorée. Un endroit où je peux observer les gens tels qu’ils sont vraiment. Les faux sourires. Les regards intéressés. Les mensonges. Je ne suis plus la fille naïve d’autrefois. Du moins… j’essaie de m’en convaincre. Cette fille qui confond l’amour avec la possession. Et même si les garçons me tournent autour — parce que oui, ils le font — je n’ai aucune envie de retomber dans ce genre d’histoire. Mon traumatisme est encore là. Bien vivant. Pourtant… quelqu’un occupe mes pensées depuis quelque temps. Quelqu’un que je n’ai jamais rencontré. Quelqu’un qui ne connaît pas mon monde, ni mon nom, ni le poids qu’il représente. Quelqu’un qui, au fil des conversations, a réussi à apaiser un peu les cicatrices laissées par le passé. Un inconnu. Un homme qui existe seulement derrière un écran. Et, étrangement… c’est peut-être la personne la plus réelle de toute ma vie en ce moment.Le bruit d'un coup frappé contre la porte résonna dans l'appartement.J'ai sursauté si violemment qu'une douleur traversa ma nuque.BANG. BANG.Les coups retentirent à nouveau, plus forts, plus proches, et leur écho se propagea dans les murs comme un grondement. Chaque impact semblait faire vibrer le sol sous moi. Mon cerveau cessa de distinguer le présent du passé.Mon souffle se coupa complètement.Non, pas encore.J'ai senti la panique gagner un nouveau degré, plus profond, plus sauvage. Mon cœur battait si vite que j'eus l'impression qu'il allait exploser. Un bourdonnement envahit mes oreilles, couvrant presque tous les autres sons. Pourtant, les coups continuaient de résonner, lourds, menaçants, inévitables.BANG.Un sanglot déchirant s'échappa de ma gorge.Je me suis plaqué davantage contre le sol, mes mains agrippant ma tête avec une force douloureuse, comme si je pouvais empêcher les souvenirs d'y entrer. Mon corps entier tremblait désormais. Mes dents claquaient. Mes doigts é
J'ai éclaté de rire. Mon ami était vraiment quelqu'un de très spécial...il préférait de loin enchaîner les coups d'un soir que de se mettre en couple et si un homme devenait un peu trop entreprenant, il prenait la poudre d'escampette. Noah avait peur de l'engagement.J'ai décidé de faire de mon mieux pour l'aider à dépasser cette peur et cela m’aiderait aussi à me vider la tête car pour le moment, il n'y avait pas que Noah qui ne savait pas quoi faire. Moi non plus ne savais pas quoi faire avec mes sentiments pour Alexandre. Je ne savais même pas si je devais faire quelque chose, alors m'occuper des problèmes de mon ami était quelque chose que je faisais avec grand plaisir. Noah était quelqu'un qui avait toujours veillé sur moi, qui m'avait toujours protégée. [ Alors Noah on se calme, s'il te plaît... Pour l'instant, je te demanderai de ne pas te montrer impoli envers ce garçon et de lui laisser au moins l'opportunité de te cajoler pour ce matin. Pas que tu doives absolument le r
“Les sentiments que nous feignons, nous finissons par les éprouver et les pensées sont les ombres de nos sentiments.”Alexandre s'est endormi sur ces pensées pas loin de la réalité qu'il vivait.Il s'est rappelé des mots de sa mère quant à ses sentiments pour Léonie et de la réponse qu'il lui avait donnée. Maintenant, une chose est sûre, c'est que la réalité l'a rattrapé et la vérité l'a tout autant frappé, c'en est presque risible.Il avait cherché à fuir ses sentiments et malgré toute la véhémence de ses convictions, il s'était retrouvé devant le mur de son cœur qui ne battait que pour une certaine jeune femme un peu trop audacieuse.Il aurait voulu justifier l'attirance qu'il a pour Léonie par son côté pervers mais au final, il ne recherchait pas juste ce plaisir charnel non - il n'était pas comme Alban qui voulait toucher son ange juste pour assouvir ses penchants. Lui voulait l'aimer et c'est là, la différence entre juste désirer et aimer...et il est sûr d'aimer cette fille.O
Pov Alexandre :Quand Alexandre arriva chez lui après être parti de chez Léonie, il se dirigea immédiatement vers sa chambre. Là, il laissa tomber son lourd manteau au sol, défit rapidement les boutons de sa chemise qu'il laissa également choir sur le sol dans un bruit sourd et enfin il enleva son pantalon et son caleçon. Son sexe douloureusement tendu depuis déjà bien trop longtemps lui rappelait qu'il n'était qu'un homme et que de voir Léonie alanguie et offerte l'avait excité plus qu'il ne l'avait jamais été. Alors une fois totalement nu, il se dirigea gracieusement dans sa salle de bain, alluma l'eau de la douche et se glissa à l'intérieur. Après une douche froide, il sortit de la salle de bain et se sécha puis enfila un caleçon propre. Il se glissa dans son lit et s'étendit de tout son long. Son érection était douloureuse. Son bas ventre le tiraillait vivement et la tension dans son corps ne demandait qu'à sortir alors il prit son sexe en main et commença de lents va et vien
Quand Alexandre se réveilla le lendemain matin, il était pratiquement dix heures et il se dirigea immédiatement sous la douche. L'eau chaude lui fit un bien fou et finit également de le réveiller. Après avoir enfilé une chemise noir, un pantalon noir et des chaussettes, il se rendit dans le petit s
Alexandre resta seul au salon avec ses pensées.Il se leva et commença à faire les cent pas. Apparemment, il y a eu méprise entre eux… On dirait qu'il s'agit d'un énorme malentendu qui ne pourra être résolu qu'en parlant.Il a soupiré, se souvenant de leur rencontre dans la salle des professeurs.
J'ai fermé les yeux, essayant de ne pas exploser. J'essayais vraiment - vraiment très fort -, de réguler mes émotions. J'aurais dû m'en douter.Pour ma propre santé mentale, j'ai tourné le dos sans me donner la peine de répondre à cet énergumène. J'étais sur le point de sortir quand Alban me coin
Sur le chemin vers la salle des professeurs, j'ai remarqué une silhouette noble et charismatique. Reconnaissant d'Aubert, j'ai rapidement baissé les yeux. Je me suis décalée sur le côté, rasant presque le mur.Je savais qu'il m'avait remarquée mais je savais également qu'il n'essaierait pas d'éch












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