LOGINÉlise vida son verre de champagne d’un bond et le déposa sur la table.
Vincenzo fit un signe de la main à ses hommes, mais cette dernière refusa.
— Je pense que je vais m’arrêter là pour l’alcool.
— Si vous ne voulez pas d’alcool, je peux vous commander un soda. Je n’aimerais pas être en train de boire pendant que vous, non.
— Non, ça ne me dérange guère, fit-elle en laissant échapper un large sourire. Alors, où en étions-nous ?
— Je vous demandais où vous avez appris à vous battre, rappela Vincenzo.
— Mon père est coach, répondit-elle.
— Coach ?
— Oui, coach de bosseurs. Il entraîne des gens à devenir des bosseurs professionnels.
— Il doit être un ancien bosseur, j’imagine ?
— Oui, c’est ça.
— Comment s’appelle-t-il ?
— Osmond Bor.
— Bon Dieu, vous êtes la fille d’Osmond ?
— Oui, vous le connaissez ?
— Bien sûr que je le connais. Enfin, je le connaissais. Quand j’étais encore gamin, mon père voyageait pour voir ses combats, il m’emmenait avec lui. Comment va-t-il ?
— Il est mort il y a quelques mois déjà, murmura Élise en laissant apparaître sur son visage une tristesse remarquable pour une menteuse.
— Mes sincères condoléances.
— Merci. Ça a été douloureux pour la famille, mais nous tenons le coup.
— Vous devez être fière, il vous a transmis son côté de bosseur.
— C’est vrai. Vous avez parfaitement raison.
Soudain, le téléphone portable d’Élise retentit. Elle s’empressa de le sortir de son sac et vérifia le correspondant.
— Excusez-moi, je dois répondre.
— Vas-y, ordonna Vincenzo.
Elle se leva, fit quelques pas loin de Vincenzo et décrocha.
— Allô, ce n’est pas le moment de discuter, murmura-t-elle.
— Tu as réussi à entrer en contact avec la cible ?
— On en reparlera plus tard.
Elle ne laissa même pas le temps à son correspondant de répondre avant de raccrocher. Elle retourna à sa place.
— Il est temps de rentrer, fit-elle.
— Moi qui pensais vous inviter chez moi cette nuit, regretta Vincenzo.
— Une autre fois peut-être.
— Non, j’insiste. Pour cette fois-ci, je me permettrai de vous emmener de force.
Élise sourit.
— Dois-je comprendre que je n’ai pas le choix ? demanda-t-elle.
Vincenzo ne dit plus rien. Il se leva, s’approcha d’elle et lui murmura quelques mots à l’oreille avant de prendre la sortie.
Élise sourit à son tour, se leva et suivit la cavalerie de Vincenzo.
Arrivés dehors, Cobra ouvrit la portière de la deuxième voiture. Élise s’y glissa avant que Vincenzo ne puisse y entrer à son tour.
Les trois voitures vrombissèrent au même moment avant de s’élancer sur la voie, l’une après l’autre.
Au bout de quelques minutes, les voitures s’arrêtèrent devant un immense portail. Cobra s’approcha, saisit ensuite quelques codes avant que ce dernier ne s’ouvre sur une immense forteresse.
Des hommes armés étaient disposés à l’entrée.
Ils roulèrent à nouveau pendant plusieurs minutes, franchirent encore trois portails différents avant d’arriver devant un immense manoir.
Contrairement à celui de Nicolas, ce manoir s’étendait sur des kilomètres. On pouvait le diviser par quatre et en attribuer un à Nicolas, tant c’était grandiose. Des hommes ? Il y en avait partout. Élise était sans voix.
Ce Vincenzo n’était pas celui que Nicolas et les autres lui avaient décrit, c’était au-delà de son imagination.
Dès que les portières furent ouvertes, une dizaine d’hommes se précipitèrent pour accueillir leur patron. C’était un accueil hors du commun.
D’ailleurs, c’était la première fois qu’Élise faisait face à un spectacle aussi remarquable.
Au moment de rentrer, l’une des ménagères s’empressa de prendre sa veste, une autre ses chaussures, tandis qu’une troisième disposait des babouches au sol.
Le séjour était un paradis. Tous les meubles étaient en or.
Le séjour à lui seul suffisait déjà pour surpasser le manoir de Nicolas, tant il était vaste. Élise n’arrêtait pas de regarder autour d’elle.
Le salon était équipé de plusieurs caméras.
À gauche, un grand bar ; sur les étagères, des bouteilles de grandes marques, des whiskys, du champagne. Un homme y était spécialement affecté.
À droite, trois grandes tables avec des chaises en or autour de chacune.
— Mademoiselle, je vous sers quoi ? demanda l’une des ménagères.
Ce fut à ce moment-là qu’Élise quitta son monde de contemplation.
— C’est bon, je n’ai besoin de rien pour l’instant.
La ménagère acquiesça et disparut. Vincenzo s’approcha d’Élise et lui tendit la main. Sans dire un mot, cette dernière la lui rendit.
Ils montèrent les marches. Élise contemplait chaque recoin.
Arrivés devant une chambre où deux hommes se tenaient à la porte, Vincenzo leur fit un signe de la main et ils se retirèrent.
— Pourquoi tu leur as demandé de partir ?
— Je voulais être seul avec toi un instant.
Il ouvrit la porte et Élise entra. Une grande fraîcheur l’accueillit. La chambre était bien rangée, chaque chose à sa place : les costumes soigneusement disposés, les chaussures de marque alignées sur chaque rangée, des montres de qualité, des parfums coûteux.
Élise parcourait chaque étagère.
Elle quitta la chambre et tomba sur un séjour attenant. Elle fut à nouveau surprise de remarquer que même là, les meubles étaient encore en or, avec un bar semblable à celui du bas.
— Comment trouves-tu les lieux ?
— Je suis épatée, fit-elle. Tu es vraiment ordonné.
— Pour un homme influent comme moi, c’est la moindre des choses à faire.
— Tu marques un point sur ce côté.
Vincenzo se rapprocha d'Elise et la tira vers lui. Les yeux d'Elise se fermèrent lentement à l'approche de l'odeur puissante dégagée par Vincenzo, son odorat étant exceptionnel.
— Je te veux ce soir, murmura-t-il.
Elise ne résista pas, s'accrochant au cou de Vincenzo. Il la souleva et la porta jusqu'au lit, la déposa délicatement avant de monter à son tour.
En quelques minutes, tous deux se retrouvèrent nus, leurs vêtements ayant disparu mystérieusement.
Vincenzo parcourut le cou d'Elise de sa langue, descendit doucement vers ses seins, les saisit, les caressa avant de remonter.
Elise bougeait la tête dans tous les sens, stimulant Vincenzo à aller plus intensément.
À un moment donné, elle repoussa Vincenzo, se redressa et prit son membre dans sa main. En le fixant droit dans les yeux, elle le prit en bouche et entama des mouvements variés.
La chaleur émanant d'Elise captivait Vincenzo. Il était transporté de bonheur par la fellation prodiguée par Elle, une sensation jamais égalée. Elise fit une pause, glissa sa langue jusqu'aux testicules et les suça avec douceur. Elle se sentait pleinement à sa place.
Soudain, elle se redressa, monta sur Vincenzo et enfonça son membre en elle. Elle bougeait les hanches avec une habileté remarquable, utilisant ses anciens talents de danseuse pour tournoyer dans toutes les directions, offrant à Vincenzo un moment intense. Leurs voix s'élevaient en harmonie, exprimant leur plaisir sans retenue. Vincenzo était comblé.Au pic de l'extase, Vincenzo prit le contrôle en renversant Élise. Il accéléra le rythme, intensifiant les mouvements de va-et-vient, tandis qu'Élise gémissait, hurlait, et griffait Vincenzo passionnément.Malheureusement, le changement de position retarda l'orgasme attendu de Vincenzo.Élise, elle, fut la première à atteindre le sommet du plaisir. Vincenzo poursuivit son effort, et cinq minutes après Élise, il atteignit à son tour l'orgasme.Cette nuit-là, pour la première fois de sa vie, Vincenzo ressentit une satisfaction qu'aucune de ses conquêtes précédentes ne lui avait procurée. Élise se révéla être une partenaire incomparable, ma
Élise vida son verre de champagne d’un bond et le déposa sur la table. Vincenzo fit un signe de la main à ses hommes, mais cette dernière refusa.— Je pense que je vais m’arrêter là pour l’alcool.— Si vous ne voulez pas d’alcool, je peux vous commander un soda. Je n’aimerais pas être en train de boire pendant que vous, non.— Non, ça ne me dérange guère, fit-elle en laissant échapper un large sourire. Alors, où en étions-nous ?— Je vous demandais où vous avez appris à vous battre, rappela Vincenzo.— Mon père est coach, répondit-elle.— Coach ?— Oui, coach de bosseurs. Il entraîne des gens à devenir des bosseurs professionnels.— Il doit être un ancien bosseur, j’imagine ?— Oui, c’est ça.— Comment s’appelle-t-il ?— Osmond Bor.— Bon Dieu, vous êtes la fille d’Osmond ?— Oui, vous le connaissez ?— Bien sûr que je le connais. Enfin, je le connaissais. Quand j’étais encore gamin, mon père voyageait pour voir ses combats, il m’emmenait avec lui. Comment va-t-il ?— Il est mort il
Vincenzo fit un signe de la main. Cobra prit la bouteille, l’ouvrit, remplit le verre et le tendit à Vincenzo. Ce dernier en prit deux gorgées, reposa le verre, puis se leva et s’approcha de la vitre. Il voulait savourer le spectacle qui s’offrait à lui en bas.— Vous voulez qu’on change la musique ?— Non, Cobra, répondit-il. C’est très bien ainsi.De loin, quelque chose attira l’attention de Nelson. En bas, une jeune fille, bien habillée, assise au bar, se faisait harceler par trois hommes. Elle ne fit rien. Elle se contenta simplement de prendre le verre qui se trouvait devant elle.Soudain, l’un d’eux tira ses cheveux. Énervée, elle se retourna, le saisit par le bras et l’envoya violemment de l’autre côté. Alertée par la scène, toute la foule resta figée, libérant de l’espace autour de l’héroïne qui offrait un véritable spectacle de combat. Le deuxième homme se jeta sur elle. Elle esquiva son coup et lui asséna un puissant coup de pied en bas. Le choc fut si violent qu’il resta a
Nelson, numéro sept, était le nettoyeur. Il s’occupait de faire disparaître toute trace compromettante, veillant à ce qu’aucune preuve, aucun meurtre, ne puisse être relié à un membre de la bande.— Espérons juste qu’elle soit vraiment compétente, dit Liam.Liam était le numéro deux. Le petit frère de Nicolas. Avocat de la bande, il avait étudié le droit, spécialisé en criminalité. Défendre les autres, empêcher qu’un membre dorme en prison, telle était sa mission. Il n’avait jamais perdu un procès. Criminel ou non, lorsqu’on faisait appel à lui, il trouvait toujours une solution. Le sang Caputolo avait fait de lui un avocat redoutable. Mais Liam n’était pas seulement un homme de loi : les menaces et la contrainte faisaient aussi partie de ses spécialités.— Je vous comprends tous, admit Nicolas. Je vous promets que vous ne serez pas déçus de mon choix. Elle va gérer.Au même moment, la porte du séjour s’ouvrit. L’un des hommes de Nicolas entra, s’approcha de lui et murmura quelques mo
Le grand portail de la prison s’ouvrit sur Élise. Lentement, elle sortit de la cour, s’arrêta un instant et se retourna pour regarder cet endroit qui lui avait volé trois longues années, cet endroit qui était prêt à la faire disparaître à jamais. Elle n’avait jamais cru pouvoir respirer un jour l’air de la liberté. Elle ferma les yeux et inspira profondément.À peine les rouvrit-elle qu’une voiture Range Rover blanche s’immobilisa devant elle.La portière arrière s’ouvrit et un jeune homme, habillé d’un tricot et d’un jean, en sortit puis s’approcha d’elle.— J’espère que je ne suis pas en retard ? demanda-t-il.— Qui êtes-vous ?— Je suis là pour vous conduire à destination, de la part de Nicolas. Laissez-moi prendre votre sac.Le jeune homme essaya de prendre le sac d’Élise, mais cette dernière refusa.— Ce n’est pas la peine, je garderai mon sac moi-même.Il n’insista pas, ouvrit la deuxième portière arrière et invita Élise à monter. Elle le regarda quelques minutes avant d’entrer
Cet après-midi-là, le soleil braquait ses rayons sur la haute prison de surveillance de New York.Les détenues, chacune allongée dans sa cellule, se plaignaient de la chaleur étouffante qui y régnait. Certaines agitaient leurs vêtements comme des éventails, d’autres quelques objets trouvés çà et là.Parmi tout ce vacarme se trouvait Élise, une jeune femme à la beauté dorée, à laquelle peu pouvaient résister. Orpheline de père et de mère, Élise n’avait trouvé sa voie que sur scène, dans la danse.Elle était stripteaseuse professionnelle. Danser sur les pistes était devenu son monde. Elle y trouvait du plaisir et gagnait sa vie ainsi. Puis vint le jour où tout s’écroula. Ce soir-là, un homme l’avait invitée à une danse privée dans une chambre d’hôtel.Elle avait refusé, mais il s’était montré insistant, lui promettant le double de son tarif habituel. Finalement, elle finit par céder. Une fois dans la chambre, elle se déshabilla et commença à danser.Voir Élise à moitié nue mit l’homm







