LOGINNicolas se leva, fit le tour de la table et se positionna derrière Vincenzo.— Comment se fait-il que vous continuiez de respecter cet homme ? Si nous en sommes là, c’est parce qu’il a confondu amour et business. C’est un homme faible. Juste parce que j’ai attaqué sa copine, il a osé tuer mon frère. Messieurs, voici ce que je veux : j’aimerais que vous tous ici, vous travailliez pour moi, imposa Nicolas.Le clan Bellini échangea des regards.— Oui, vous m’avez bien entendu. Loin de là, Osi doit prendre le règne de la drogue dans vos territoires. Vous serez simplement les fournisseurs, certes, mais lui, il va occuper vos territoires. Quant à toi, Dimitri, ce sera la même chose.— C’est impossible, s’imposa Mateo en se levant.— Tu n’as pas idée de qui nous sommes, bondit Dimitri de son côté.— Y a-t-il d’autres choses ? demanda Santiago.Nicolas sourit.— Oui, monsieur. J’aimerais que la compagne de Vincenzo passe une nuit avec moi et que Vincenzo soit à mon service. Je veux être le ro
La question fit l’effet d’une bombe dans le cœur d’Élise.— Je... je..., balbutia-t-elle. Que racontes-tu, Vincenzo ? Cet homme a failli me tuer. Je ne ferai jamais une alliance avec lui, à grand jamais. Tu ne me fais pas confiance, c’est ça ?— Je n’ai jamais dit ça, Élise. Je voulais juste être sûr que tu n’y es pour rien.— Tu peux avoir la conscience tranquille, je n’y suis pour rien. Tu devrais me croire.Vincenzo lui serra la main.— Je te crois, Élise ! Je te crois ! À présent, je pense que tu es la seule en qui je pourrais avoir le plus confiance.— Je ne trahirai jamais ta confiance, tu peux en être sûr.Vincenzo se contenta simplement de sourire. Cette nuit-là, les deux franchirent la porte de leur terre promise. Contrairement à Vincenzo, qui s’était plongé directement dans le sommeil, Élise, elle, était restée là, éveillée, à se demander si Vincenzo l’avait démasquée, s’il était au courant que c’était elle qui était derrière tout ceci.Ne trouvant pas le sommeil, elle se le
Vincenzo sortit son téléphone portable, entra dans sa messagerie et envoya un message aux parrains. Ces derniers, après consultation, le supprimèrent automatiquement.À tour de rôle, ils se levèrent et quittèrent la maison sans ajouter un mot de plus.Après leur départ, Vincenzo se retrouva seul dans sa salle de sport. Il voulait évacuer un peu le stress, ainsi que la colère qui montait en lui. Il donna des coups de poing au sac, en pagaille, tout en murmurant le nom de Nicolas. Cela dura de longues minutes avant qu’il ne s’arrête et ne s’assoie.— Cobra, j’aimerais que tu fasses quelque chose pour moi, fit-il.— Je vous écoute, monsieur.— Tu es au courant qu’il y a un traître parmi nous ? demanda Vincenzo.— Oui, monsieur, je vous ai entendu le dire à la réunion.— J’aimerais que tu gardes un œil sur nos hommes, surveille-les correctement.— Et Élise ? demanda Cobra.— Comment ça, Élise ? Je parle simplement de tes hommes, Cobra.— Monsieur, vous ne pensez pas qu’elle peut être une
Nicolas se leva, déposa sa cigarette au sol et l’écrasa. Il s’approcha ensuite des ambulances avec Osi. Tous deux vérifièrent le contenu. Tout était dedans, comme Élise l’avait dit.— C’est du lourd, lança Osi. Je n’aimerais pas être à la place de ses hommes en ce moment.— Je vais montrer à ses hommes que c’est moi qui gouverne.— Qu’allons-nous faire maintenant ? As-tu un plan ?Nicolas ne dit rien. Il sortit simplement son téléphone portable, entra dans ses contacts et lança un numéro.***Mateo et Dimitri venaient de franchir la cour de Vincenzo, avec les yeux remplis de colère. Les autres parrains, informés de la situation, se trouvaient déjà chez lui également.— Comment ça s’est passé ? demanda Vincenzo.— Pour dire vrai, je n’en sais même pas, répondit Mateo. Ces ambulanciers agissaient comme les autres : mêmes couleurs de voiture, mêmes procédés, comme s’ils étaient au courant de tout.— Qui peut être responsable de ce coup ? demanda Johnson.— Je pense que...Au même moment,
Élise ne fit plus rien. Nicolas arrêta le taxi devant un petit supermarché. Élise ouvrit la porte. Au moment de sortir, la voix de Nicolas la rattrapa.— Merci, Élise.Elle hocha la tête et sortit. Nicolas s'éclipsa.***Une semaine plus tard...Le port de New York avait accueilli ce matin quinze ambulanciers, tous venus dans l'unique but de transporter la drogue. Dès que le conteneur fut posé au sol, Mateo vérifia si c'était réellement sa drogue, Dimitri ses armes. Après s'être rassurés tous les deux, ils ordonnèrent le chargement. Des hommes en treillis corrompus étaient positionnés dans les quatre coins du port, prêts à stopper leurs collègues non corrompus qui viendraient semer de la zizanie.Le chargement dura des heures avant d'être terminé. Les ambulanciers se mirent en route.Quelques minutes après leur départ, quinze autres ambulanciers firent leur apparition. Mateo et Dimitri, qui se trouvaient toujours sur les lieux en train de discuter avec les policiers corrompus, furent
Pendant qu'ils échangeaient, Élise était assise sur le canapé de l'autre côté, tendant correctement l'oreille. Elle avait tout enregistré dans sa tête, mot pour mot. Après quelques minutes de discussion supplémentaire, les parrains se retirèrent. À peine avaient-ils quitté le domicile de Vincenzo que la pluie fit son entrée spectaculaire. Elle passa toute la nuit à tomber, comme si elle pleurait. Élise s'était blottie dans les bras de Vincenzo, profitant de sa chaleur.Le lendemain, Élise chercha une ruse pour quitter la maison. Elle avait prétendu aller faire quelques courses pour la maison. Vincenzo avait essayé de la convaincre de prendre un homme avec elle, mais elle avait refusé. Elle voulait y aller seule, sans garde du corps. Vincenzo n'eut pas d'autre choix que de respecter sa décision.Debout au bord de la voie, un taximan se gara à côté d'Élise. Elle regarda autour d'elle avant d'entrer à l'intérieur. Le chauffeur, sans même demander sa destination, se mit en route. Après qu
À peine avait-elle franchi la porte de sa chambre que son téléphone portable se mit à sonner. Elle s’arrêta un instant, regardant le téléphone portable comme si c’était lui aussi un assaillant. Elle hésita un instant avant de décrocher.— Vos hommes que vous m’avez envoyés sont tous à ma portée, cr
Nicolas ne broncha plus. Les mains tremblantes, il déposa le couteau sur la table, saisit sa chaise et la jeta de l'autre côté de la pièce. La chaise se fracassa en mille morceaux. Tous les autres baissèrent ensuite leurs armes.Vincenzo se leva.— L'heure n'est plus au dialogue. Venir ici était un
Soudain, les trois voitures s’arrêtèrent devant la maison. Les gardes à l’extérieur furent maîtrisés en un instant. Une fois le portail ouvert, ils commencèrent à tirer sur tout ce qui bougeait. Les tirs retentissaient de tous les côtés. Les hommes d’Osi tombaient n’importe comment, dans tous les s
La voiture qui avait pris Élise s’immobilisa devant un appartement. Le conducteur coupa le moteur, descendit et ouvrit la portière.— Madame !Élise sortit. Il referma la porte.— Passez une bonne journée.— Vous aussi.Il remonta dans la voiture, démarra et repartit.Après s’être assurée qu’il éta







