LOGINElle se leva. Il se releva avec elle, la fit pivoter doucement, et commença à défaire les boutons dans son dos. Il ne se pressait pas. Il prenait tout son temps. Chaque bouton était une étape, chaque centimètre de peau dévoilé était une découverte. La robe glissa sur ses épaules, sur ses hanches, tomba à ses pieds dans un froissement soyeux. Elle était debout devant lui, en sous-vêtements de dentelle blanche, vulnérable et offerte.— Tu es belle, dit-il d’une voix grave, presque religieuse. Plus belle que tout ce que j’ai vu. Plus belle que les aurores sur le désert, plus belle que les couchers de soleil sur l’océan. Tu es mon refuge. Ma douceur. Mon sucre.Il la prit par la main, la conduisit jusqu’au lit, l’allongea sur les draps de soie ivoire. Puis il la dévêtit entièrement, avec la même lenteur rituelle, en prenant soin de ne rien brusquer, de ne rien précipiter. Chaque sous-vêtement retiré était une offrande. Chaque caresse était une prière. Quand elle fut nue, il s’écarta un in
— Madame Lémek, murmura-t-il contre sa bouche.— Mon amour, répondit-elle.Les applaudissements éclatèrent dans la salle. Chloé applaudissait, les yeux humides, le sourire crispé. Malik applaudissait aussi, un sourire étrange aux lèvres, un sourire qui ressemblait à celui d’un homme qui savoure une victoire secrète. La mère de Lémek, dans son fauteuil roulant, hochait la tête doucement, les yeux perdus dans le vague.Rebecca ne voyait rien de tout cela. Elle ne voyait que Lémek, son mari, qui la tenait par la main et la guidait vers la sortie de la salle. Les portes s’ouvrirent sur le perron de la mairie, et une pluie de pétales de roses s’abattit sur eux, lancée par les invités. Le soleil de midi les éblouit, les oiseaux chantaient dans les arbres du square voisin, et Paris resplendissait de tous ses feux.— Madame Lémek, dit-il en lui prenant le bras pour descendre les marches.— Mon amour, répondit-elle en posant sa tête contre son épaule.Le photographe qu’ils avaient engagé pour
Il la guida à l’intérieur de la mairie. La salle des mariages était une pièce solennelle, avec ses boiseries sombres, ses tentures rouge et or, son plafond à caissons peint de scènes allégoriques représentant la République et ses vertus. Les grandes fenêtres en ogive laissaient entrer une lumière dorée qui tombait en cascades sur les bancs de bois ciré et faisait scintiller les dorures des cadres accrochés aux murs. Tout respirait le sérieux, la dignité, l’importance du moment.L’assemblée prit place. Chloé se tenait à la droite de Rebecca, dans une robe vert pâle qui faisait ressortir ses yeux. Elle s’efforçait de sourire, de jouer le jeu, de faire bonne figure. Mais ses yeux, ses yeux perçants de journaliste, ne cessaient de détailler Malik, d’étudier son attitude, son regard, sa façon de se tenir. Quelque chose la dérangeait chez cet homme, quelque chose qu’elle n’arrivait pas à nommer. Elle avait cherché son nom dans les registres militaires, comme elle avait cherché celui de Léme
Rebecca prit son bouquet, un arrangement simple de roses blanches et de lavande, et se dirigea vers la porte. Sur le seuil, elle s’arrêta, se retourna, jeta un dernier regard à son appartement. Elle avait l’impression de quitter une partie d’elle-même, de tourner une page, de refermer un chapitre. Ce soir, elle reviendrait ici, mais elle ne serait plus la même. Elle serait une femme mariée. Une épouse. Madame Lémek.Dans l’escalier, Chloé la tenait par le bras, l’aidait à ne pas trébucher sur sa robe. Dehors, une berline noire les attendait, conduite par un chauffeur en livrée que Lémek avait engagé pour l’occasion. Le soleil brillait haut dans le ciel, les oiseaux chantaient dans les arbres, et Paris scintillait de tous ses feux.La mairie du quatorzième arrondissement était un bâtiment imposant, avec une façade en pierre blanche et un fronton sculpté. Des invités attendaient sur les marches, peu nombreux, comme Lémek l’avait souhaité. Il y avait là quelques collègues de Rebecca, des
Elle prit son petit-déjeuner dans la cuisine, debout, incapable de rester assise. Un café noir, une tartine de pain beurré, un verre de jus d’orange. Elle n’avait pas vraiment faim, mais elle savait qu’elle aurait besoin d’énergie pour la journée qui l’attendait. La cérémonie était prévue à onze heures à la mairie du quatorzième arrondissement, suivie d’un déjeuner dans un restaurant discret du quartier, choisi par Lémek. Une célébration intime, comme il l’avait souhaité. "Pour ma sécurité", avait-il dit. "Moins il y a de monde, moins il y a de risques."À neuf heures, Chloé arriva, les bras chargés de sacs et de trousses de maquillage. Elle avait insisté pour être là, pour aider Rebecca à se préparer, pour jouer le rôle de témoin et de demoiselle d’honneur malgré leurs récentes querelles. Leur réconciliation, lors de l’enterrement de vie de jeune fille, était encore fragile, mais elle tenait. Elles avaient décidé d’un commun accord de ne plus parler de Lémek, de ne plus évoquer les s
— Demain, dit-il en faisant glisser la bretelle de son débardeur, demain, tu porteras une robe blanche. Demain, tu seras une mariée. Mais ce soir, tu es nue. Tu es vraie. Tu es toi.— Je suis à toi. Mariée ou pas, je suis à toi.— Et moi, je suis à toi. Corps et âme. Pour toujours.Il l’allongea sur le lit, se pencha au-dessus d’elle, et l’aima. Cette nuit-là, il n’y eut ni urgence, ni animalité, ni violence. Il y eut de la tendresse, de la lenteur, de la dévotion. Il la touchait comme on touche une relique, comme si son corps était sacré, comme si chaque caresse était une prière. Il voulait tout d’elle, et il lui donnait tout. Chaque baiser était une promesse, chaque frisson était un serment.— Tu es si douce, murmura-t-il contre son oreille. Si sucrée. Demain, tu seras ma femme. Mais ce soir, tu es encore ma maîtresse. Ma maîtresse sucrée. La seule. L’unique.Elle jouit dans un long cri étouffé, les doigts crispés sur ses épaules, le corps secoué de spasmes. Il la suivit quelques in







