로그인-"C'est sympa ici," me complimenta Aigue-marine avec cet éternel sourire en coin qui je m'habituais à voir sur son visage empreint d'une virilité sans faille.
-"J'ai l'habitude d'y aller avec des amis de la fac," lui dis-je en essuyant ma bouche après avoir mangé des nouilles. -"La psychologie, n'est-ce pas?" -"Comment le savez-vous?" lui demandais-je, sourcils froncés, interloquée. -"Avez-vous fouillé dans ma vie?" -"Est-ce réellement une question?" Ma mâchoire aurait pu se décrocher devant son sérieux. Mais qui était-il? -"Pourquoi l'avoir fait?" lui demandais-je, perplexe. Il ne me répondit pas cependant. Moi qui au début aurais voulu remercier Aurora pour ce rendez-vous avec mon bon samaritain, cette idée s'en alla aussitôt. Au contraire, cela en devenait même effrayant. Pourtant, malgré les risques que mes soupçons s'avéraient à être vrai qu'il fut un psychopathe, mes jambes ne voulurent point m'écouter. En coton, elles semblaient collées au sol ne pouvant malheureusement plus bouger tandis que le regard de braise de cet inconnu me transperçait de toute part, me mettant à nue devant lui! -"Cessez de regarder des films d'horreur, Rebecca. Vous avez peur de moi? Vous ai-je terrifié à ce point?" -"Selon vous? Que devrais-je ressentir autre que de la peur lorsque vous venez de m'avouer que vous avez fouillé dans ma vie?" Il éclata d'un rire sonore me faisant froncer davantage les sourcils. -"Ai-je dit pareil absurdité? Je n'ai rien affirmé, Rebecca." Essayant de reprendre une respiration normale, peinant à contrôler le flux de colère et de panique qui s'éveillait de moi, je boudais en guise de réponse comprenant qu'il faisait que jouer avec mes nerfs depuis le début me poussant sans m'en rendre compte dans son jeu. -"Non," m'avoua-t-il en un sourire qui se voulait rassurant. -"Je n'ai fait aucune recherche sur vous, vous pourrez vous reposer sur vos deux oreillers ce soir. Je ne suis ni un psychopathe ni un criminel. Vous êtes tout simplement curieuse et votre façon à constamment observer les gens le soir au restaurant m'ont mis la puce à l'oreille que vous devez étudier sur le comportement des gens." -"Vous devez jouer à la loterie plus souvent peut être qu'un jour vous gagnerez le jackpot," assénais-je toujours fâchée. -"Pas la peine, Mademoiselle Wallace." -"Puis-je connaitre la raison ou est-ce trop demandé?" Ses yeux bleus limpides me fixèrent longuement tandis que sa respiration se fit lourde. Un lent sourire se dessina sur son visage laissant apparaître des fossettes. -"Cet homme était trop beau pour être vrai," ne pouvais-je cesser de penser en le contemplant sans aucune gêne admirant sa peau halée, ses cheveux de jais et ses iris toujours scintillants dès que nos regards s'accrochèrent avant de me ressaisir sachant que je succomberais à la beauté fatale de cet homme troublant si je m'engageais sur cette piste alors que j'ignorais son prénom. -"J'ai déjà le jackpot, Rebecca, et il se trouve devant moi," me répondit-il sans l'ombre d'un sourire, d'un sérieux à faire mon coeur cesser de battre pendant quelques secondes. Un rire nerveux fut ma réponse ne comprenant, non, feignant de ne point comprendre devant cet homme qui venait de m'avouer qu'il me voulait. Non, qu'il m'aimait! C'était impossible! Que je valais plus que des millions. Il devait certainement se moquer de moi! Mais que voulait-il de moi enfin? -"Qui êtes-vous?" lui demandais-je à brûle-pourpoint, la gorge asséchée. -"Qui veux-tu que je sois pour toi?" contrattaqua ce dernier me laissant sans voix. -"Dis le moi, Rebecca." Sa main vint se saisir de la mienne d'une tendresse incroyable que j'ignorais chez un homme tandis que dans son regard y brillait un désir qu'il voulait me montrer et me guider sur ce chemin parsemé de sombres promesses. Ses pupilles s'étaient assombris en voyant l'hésitation qui m'empêchait de le confronter et le suivre. -"Tu n'as pas répondu à ma question, Rebecca," me rappela-t-il, ma main toujours dans la sienne, toujours marquée de son sceau, de son baiser qui avait eu l'effet de millions de feu d'artifices dans la pleine nuit. -"Tu me tutoies maintenant?" Ce fut la seule phrase que j'avais pu trouvé à dire au lieu de lui répondre sincèrement. Mais que pourrais-je lui dire? Certes, cet homme, ce demi-dieu, tout droit sorti de mes romans à l'eau de rose semblait irréel. Qu'est-ce qui pouvait bien l'animer pour me faire la cour? Il venait tout simplement d'une autre époque. -"Oui," essayais-je de m'en convaincre avant que ses lèvres se posèrent d'une douceur à me serrer le coeur sur ma main, marquant l'autre, celle dont il n'avait point embrassé de son sceau impérial, de ses lèvres, des lèvres d'un homme dont le charisme me fit tourner la tête et me faisait tomber petit à petit sous son charme si ce n'était pas déjà fait. Au final, était-ce cela l'amour? Non, plutôt le désir. Mon coeur voulait sortir de ma poitrine à force de battre follement pour cet homme énigmatique et troublant. Depuis notre rencontre au restaurant naquit un désir troublant que je ne croirais jamais ressentir. Non, ça ne pouvait pas être un coup de foudre. Néanmoins, je devais l'admettre qu'il y avait quelque chose chez lui qui me poussait irrémédiablement vers lui. Est-ce un coup de foudre qui nous avait frappé pile au moment où nos yeux s'étaient ancrés, sondant notre coeur à jamais au restaurant ou bien l'oeuvre de Cupidon, me voyant toujours avec des hommes qui n'avaient fait que me blesser. Une chose était claire toutefois. Ce sentiment était mutuel, réciproque. C'était un fait indéniable que lui même ne pouvait point lutter. Son sourire fut un baume au coeur alors qu'il comprit que je ressentais la même chose mais néanmoins, je peinais à lui avouer mes sentiments au contraire de lui. Se levant pour venir vers moi, il prit mon visage en coupe et m'avoua enfin ce que je voulais absolument savoir depuis le tout début. -"Hades. Mon nom est Hades."La vérité m'éclata en pleine face. Les pièces du puzzle certes se mirent en place en un éclair pourtant moi qui croyais en avoir définitivement terminé avec tous ces zones d'ombres, d'être enfin arrivée au bout de ce tunnel, hélas ce n'était pas le cas. Ce tunnel semblait sans fin. La liste des crimes que j'avais énuméré n'était qu'un fragment d'un iceberg. Interdite, j'assimilais ses aveux silencieux. Elena avait beau se murer dans le silence, son tic nerveux me fit comprendre que je visais juste. Elle n'avait rien affirmé, mais son silence, cette lueur suffisante, victorieuse et arrogante qui pétillaient dans ses prunelles s'effacèrent quand j'annonçais que Connors était le père de mes filles. Voir son visage impénétrable se fissurait fut la preuve vivante de ce que j'avançais. Connors était sans nulle doute le père de mes filles. Elle avait trafiqué les résultats du test d'ADN dans l'unique objectif de nous séparer. Son plan toutefois était rapidement tombé à l'eau. Connors
J'ignorais où je me trouvais lorsque je m'étais réveillée. L'unique chose dont j'étais certaine fut que j'étais seule.Cela faisait plusieurs minutes que j'étais reveillée et ce silence de mort m'entourait. Aucun bruit. Mes ravisseurs n'étaient tout simplement pas là. Un bandeau me barrant la vue m'ôtant la possibilité de confirmer mes doutes, les mains et les pieds ligotés, je patientais, mon ouïe, mon seul réconfort. Ce sentiment familier que je voulais taire me comprima le coeur depuis mon réveil. C'était de la peur. La peur de confronter mon agresseur, la peur de perdre mon bébé. La douleur s'était certes estompée néanmoins, rien ne me garantissait l'état dans lequel était mon bébé surtout avec cette drogue qu'il m'avait administrée.Appuyé contre le mur, encore sous l'emprise de ce stupéfiant, je pris une profonde inspiration lorsque la porte claqua m'annonçant leur venue dans un bruit infernal alors qu'une migraine pointait le bout de son nez. -"Elle dort, on dirait,"
-"Tu n'arrives pas à dormir. Je me trompe?" Son timbre inquiet me fit de la peine. Connors me connaissait du bout de mes doigts et depuis le jour où j'avais lu le message de Conrad, en d'autres mots, ses sinistres projets pour mes filles et moi, je peinais à sombrer dans les bras de morphée. Soit je me réveillais au beau milieu de la nuit en sueur et terrifiée par mes cauchemars ou bien je restais éveillée, préférant l'insomnie que de confronter mon agresseur dans mes rêves.Je me levais du lit attachant mes cheveux avant d'aller dans la chambre de mes filles, mon rituel quotidien m'assurant de leur sécurité chaque nuit. Deux mains fermes toutefois enlacèrent ma taille, ce souffle dur fouettant mon dos, ses jambes de chaque côté des miennes me gardant captive dans ses bras robustes. -"Amalia et Amélie vont bien," me rassura Connors, sa bouche proche de mon cou, ses lèvres s'y pressant. -"Tu devrais plutôt dormir, Becca. Tu manques de sommeil."-"Je sais," lui confiais-je, sentant s
Les gargouillis de mon ventre me réveillèrent. Je grognais les yeux fermés sachant pertinemment que je devrais bientôt me lever, voyant les rayons du soleil filtrer à travers les rideaux de notre chambre. Toutefois, je n'eus aucun courage pour sortir de notre lit douillet, aimant être blottie, savourant ce moment de plénitude et de silence dans les bras de Connors, ses même bras qui m'avait tenu fermement contre lui lorsqu'il me fit l'amour, m'étreignant avec possessivité. Ses mêmes mains me sortirent de mes pensées libidineuses, m'enlaçant étroitement encore une fois, me pressant contre son torse brûlant tandis que l'une de ses jambes fut au dessus de ma cuisse, me maintenant prisonnière comme si lui aussi ne voulait plus que je me levais. Alanguie tout aussi bien que comblée, je peinais à quitter notre nid d'amour. Sentant les bras de morphée m'emportaient, je fermais les yeux lorsque je sentis toutefois cette main dont je m'étais accoutumée, se faufilait sur mon corps. Sourire
Sa main glissa le long de mon dos, descendant la fermeture éclair de ma robe par la même occasion. Un souffle tremblant s'échappa de mes lèvres, grisée par son magnétisme et son regard hypnotisant. Des flammes jaillissaient de ses yeux bleus que je frissonnais dans ses bras robustes qui m'enlacèrent étroitement contre lui. -"Mon amour," Sa bouche sillonna ma nuque, dévorant la base de mon cou. J'entrouvris les lèvres, grisées par ses caresses avant que Connors plaqua ses lèvres contre les miennes. Je ressentis son désir et cette passion, la même qui incendiait ma peau. Elle me consumait petit à petit, broyant mon être d'un feu indomptable alors que sa langue titilla sa jumelle, m'emportant dans un tourbillon de sensualité et d'érotisme. Sa prise autour de ma taille se resserra. -"Enfin à moi," murmura ce timbre guttural contre ma nuque. -"Le jeu du chat et de la souris est-ce terminé?" murmura-t-il chaudement près de mon oreille. Mordant cruellement ma lèvre inféri
Une promesse demeure une promesse. Elles ne doivent pas être brisées. Du moins pas toutes. Ne jamais laisser les frères Hadès nous approcher. Ne plus redonner de chance à Connors. Ne plus lui vouer une confiance aveugle. L'oublier. Oublier cet amour passé, non-réciproque. Je me souvenais de toutes mes promesses faites à la naissance de mes filles. Ses paroles resonnèrent en moi. Elles étaient ancrées au plus profond de mon être. Elles devinrent mes principes, mon mantra afin de ne plus sombrer dans ce marécage gluant de rivalité, de conflit et de folie que m'avait entrainé ces deux frères aussi ténébreux et séduisants que machiavéliques. -"Les jumeaux diaboliques, " m'avait une fois avertit Rosalie. -"Pour une fois, leur mère avait raison mais quelle époque!" pensais-je. Tout me parut soudain lointain. Comme dans un autre monde. Un monde que je ne remettrais plus jamais les pieds. Plus d'une fois, j'avais perdu la notion qu'était la vérité et le menso
C'était inévitable!Tôt au tard, nous aurions finit sur ce lit où je m'étais souvent assoupi quand j'étais avec Connors. Pourtant, aujourd'hui, Morphée n'était pas venu m'emporter au pays des rêves dans ses bras. Non, aujourd'hui, quelque chose de plus fort, de plus jouissif m'assaillit lorsque mes
-"Conrad est sorti de l'asile," Le poids de son regard me fit relever la tête au bout d'interminables minutes où je m'étais tut. Aucun son n'arrivait à franchir le barrage de mes lèvres tellement cette nouvelle apocalyptique m'avait coupé l'usage de la parole.Conrad était de retour. Était-ce une
-"Qui était-ce devant la porte? Connors ou Conrad?" Ma fourchette s'échappa aussitôt de ma main pour atterrir dans l'assiette dans un bruit assourdissant, l'unique vacarme dans la salle à manger. Je savais au tréfonds de moi qu'il allait tôt ou tard me questionner, me tirer les vers du nez comme i
Après la pluie vient le beau temps. C'est bien ce qu'on dit, n'est-ce pas? Hélas avec moi, après la pluie vient la tempête! Et pas n'importe lequel! Celui-ci risquerait bien par tout emporter sur son passage, y compris moi, déjà que ma réputation, ma dignité et le nom de mon père vient d'être tr







