MasukPDV d'EliosJe n'avais pas dormi. Pas par stress. Par bonheur.Quand le soleil apparut derrière les rideaux, la maison vibrait déjà : des pas pressés, des rires, le parfum des fleurs qu'on accrochait aux murs, des voix qui s'appelaient. Et au centre de tout, son absence.Léa.La femme qui, dans quelques heures, deviendrait mon épouse.Je me regardai dans le miroir. Costume sombre, boutons de manchette de ma mère, le nœud papillon que Victor tentait d'ajuster malgré ses mains tremblantes.— « Tu vas faire pleurer tout le monde. » dit-il en me donnant une tape dans le dos.Je souris.Mais mon cœur battait déjà trop vite, comme si lui aussi avait quelque chose à dire aujourd'hui.PDV de LéaDans sa chambre, Léa respirait lentement, ses mains légèrement tremblantes.Sa mère, assise derrière elle, ajustait un voile léger, presque lumineux.— « Tu es parfaite. » murmura-t-elle. « Et aujourd'hui, tu vas devenir femme. Pas femme adulte. Femme aimée. »Liana entra, émue jusqu'aux larmes.— « J
PDV d'EliosLe soleil de fin d'après-midi baignait la maison dans une lumière douce, presque dorée. Chaque pièce semblait vibrer d'attente. On sentait que quelque chose de grand se préparait.Dans trois jours, je l'épousais.Léa.Et rien que d'y penser, mon cœur se soulevait comme s'il avait appris à voler.Victor passa la tête par la porte du salon, les bras chargés de dossiers.— « J'ai la liste des invités, le plan de table, et les bracelets de fleurs. Et un petit quelque chose de ta mère que j'ai retrouvé. »Je me tournai aussitôt.— « De ma mère ? »Victor hocha la tête, un sourire tremblant aux lèvres.— « Elle avait tout prévu. Comme si elle savait que tu trouverais quelqu'un de bien, un jour. »Il me tendit une petite boîte en velours bleu.Je l'ouvris.Une paire de boutons de manchette. Gravés d'une phrase :Pour le jour où ton cœur dira oui.Mes yeux se remplirent sans prévenir.Victor posa une main sur mon épaule.— « Elle serait fière de toi, Elios. Et de la femme que tu a
PDV d'EliosLéa pendue à mon cou, son rire vibrant contre ma peau.J'avais l'impression que le monde entier applaudissait rien que pour elle. Pour elles. Deux jeunes femmes qui avaient traversé des nuits sans sommeil, des peurs, des ombres, et qui venaient d'arracher à la vie leur victoire la plus brillante.Je la déposai doucement au sol. Elle avait encore les mains sur mes épaules, ses yeux pleins de lumière.— « J'ai réussi, Elios. » murmura-t-elle.— « Oui. Tu as réussi, mon amour. »Amina arriva à son tour, le visage trempé de larmes et de rire à la fois.— « Elios ! Tu te rends compte ? On est ADMISES ! »— « Vous êtes incroyables. » répondis-je sincèrement. « Deux conquérantes. Deux miracles. »Elles se prirent dans les bras, tournant encore comme deux enfants qui viennent de gagner un trésor.Et à ce moment précis, une idée s'imposa à moi. Simple. Évidente. Nécessaire.— « J'ai quelque chose à vous proposer. »Elles se tournèrent vers moi en même temps.— « Ce soir, on fête ça
Chapitre 102Elios, le matin d'aprèsLa lumière grise de l'aube filtra à travers les rideaux de la chambre d'hôpital. Je m'éveillai lentement, encore enveloppé dans cette chaleur étrange : celle d'un bonheur trop grand pour entrer totalement dans la poitrine. Je posai une main contre mon cœur. Il battait vite, comme s'il essayait encore d'attraper ce qui s'était passé hier.Elle avait dit oui.Léa avait dit oui.La bague n'était plus dans ma poche. Elle était à son doigt, là où elle avait toujours dû être.On frappa doucement à la porte.— « Entrez. » dis-je, la voix encore rauque.La porte s'ouvrit. Léa passa la tête, un sourire timide mais lumineux.Elle entra, refermant doucement derrière elle. Ses cheveux légèrement humides disaient qu'elle venait de se préparer juste pour me voir. Elle portait un petit chemisier blanc et un pantalon beige. Simple. Sublime.— « Bonjour, mon fiancé. » murmura-t-elle.Je n'avais jamais entendu ces mots avant. Et pourtant, j'aurais juré qu'ils m'appa
Léa — Après l'examenLa porte de la salle d'examen se referma derrière moi avec un claquement sec.Et soudain, tout le poids retomba.Je restai immobile quelques secondes, les yeux fermés, le cœur battant comme un tambour dans ma poitrine. J'avais tout donné. Chaque mot, chaque raisonnement, chaque souffle.Et quand j'ouvris enfin les yeux, Amina me regardait de loin, les mains sur la bouche.Puis elle courut vers moi et me serra si fort que je dus la retenir pour ne pas tomber.— « Alors ? » souffla-t-elle, les yeux brillants.Je souris. Un sourire qui venait du fond de mes os.— « Je crois que j'ai déjà réussi. »Amina poussa un cri qui fit retourner deux professeurs.Elle s'en fichait. Moi aussi.Pour la première fois depuis des semaines, je me sentais vivante, légère, libre.Et alors que nous marchions vers les escaliers, mon téléphone vibra.Un message.Mon cœur, comment tu te sens ?Je posai ma main sur l'écran comme pour toucher son visage.Puis je répondis :Je viens. Attends-
PDV de LéaDeux jours avaient passé depuis la tempête. Deux jours de silence, de pensées qui tournent, de cœur qui bat trop fort. Mais ce matin-là, ce n'était pas la peur qui m'avait réveillée.C'était l'examen. Le dernier. Celui qui pouvait ouvrir une nouvelle porte dans ma vie.Je restai un moment allongée, respirant profondément. La lumière du matin entrait doucement par les rideaux, dorée, presque tendre. Et malgré tout ce qui se passait autour, malgré Raphaël, malgré mes doutes, j'avais envie de sourire.Je me levai. Sous la douche, l'eau chaude glissait sur ma peau, comme si elle voulait effacer les traces des derniers jours. Je restai longtemps, les yeux fermés, laissant l'eau calmer mon esprit.Après ça, je m'habillai simplement mais joliment : un tailleur crème, une chemise blanche légère, et mes boucles préférées. Je mis un peu de parfum, juste assez pour me sentir courageuse.Puis, avant de sortir, je pris quelques photos. Pas pour paraître belle, mais pour lui dire : Je va
Elios : Je n'avais pas prévu de sortir ce jour-là. Je n'en avais pas l'envie, ni même la force.Depuis la disparition de mes parents, Simon et Néomie, mon quotidien était devenu un enchaînement de silences lourds, de gestes automatiques, d'ombres qui passaient sans jamais me toucher vraiment. Le t
Le Murmure d'un Vent NouveauEliosLe soleil brille, mais je ne le vois plus. Il pourrait brûler le ciel, embraser l'horizon, mettre le monde entier en flammes… j'aurais froid pareil. Le froid est en moi maintenant. Il a élu domicile dans mes os, dans mon sang, dans cette chose qui battait autrefoi
Elios L'attenteLes heures passent, lourdes, collantes. Je vais à l'université pour tenter de penser à autre chose, pour me convaincre que je suis ridicule, que tout va bien, que mes parents reviendront dans trois jours avec du vin et des écharpes tissées à la main.Mathis me retrouve près de l'au
La Librairie des Âmes PerduesEliosJe n'avais pas prévu de sortir ce jour-là. Je n'en avais pas l'envie, ni même la force. Depuis que Simon et Noémie ont disparu, mon quotidien est devenu un enchaînement de silences lourds, de gestes automatiques, d'ombres qui traversent les pièces sans laisser de







