LE PÈRE DE MON ENFANT
Marc
Les mois qui suivent ont la densité et la couleur du béton en train de prendre. Ils ne sont pas légers, mais ils sont solides, empreints d’un but.
Le lendemain du déjeuner chez Mamie, j’appelle Maître Garnier. Sa voix, sèche et efficace au téléphone, tranche avec la chaleur de notre nid. Je lui expose les faits : l’abandon du domicile conjugal, les accusations publiques infondées, la volonté de tourner la page. Il m’écoute, griffonne sans doute, puis dit : « On a largement de quoi obtenir un divorce aux torts exclusifs de Madame. Je m’en occupe. »