LOGINSamedi matin. Neuf heures trente.
Le stade municipal du seizième arrondissement n'a rien de spectaculaire, ce terrain de foot ordinaire entouré de tribunes modestes, ces gradins en béton où s'installent, chaque samedi, une trentaine de parents venus encourager leurs enfants avec cette ferveur particulière
POV RaphaëlVendredi après-midi. Quinze heures.Je trouve mon père, ce vendredi, installé dans le salon de son appartement, cette même amélioration visible dans sa posture, ces derniers mois, cette santé qui continue, patiemment, de se reconstruire, malgré les séquelles qui persistent, encore, discrètement, dans certains de ses gestes, cette légère raideur dans la main droite qu'il dissimule, toujours, avec cette même dignité qui le caractérise depuis toujours.Une infirmière, que je croise, dans le couloir, en sortant de l'ascenseur, me confirme, brièvement, que ses derniers examens sont, plutôt, encourageants, cette même prudence, cependant, qu'elle glisse, aussitô
POV NaïaJeudi soir. Vingt-deux heures.La réunion du conseil s'est terminée, il y a une heure, à peine, cette même tension qui persiste, encore, dans mon corps, tandis que je referme, doucement, la porte de la chambre de Mathis, cette même respiration régulière que j'ai vérifiée, quelques instants plus tôt, avant de m'éloigner, silencieusement, vers le salon.Vingt-cinq pour cent.Ce chiffre continue de tourner, obstinément, dans ma tête, depuis ce matin, cette même précision froide avec laquelle j'ai, méthodiquement, décortiqué, tout au long de la journée, chacune des clauses de cette offre publique, cherchant, sans
POV RaphaëlJeudi matin. Huit heures.Thomas fait irruption, dans mon bureau, ce matin, sans même prendre la peine de frapper, préalablement, cette même urgence dans ses gestes qui m'apprend, immédiatement, que la journée qui commence s'annonce, déjà, particulièrement lourde.—Solacia vient de lancer une offre publique d'achat officielle, dit-il, sa voix légèrement essoufflée. Pas seulement sur douze pour cent. Sur vingt-cinq pour cent du capital total du groupe Fontaine.Je me redresse, immédiatement, cette même tension qui traverse, brutalement, tout mon corps devant l'ampleur de cette annonce.&mdas
POV NaïaMercredi soir. Dix-neuf heures.Je rentre, ce soir, avec cette même fatigue habituelle qui accompagne, désormais, chacune de mes journées, mais accompagnée, également, de cette légèreté nouvelle qui persiste, encore, en moi, depuis ce message que Raphaël m'a envoyé, hier matin, cette même sincérité qui avait, alors, suffi à apaiser, progressivement, cette blessure qu'il avait, sans le vouloir, ravivée.Nous en avons reparlé, longuement, hier soir, cette même conversation apaisée qui avait, finalement, permis de dénouer, patiemment, cette tension accumulée entre nous, cette compréhension mutuelle, enfin retrouvée, entre son besoin de me p
POV ThéoMardi après-midi. Seize heures.Le message de Raphaël est arrivé, il y a deux heures, cette même sécheresse dans sa formulation qui ne lui ressemble, absolument, pas, d'habitude.Il faut qu'on parle. Aujourd'hui. Viens à mon bureau.Je relis, encore, ces quelques mots, assis dans ma voiture, garée, désormais, depuis dix minutes, devant le siège du groupe Fontaine, cette même incapacité à sortir du véhicule qui persiste, encore, en moi, malgré cette urgence évidente que trahit, précisément, ce message.Je sais, sans le moindre doute, ce qu'il a découvert.
POV RaphaëlMardi matin. Sept heures.Je me réveille, seul, dans notre lit, cette même absence de Naïa qui m'apprend, immédiatement, qu'elle a préféré passer la nuit ailleurs dans l'appartement, cette même distance qui persiste, encore, entre nous, depuis cette dispute d'hier soir.Je la trouve, quelques instants plus tard, dans la cuisine, déjà habillée, cette même détermination sur son visage qui trahit, clairement, qu'elle n'a, absolument, pas changé d'avis durant la nuit.—Bonjour, dis-je, cette même prudence dans ma voix que j'applique, désormais, systématiquement, aux lendemains de conflit.







