LOGINÉlevée en esclave, battue, affamée, elle n'avait jamais eu de nom – du moins le croyait-elle. Nerveuse, craignant de commettre une erreur, elle se fraye un chemin avec appréhension à travers la foule dense rassemblée dans l'espoir de rencontrer le futur Roi Alpha. Elle était loin de se douter à quel point sa vie allait basculer en une seule soirée. Mais les traumatismes de son passé lui permettraient ils de devenir celle qu'elle était destinée à être ?
View MoreJe ne devais pas craquer, il attendait juste une erreur de ma part pour me punir encore. Combien de fois avais-je été battue? Je ne savais plus. Affamée en permanence, priver de nourriture, ou bien celle-ci m’était marchandée à un prix que je refusais de payer.
Ce soir, il y avait des invités au domaine, on m’avait dit que l’héritier, le futur roi Alpha, était l’un d’entre eux et qu’il tolérait encore moins les erreurs que le maître du domaine. Que si je faisais une erreur, il n’aurait aucune pitié pour là sans loup que je suis.
J’ai fermé les yeux et tenté de calmer ma respiration. Comme à chaque fois que je pensais que la déesse lune m’avait privée de mon loup, un nœud se formait dans ma gorge et je respirais plus difficilement. Pourquoi Oh Déesse, me privez-vous de ma seule chance de fuir cet enfer? Si mon loup était présent, je pourrais m’enfuir et vivre comme une vagabonde, vivre de ma chasse, mais non, je n’avais rien, on m’obligeait à prendre des vitamines devant réveiller mon loup, car avoir une sans loup, même comme esclave, était une honte pour un peuple, mais rien n’y faisait. Alors, j'étais devenu le souffre-douleur du seigneur du domaine, toutes les raisons étaient bonnes pour me battre, pour me fouetter, m’affamer que je sois dans l’erreur ou non, la punition était seulement plus grande si j’avais réellement fauté.
Je fis un effort pour revenir à l’instant présent et je tentai de calmer le tremblement de mes mains, je me sentais si faible, dix coups de fouet et quarante-huit heures sans manger, voilà ma dernière punition pour avoir échappé une pomme par terre. Je tentai de me souvenir des consignes, ne pas regarder personne dans les yeux, ne pas parler sauf si on m’adressait directement la parole, mais qui me parlerait à moi, une esclave, une moins que rien?
Je regardai par la fenêtre de la porte pour voir à l’intérieur de la salle afin d’essayer de repérer l’héritier, si je me tenais loin de son secteur peut-être qu’il ne me remarquerait même pas, mais à quoi bon, personne ne savait vraiment à quoi il ressemblait alors, il était difficile de le localiser. Je décidai donc de me tenir le plus éloigner possible du seigneur du domaine, car surement que l’invité de marque serait avec lui non?
Darcy : As-tu entendu la nouvelle?
C’était une des employées de maison qui venait de parler, Darcy, je crois. Je savais qu’elle ne me parlait pas, personne ne me parlait vraiment, pour eux, je n’étais rien. Elle devait sans doute parler à Tory, sa meilleure amie.
Tory : Non quoi?
Darcy : Il paraît que l’héritier est ici parce qu’il cherche sa compagne!
Tory : Vraiment?
Je pouvais sentir l’excitation dans leurs voix. Devenir la compagne de l’héritier serait le plus grand des honneurs pour chaque louve.
Darcy : Ce que j’aimerais être celle qu’il cherche, imagine Tory, au lieu de travailler à servir des gens ce sont eux qui répondraient à tous mes désirs, le rêve quoi
Je réprimai un sourire, ce n’était pas le temps de me faire remarquer. Mais je trouvais risible que le rêve de cette fille soit de ce faire servir alors que moi, je ne rêvais que de liberté.Je poussai la porte battante et pénétra doucement dans la salle bruyante et surpeupler. Ma tâche était de ramassé la vaisselle utilisée et d’aller le s laver en cuisine et le tout, bien sûr, sans faire de bruit, sans rien briser, sans déranger personne enfin bref, agir vite et sans se faire remarquer, mais misère, je me sentais tellement faible, tellement étourdis que c’était tout bonnement impossible pour moi d’être rapide. Je me sentais chétive et je devais dépenser beaucoup d’énergie pour seulement marcher droit.
Je m’arrêtai sur place et inspirai profondément, essayant de me ressaisir. Je ressentis alors un picotement au niveau de ma nuque. J’avais l’impression que quelqu’un m’observait. Sans doute le maître qui cherchait quelle nouvelle torture me faire. Je serai les poings et recommençai à avancer. Je ne devais pas m’arrêter, ne pas lui donner de raison, c’était devenu mon mantra.
Une odeur captiva mes sens, comme une forêt de conifère un matin de printemps. L’odeur se rapprochait de moi ou moi d’elle, je ne sais plus, j’étais comme en transe, tout ce que je sais, c'est que je percutai de plein fouet un homme d’une musculature parfaite. J’eu l’impression de rebondir sur lui et serais surement tombé s’il ne m’avait pas retenu. Je l’entendais respirer profondément, comme s’il essayait de sentir ma louve, j’eu envie de lui dire de ne pas perdre de temps, je n’en avais pas, mais on m’avait interdit de parler.
L’homme conservait ses grandes mains sur mes bras, les caressant de haut en bas et de bas en haut. Il ne disait rien et je n’osais pas le regarder.
Thompson : Messire chevalier, veuillez excuser mon esclave, soyez assuré qu’elle sera dument punie pour cet affront
Je me raidis dans les bras de l’homme, je venais de reconnaître la voix nasillarde du seigneur et maître, mon bourreau, Thomson.
Homme : Esclave?
Oh misère Déesse de la Lune, quelle voix magnifique, profonde, grave, sensuel. J’en avais des frissons sur tout le corps. Il resserra son étreinte comme pour m’insuffler de sa chaleur.
Thompson : Oui Messire
Homme : Alors, vendez là moi!
Quoi? Oh bon sens. Je respirai de plus en plus rapidement et le parfum de cet homme me monta à la tête. Je me sentis faiblir, il a dû le sentir aussi, car il plaça une de ses grandes mains au creux de mes reins et de son autre main, il traçait des cercles imaginaires dans mon dos.
Thompson : Mais Messire, c’est une sans loup, une bonne à rien, je la garde par pure pitié
Je sentis l’homme se raidir contre moi, allait-il faire comme tout le monde et se détourner? Je ne lui en aurais pas voulu, personne ne voulait de moi…
Homme : Alors, vous n’auriez rien contre à la laisser partir avec moi dans ce cas puisque cela va vous permettre de vous en débarrasser!
Le parfum de l’homme m’enveloppait totalement maintenant, odeur musquée et fraiche qui me grisait le tout accompagner de subtiles caresses dans mon dos. Pas une fois, il n’avait desserré l’étau de ses bras autour de moi, me gardant captive de lui.
Alexander : J’aime quand tu gémis de plaisir mon angeJe ris au souvenir de notre première soirée, il y avait à peine deux jours de ça, où il m’avait dit qu’il adorait m’entendre gémir de plaisir. Seulement deux jours, mais j’avais l’impression de le connaitre depuis toujours. J’avais confiance en lui avant même de le connaitre. Lorsque j’avais atterri dans ses bras et que j’avais respiré son odeur, j’avais su qu’il serait important pour moi, unique.Alexander : Tu es unique pour moi aussi mon AngeIl continuait d’explorer mon corps embrassant mon ventre, mes hanches de nouveau mon ventre, il glissa ses grandes mains sous l’élastique de ma culotte et la fit glisser doucement sur mes jambes. Il recommença alors son exploration de mon corps en s’attaquant à mes pieds, embrassant mes mollets, mes genoux, mes cuisses, puis il m’écarta doucement les jambes me dévoilant entièrement à son regard gourmand.Puis, se léchant les lèvres, il plongea la tête entre mes cuisses et commença à me goût
Mon père le regarda pensif et questionnaDrake : Quel genre de mauvais traitement ils t’on fait?Je me raidis dans les bras de Xander et sentis des larmes couler sur mes joues. Mon corps tremblait de partout, en état de choc, me replongeant dans mon enfer.Alexander : Doucement mon ange, respire doucement, tout va bien, tu es en sécurité maintenant.Mon père jeta un regard alarmé vers Alex et demandaDrake : Que lui ont-ils fait?Alex me souleva le menton et embrassa doucement mes lèvres tremblantes. Je hoquetai de surprise, c’était la première fois qu’il m’embrassait là.Alexander : Mais pas la dernière mon Ange Alexander : Aimerais-tu que je parle à ta place?J’avalai difficilement et lui fit signe que oui. Il se dirigea alors vers son fauteuil, s’assit et m’attira sur ses genoux.Alexander : Ils ont commencé par la privée de son identité… lorsque j’ai vu ses souvenirs, j’avais de la difficulté à y croire, car c’est… tout simplement barbare, ensuite, lorsqu’elle a commencé à grandi
Alexander : Mon Ange aimerait lui annoncer elle-même, et je crois aussi qu’il vaut mieux attendre qu’il soit ici. Dis-lui simplement que j’ai besoin de son aide.J’avais l’impression d’avoir des nœuds dans l’estomac. J’avais une famille, un père qui n’avait jamais arrêté de me chercher, je n’étais plus personne… Xander resserra les bras autour de moi et m’embrassa sur la tempeAlexander : As-tu encore faim mon Ange?Je regardai l’assiette vide devant moi, comment avais-je réussi à avaler autant de nourriture? Je lui fis signe que non et il me sourit tendrementAlexander : Évangéline, je n’étais quand même pas loin avec Angel comme nom.Je ne pouvais détacher mon regard du sien pendant qu’il me parlait. Et de façon rapide, je sentis le calme revenir en moi. Je déglutis rapidement et lui demandai.Évangeline : Est-ce que tu peux continuer de m’appeler Angel, mais juste toi comme moi qui t’appelle Xander?Je vis un sourire ému sur son visage et il me répondit que oui. Il se passa une heu
Je vis les yeux de la Dame devenir humide et elle bégayaAgnès : Co…com…comment?Je me levai et me tournai dos à elle en relevant ma lourde chevelure. J’entendis un sanglot dans son respire et lui fit face à nouveauAngel : Est-ce cette marque AgnèsLa femme, les larmes aux yeux, me fit un signe affirmatifÉvangeline : Quel… Évangeline, c’est ça mon nom?Je sentis que Xander m’avais rejoint et qu’il me tenait par la main.Agnès : Mais, comment est-ce possible? Évy, c’est toi? Oh ma Déesse, merci, merci, merciAgnès m’emprisonna dans ses bras et je sentis quelqu’un d’autre nous enlacer, je respirai et senti une odeur de gaufre sucrée. Je fermai les yeux laissant l’arôme m’envahir. Je savais qu’Alexander prenait conscience de mes souvenirs en même temps que moi et je me sentais en sécurité ici, même si je ne connaissais personnes. Je me détendis et eue une image fugace de Burt avec un tutu rose et une fausse baguette magique. Je ne pus m’empêcher de rire et de pleurer à la fois. Je rega






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