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Il m'a trompée, je l'ai dépouillé.

Il m'a trompée, je l'ai dépouillé.

โดย:  Aube Douceจบแล้ว
ภาษา: French
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La nouvelle stagiaire aimait appeler mon mari « chéri ». « Chéri, j'ai mes règles. Tu peux m'acheter des serviettes hygiéniques ? » « Chéri, je n'arrive pas à fermer mon soutien-gorge. Tu peux m'aider ? » « Chéri, pourquoi tu n'as pas mon élastique à cheveux au poignet ? Pour te punir, tu vas en porter deux. Tu préfères les roses ? » J'ai froncé les sourcils, mécontente, mais mon mari, Gabriel Morel, s'est contenté de faire un geste désinvolte. « Elle plaisante, c'est tout. Ça lui passera. » Pourtant, lors de la soirée annuelle de l'entreprise, elle s'est jetée dans les bras de Gabriel, les yeux rougis, l'air misérable. « Chéri, je me suis tordu la cheville avec mes talons. Ça fait trop mal… » Devant tout le monde, il lui a retiré ses chaussures et lui a doucement massé le pied. Les autres n'osaient pas regarder. Tous se sont tournés vers moi avec un air compatissant. Je me suis levée tranquillement et j'ai annoncé que l'entreprise allait changer de PDG. La stagiaire s'est levée d'un bond. « Vieille peau, tu n'es pas en droit de décider qui sera PDG ! » J'ai souri et je me suis tournée vers Gabriel Morel. « Dis-leur si j'ai le droit ou non. »

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บทที่ 1

Chapitre 1

Lors de la soirée annuelle de l'entreprise, l'animateur annonçait sur scène le nom du gagnant du troisième prix.

« Amélie Renault. »

Amélie s'est levée d'un bond en poussant un cri de joie, et le décolleté de sa robe, déjà très plongeant, a encore glissé de quelques centimètres.

Tous les regards de la salle se sont aussitôt rivés sur elle.

Ou plutôt, sur sa poitrine généreusement dévoilée, d'une blancheur éclatante.

« Ah ! »

Elle a poussé un petit cri.

Au moment même où il le fallait.

Elle s'est brusquement penchée sur le côté droit, s'est retenue d'une main au sol, et ses yeux se sont instantanément embués de larmes.

« Chéri, je me suis tordu la cheville avec mes talons. Ça fait trop mal ! »

Toute la salle de réception est tombée dans un silence absolu.

Gabriel s'est levé de la table d'honneur et s'est précipité sur scène.

Il s'est accroupi devant Amélie et lui a délicatement pris le pied dans ses mains.

« Comment tu peux être aussi maladroite ? »

Amélie s'est mordillé la lèvre inférieure, les yeux encore plus rouges.

« Chéri, ça me fait vraiment mal… »

Gabriel lui a retiré ses talons avec une aisance évidente, puis a entouré son pied de ses mains et lui a doucement massé la cheville.

Ses gestes étaient beaucoup trop naturels.

De toute évidence, ce n'était pas la première fois qu'il faisait ça.

Je me suis souvenue du mois dernier, quand j'avais eu une violente migraine et que je lui avais demandé de me masser les tempes.

Il avait froncé les sourcils avant de me répondre :

« J'ai mal au poignet. Tu ferais mieux d'aller voir un médecin. »

Le contraste était vraiment difficile à supporter.

Et maintenant, Gabriel regardait Amélie avec une tendresse débordante.

« Encore un peu de patience. Je vais te masser, et ça ira mieux. »

Il a baissé la tête et a soufflé doucement sur sa peau rougie.

Un silence de mort s'est abattu sur la salle.

Je pouvais sentir les regards des employés assis quelques tables derrière moi.

Curieux, compatissants, ou franchement amusés par mon malheur.

Valérie, la directrice financière assise à côté de moi, a légèrement toussé comme si elle voulait dire quelque chose, mais j'ai levé la main pour l'en empêcher.

Sur scène, le regard d'Amélie est passé par-dessus la tête de Gabriel avant de venir se poser précisément sur moi.

Un sourire s'est dessiné au coin de ses lèvres, mais sa voix s'est faite encore plus douce.

« Madame, ne le prenez pas mal. Il fait simplement ça par habitude. »

Elle a même tendu la main pour caresser les cheveux de Gabriel.

Le geste était d'une intimité flagrante, chargé de possessivité et de provocation.

Le verre de champagne que je tenais a légèrement tremblé entre mes doigts.

Pour avoir un deuxième enfant, j'avais passé un an sans retourner travailler dans l'entreprise.

Je ne m'attendais pas à découvrir qu'en un an, il s'était passé des choses aussi intéressantes.

Amélie n'avait rejoint l'entreprise que six mois plus tôt.

J'avais déjà entendu quelques rumeurs.

Elle aimait appeler Gabriel « chéri ».

Elle avait même porté la veste de Gabriel et bu dans son verre.

C'était mon bras droit qui m'avait raconté tout ça.

J'avais confronté Gabriel à ce sujet.

Mais il s'était contenté de faire un geste désinvolte.

« Elle plaisante, c'est tout. Ça lui passera. »

« Si j'avais vraiment une relation avec elle, tu crois que je laisserais toute l'entreprise le savoir ? »

J'y avais réfléchi.

C'était vrai.

Quelqu'un d'un tant soit peu raisonnable ne se comporterait pas de cette façon.

Mais je n'aurais jamais imaginé qu'ils puissent être aussi proches devant tous les employés, et qui plus est lors de la soirée annuelle de l'entreprise.

On dirait qu'en devenant PDG, Gabriel avait complètement perdu la tête.

Il pensait que, puisque j'étais trop occupée à m'occuper des enfants, il pouvait relever la tête et se comporter en maître de Stellaris Technologies.

Je me suis lentement levée et j'ai frappé dans mes mains à trois reprises.

Les applaudissements ont résonné clairement dans la salle.

Tout le monde s'est tourné vers moi.

La main de Gabriel s'est figée.

Il s'est brusquement retourné vers moi, une pointe de panique traversant son visage.

Ce n'était qu'à cet instant qu'il a réalisé qu'il n'était pas dans les locaux de l'entreprise.

J'étais là.

Et je ne supportais pas la moindre trahison.

Amélie, elle, a souri encore plus doucement, comme si elle attendait ce moment depuis le début.

« M. Morel, tu peux te soucier de tes employés, mais évite de perturber le déroulement de la soirée. »

J'ai regardé l'animateur.

« Continue. »

L'animateur a immédiatement hoché la tête.

« Passons maintenant au tirage au sort du deuxième prix. »

Amélie continuait de faire sa petite scène d'une voix mielleuse.

« Chéri, j'ai encore mal au pied. Tu veux bien me porter pour que je descende ? »

Gabriel a baissé la voix, visiblement embarrassé.

« Amélie, arrête de faire des histoires… »

Je n'ai pas regardé la suite du tirage au sort. Je me suis levée et je suis allée aux toilettes.

Je devais réfléchir : fallait-il tout révéler sur-le-champ, ou attendre la fin de la soirée pour régler cette affaire ?

Soudain, mon téléphone a sonné.

C'était la domestique qui m'appelait en vidéo.

« Madame, Manon veut vous parler en visio. »

Manon tenait le téléphone de la domestique et m'a adressé un adorable sourire.

« Maman, vous rentrez quand, papa et toi ? Mon frère dort déjà. »

Manon n'avait que cinq ans. Sa question innocente a quelque peu apaisé l'amertume qui me serrait le cœur.

« On va encore rester un petit moment. Sois sage et va dormir, d'accord ? »

« D'accord, maman. Je t'aime. »

À peine avais-je raccroché que la porte s'est ouverte.

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