MasukLa rage me montait jusqu’à la tempe mais il fallait que je me calme pour élaborer mon plan. Je réfléchis un moment puis lentement, je sortis mon téléphone et contactai Enzo. Il décrocha après quelques sonneries.
– Allô!– Vittorio, quelle surprise à une heure aussi tardive!– Je crois qu’il est temps que nous redéfinissions les termes de notre collaboration, Enzo, lançai-je.– Je ne comprends pas. Y a-t-il un problème ?Il ose me poser la question ? Quel connard, celui-là.– Non, finis-je par répondre. Pour être clair, je faisais allusion à notre prochaine affaire. Nous devrions commencer par planifier le projet. Il est temps que tu m’invites dans ta villa, tu ne penses pas ?Je jetai un coup d’œil rapide à Rayan tout en attendant impatiemment la réponse de CONTI.– Évidemment. Je te donne donc rendez-vous demain soir pour que nous en discutions. Je profiterai de cette occasion pour te présenter la personne qui s’occupe dorénavant de mes affaires.Un silence pesant s’installa. J’avalai ma salive. Je connais mon Vittorio, et s’il dit qu’il va me punir, c’est sûr qu’il le fera. Mon oncle prit enfin la parole, son ton calme mais tranchant.– Émilie est ma famille, Vittorio. Je n’ai pas besoin de réfléchir longtemps avant de la prendre sous mon aile.Vittorio détourna son regard vers lui, et je vis la tension briller dans ses yeux noirs.– Tu aurais pu me le dire.– Sauf qu’elle ne le voulait pas. Et tu es bien placé pour savoir que s’il faut faire un choix entre un partenaire et sa famille, la famille remporte toujours. La mâchoire de Vittorio se contracta. J’attrapai doucement son bras.– Vittorio…Il resta silencieux quelques secondes de plus avant de faire un geste brusque de la main. Rayan rangea son arme.– La seule chose qui t’épargne, c’est le fait que tu sois son oncle. Je ne doute donc pas que tu as su prendre soin d’elle durant ces derniers mois. S’il s’agissait de quelqu’un d’autre, d’
En un temps record, il me dévêtit. J’ai envie de résister mais c’est impossible. Ses mains parcourent mon corps, mes courbes arrondies par la grossesse. Il s’arrêta un instant, sa paume chaude posée sur mon ventre. Le bébé s’agita soudainement en moi, à croire qu’elle attendait la salutation de son père. Vittorio esquissa un sourire radieux en me fixant. Son regard croise le mien. – Tu es magnifique.Je fermai les yeux, incapable de lutter plus longtemps. Avec tendresse, il me mit en position de la petite cuillère et plongea en moi avec fièvre.Le regard perdu dans le sien et ma main droite autour de son cou, j’émis un gémissement de bonheur. Se retrouver après tout ce temps, loin des yeux, loin de son corps, c’est comme si je renaissais de nouveau. Il m’embrassait passionnément en faisant ses va et vient entre mes reins. La position dans laquelle j’étais me permettait de savourer le plaisir immense de ce moment d’intimité et à Vittorio, de contempler et de caresser mon ventre rond
----- Émilie -----Mon cœur tambourine dans ma poitrine. Cette voix…Lentement, une silhouette se détache de l’obscurité. La dernière fois que je l’ai vu, à cette soirée masquée, il semblait désespéré malgré son charme tombant. J’imagine que ces derniers mois n’ont pas dû être facile pour lui. Pour la première fois depuis notre rencontre, j’étais hors de son contrôle. À plusieurs reprises, mon oncle avait essayé de me convaincre pour que je me dévoile à lui afin de mettre un terme à son angoisse. Le fait de ne pas savoir où était la femme qu’il aimait, celle qui portait son enfant le tourmentait nuit et jour, m’avait dit Enzo. Mais j’étais trop en colère et peut-être, direz-vous, trop égoïste. Je voulais juste qu’il souffre et je crois que j’y suis parvenue. Il me manquait énormément et je pensais me montrer à lui, ce soir, lors de la réunion avec mon oncle. Mais il m’a apparemment devancé. Vittorio. Il est là, juste devant moi. Je n’arrive toujours pas à comprendre. Comment… ?I
La rage me montait jusqu’à la tempe mais il fallait que je me calme pour élaborer mon plan. Je réfléchis un moment puis lentement, je sortis mon téléphone et contactai Enzo. Il décrocha après quelques sonneries.– Allô! – Vittorio, quelle surprise à une heure aussi tardive! – Je crois qu’il est temps que nous redéfinissions les termes de notre collaboration, Enzo, lançai-je.– Je ne comprends pas. Y a-t-il un problème ?Il ose me poser la question ? Quel connard, celui-là.– Non, finis-je par répondre. Pour être clair, je faisais allusion à notre prochaine affaire. Nous devrions commencer par planifier le projet. Il est temps que tu m’invites dans ta villa, tu ne penses pas ?Je jetai un coup d’œil rapide à Rayan tout en attendant impatiemment la réponse de CONTI.– Évidemment. Je te donne donc rendez-vous demain soir pour que nous en discutions. Je profiterai de cette occasion pour te présenter la personne qui s’occupe dorénavant de mes affaires.
Je revins dans ma villa, le cœur en feu. Comment Émilie se permet-elle de jouer avec mes nerfs de la sorte ? Ok, j’ai merdé, je n’aurais jamais dû l’éloigner. Mais elle en fait un peu trop là, non ? Je me dirige vers mon bureau avec une démarche de foulée rageuse, en desserrant ma cravate.– Don Vittorio, appela Rayan en me suivant.Je le fixai, le regard sombre, sans dire mot. Il valait mieux pour moi que je n’ouvre pas la bouche avant d’avoir retrouvé mon calme ou je risquerais d’avaler la terre entière.– L’allumeuse a pris toute les précautions pour qu’on ne la trace pas. La plaque du véhicule dans laquelle elle est entrée, était masquée. Mais son plan d’apparition n’était pas si parfaite.Je vis un sourire malicieux se dessiner sur les lèvres de Rayan. Et quand il sourit ainsi, cela veut généralement dire qu’il a trouvé le jackpot, le nœud pour résoudre l’énigme. Je déposai la bouteille de whisky que je venais à peine de saisir, pour mieux me concentrer sur Rayan. La colère qui
J’avance lentement, le bruit de mes pas résonnant sur le marbre. Les conversations reprennent, plus feutrées, mais je capte quelques bribes.– C’est lui...– Romano en personne, murmurèrent-ils...– Pourquoi est-il là ?– Quelle question ! Presque tous les hommes sont ici ce soir, pour elle.Elle.Tous les regards cachés derrière les masques cherchent la même chose ce soir : l’allumeuse. Un surnom qui enflamme les esprits, une femme qui s’est imposée dans le monde de la mafia avec une aisance déconcertante. Tous veulent la voir. Tous veulent comprendre qui elle est.Mais moi…moi je redoute cette réponse autant que je la désire.J’avance parmi la foule, les yeux en alerte. Des serveurs en gants blancs glissent de champagne, et les éclats de cristal résonnent sous les lustres grandioses. Je croise des regards sous les masques, certains curieux, d’autres fuyants. Tout le monde semble être à l’affût.– Elle est là, tu crois ? Chuchote un homme à son voisin.– Bien sûr. On dit qu’elle a un







