LOGINLié par l'ombre du professeur Alpha Chapitre 4 : La revendication de la pleine lune La pleine lune, lourde et argentée, se levait au-dessus du campus, sa lumière perçant les nuages de pluie qui s'éclaircissaient comme un projecteur sur chaque secret qu'ils avaient tenté de dissimuler. Selene se tenait à la fenêtre de sa chambre, les cheveux tressés, légèrement humides, la capuche crème à moitié zippée sur une simple robe noire qu'elle avait choisie avec soin. Elle sentait le poids de la nuit peser sur elle, comme la froide tristesse bleue qu'elle portait en elle depuis des semaines : la peur de la réaction de sa meute, le risque pour la carrière de Darius, le pas irréversible qu'ils allaient franchir. Pourtant, plus éclatant que jamais, brillait l'espoir doré de ses bras, de sa voix, de la façon dont il l'avait regardée à la bibliothèque, comme si elle était la réponse à une prière en laquelle il avait cessé de croire. Son téléphone vibra. Un simple message de Darius. Darius : M
Chapitre 3 : Clair de lune et confessions Les jours suivants se fondirent dans un brouillard de regards volés et de messages soigneusement formulés. La pleine lune se rapprochait à chaque coucher de soleil, et avec elle, l'atmosphère entre Selene et Darius s'alourdissait, s'imprégnait de promesses non dites. La pluie revint en vagues douces et persistantes, transformant le campus en une aquarelle vivante de lumières floues et de chemins scintillants. Selene accomplissait ses devoirs et ses obligations de remise de dos dans un état de réflexion silencieuse, son sweat-shirt crème devenant son armure contre le monde. Elle se sentait comme la jeune femme de ces images chargées d'émotion : à gauche, une tristesse bleue et froide, accablée par les secrets et les attentes, tandis qu'à droite brillait l'espoir doré de la présence rassurante de Darius, la guidant vers quelque chose qu'elle ne voulait plus nier. Leur deuxième rencontre privée avait allumé une flamme qu'aucun des deux ne pouv
Chapitre 2 : Heures de bureau et tempêtes silencieuses La pluie s'était calmée le lendemain après-midi, mais le campus était enveloppé d'une brume persistante qui adoucissait chaque contour, lui donnant une apparence cinématographique. Selene emprunta le chemin familier menant au bâtiment des sciences humaines, son sweat-shirt crème zippé pour la protéger de l'air frais et humide, ses tresses encore légèrement humides de la douche matinale. Le souvenir de sa promenade de la veille avec le professeur Darius Vale pesait doucement sur ses pensées : la façon dont sa main avait effleuré sa joue sous le chêne, la chaleur de sa voix, l'attirance silencieuse qui avait éveillé en elle, entre excitation et prudence, ses instincts d'oméga. Elle se sentait comme à gauche d'un cadre pluvieux, pensive et incertaine, tandis qu'une présence calme et sage, à droite, lui offrait un espoir précieux et des conseils qu'elle ne pouvait encore nommer. Elle lui avait envoyé un message ce matin-là pour lui
Voie 51 : Lié par l'ombre du professeur Alpha (1) Chapitre 1 : Les premières étincelles dans la tempête Le grand auditorium d'Eldridge University bourdonnait du murmure des étudiants qui s'installaient, tandis qu'une pluie battante fouettait les hautes fenêtres cintrées donnant sur le campus brumeux. L'eau ruisselait sur les vitres en ruisseaux, estompant les chênes centenaires et les allées modernes en un doux tableau onirique de gris et d'argent. Selene était assise au milieu de la rangée centrale, ses tresses ondulées et humides retombant sur une épaule sous la capuche de son sweat-shirt crème. Elle avait remonté la capuche pour se protéger du courant d'air persistant qui s'infiltrait à travers les vieilles structures, le tissu lui offrant un petit cocon de confort dans ce vaste espace. À vingt-deux ans, elle ressentait plus intensément que jamais le poids de sa nature oméga cachée – la froide tristesse des attentes familiales et des traditions de sa meute qui pesait sur elle com
Ravagés par les hommes du Nord Chapitre 2 : La salle des conquérants Le drakkar s'écrasa contre la rive rocailleuse du fjord dans un fracas semblable au tonnerre qui gronde sur les montagnes. Le vent glacial charriait l'odeur mordante des pins, les embruns et la fumée lointaine des feux de cuisine dans les maisons longues serrées les unes contre les autres. Mes jambes tremblaient lorsque Ragnar Hache-de-Sang me souleva sans effort dans ses bras massifs, me portant sur le sentier rocailleux comme un précieux trophée de guerre. Mon corps vibrait encore des secousses de la bataille sur le pont : chaque muscle était délicieusement endolori, ma peau marquée d'empreintes digitales et de la légère teinte rousse de sa barbe. Les villageois se rassemblèrent le long du sentier, les yeux écarquillés d'un mélange de curiosité, de respect et d'une pointe de jalousie en contemplant la Saxonne que leur jarl avait ramenée d'outre-mer. Dans la grande salle de Blackthorn, la lueur du feu de l'immens
Voie 50 : Ravagée par les Vikings(1) Chapitre 1 : La reine captive Le vent salé fouettait mes longs cheveux noirs tandis que le drakkar fendait les vagues tumultueuses de la mer du Nord, sa proue à tête de dragon fendant l'eau grise comme une lame dans la chair. Moi, Freya de Wessex, jadis fière guerrière et fille d'un seigneur saxon déchu, je me retrouvais à présent ligotée par des cordes de chanvre grossier, agenouillée sur le pont parmi d'autres captifs. Le raid sur notre village côtier avait été rapide et impitoyable, les Vikings fondant sur nous comme des loups sous le couvert des nuages d'orage. Ma maison brûlait derrière nous, mais mon esprit refusait de céder. Trois silhouettes se détachaient parmi l'équipage, leur présence imposante imprégnant l'atmosphère. Le jarl Ragnar Hache-de-Sang, le chef, était un colosse aux cheveux blonds tressés, à la barbe ornée d'anneaux d'argent et aux yeux couleur de mer déchaînée. Son corps musclé, recouvert de fourrures et de cuir, portai







