LOGINChapitre 40
Célestane
Le matin se lève. La lumière entre par la fenêtre. Je suis encore assise. Les documents s'étalent devant moi. Adrien est là. À côté. Il n'est pas parti. Il est resté. Toute la nuit.
— Regardez.
Sa voix me tire de mes pensées. Il tient une page. Une nouvelle pièce. Un document que nous n'avions pas vu.
Chapitre 42AdrienJe commence à utiliser mes contacts. Mes relations. Mes réseaux. Je cherche. Je fouille. Toutes les personnes ayant travaillé autrefois auprès des Valmont. Les domestiques. Les secrétaires. Les jardiniers. Les chauffeurs. Les nounous. Tous. Je les retrouve. Je les interroge. Je les écoute.Et je découvre. Des incohérences. Des anomalies. Des trous. Des silences. Des noms qui reviennent. Des dates qui ne correspondent pas. Des documents qui ont été modifiés. Effacés. Détruits. Quelqu'un a travaillé pendant des années pour effacer certaines traces. Quelqu'un a tout organisé. Tout planifié.— Qui ?Je parle tout seul. Dans mon bureau. Je fixe les dossiers. Les notes. Les témoignages. Je cherche. Je cherche encore. Mais je ne trouve pa
Chapitre 41CélestaneJ'ai réfléchi. Plusieurs jours. Des nuits sans sommeil. Des heures à tourner en rond. Des pensées qui se bousculent. Adrien. L'alliance. La vérité. La confiance. La peur. Tout se mélange. Tout me terrifie.Je le convoque. Dans mon bureau. Il arrive. Ponctuel. Calme. Serein. Il me regarde. Ses yeux sont doux. Patients. Il attend. Il ne dit rien. Il me laisse parler.— J'ai réfléchi.— Je vous écoute.— J'accepte votre alliance.Il ne sourit pas. Il ne triomphe pas. Il hoche simplement la tête.— Mais à une condition.— Laquelle ?— Vous ne prendrez jamais de décision concernant mon héritage sans mon accord. Jamais. Peu
Chapitre 40CélestaneLe matin se lève. La lumière entre par la fenêtre. Je suis encore assise. Les documents s'étalent devant moi. Adrien est là. À côté. Il n'est pas parti. Il est resté. Toute la nuit.— Regardez.Sa voix me tire de mes pensées. Il tient une page. Une nouvelle pièce. Un document que nous n'avions pas vu. Je m'approche. Je lis. Mon cœur s'accélère.— C'est une preuve. Une vraie preuve. Ça pourrait nous rapprocher de la vérité.— Oui.Il me regarde. Ses yeux sont fatigués. Mais brillants. Il sourit. Un sourire doux. Un sourire que je ne lui connaissais pas. Et soudain, je réalise. Nous sommes trop proches. Beaucoup trop proches. Nos épaules se touchent. Nos mains
Chapitre 39CélestaneLa nuit est longue. Les documents s'étalent sur la table. Des pages. Des dossiers. Des photos. Des noms. Nous travaillons en silence. Adrien et moi. Côte à côte. Depuis des heures. La fatigue pèse sur mes épaules. Mes yeux brûlent. Mais je ne m'arrête pas. Je ne peux pas.— Vous devriez dormir.Sa voix est douce. Presque inquiète. Je le regarde.— Je ne peux pas. Pas tant que je n'ai pas trouvé.— Vous ne trouverez rien si vous êtes épuisée.— Je suis habituée.— À quoi ?— À ne pas dormir. À travailler. À me battre.Il me regarde. Longtemps. Sans rien dire. Puis il reprend un document. Je fais
Chapitre 38ÉlianaJe les vois. Ensemble. Adrien et Célestane. Dans un couloir. Ils parlent. Ils échangent. Ils se rapprochent. Mon sang se glace. Mon cœur s'arrête. Non. Pas ça. Pas lui. Pas avec elle.Je m'approche. Discrètement. Je les observe. Leurs gestes. Leurs regards. Leurs silences. Il la regarde. Elle le regarde. Il y a quelque chose. Quelque chose que je n'aime pas. Quelque chose qui me terrifie. Quelque chose qui menace tout ce que j'ai.Je rentre chez moi. Je m'enferme. Je marche. Je tourne en rond. Les pensées se bousculent. Adrien. Adrien et Célestane. Adrien qui se rapproche d'elle. Adrien qui commence à la croire. Adrien qui pourrait découvrir la vérité. Adrien qui pourrait me détruire.— Non. Non. Non.Je parle toute seule. Je n'ai personne à qui parler. Personne à qui crier. Personne à qui demander de l'aide.— Il ne peut pas la croire. Il ne peut pas se retourner contre nous. Contre moi. Il est des nôtres. Il a toujours été des nôtres. Il doit rester des nôtres.Je
Chapitre 37AdrienJe la retrouve dans son bureau. Elle accepte de me voir. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être par curiosité. Peut-être parce qu'elle veut savoir. Peut-être parce qu'elle commence à me croire. Un peu. Juste un peu.— Je vous écoute.Sa voix est neutre. Froide. Elle ne me facilite pas les choses. Mais elle est là. Elle m'écoute. C'est déjà beaucoup.— J'ai commencé à enquêter sur votre passé.Elle hausse un sourcil.— Vous avez fait quoi ?— J'ai enquêté. Sur votre passé. Sur votre naissance. Sur les archives.— Pourquoi ?— Parce que je voulais comprendre. Parce que je voulais savoir pourquoi vous aviez ét&







