ログインLes gargouillis de mon ventre me réveillèrent. Je grognais les yeux fermés sachant pertinemment que je devrais bientôt me lever, voyant les rayons du soleil filtrer à travers les rideaux de notre chambre. Toutefois, je n'eus aucun courage pour sortir de notre lit douillet, aimant être blottie, savourant ce moment de plénitude et de silence dans les bras de Connors, ses même bras qui m'avait tenu fermement contre lui lorsqu'il me fit l'amour, m'étreignant avec possessivité. Ses mêmes mains me sortirent de mes pensées libidineuses, m'enlaçant étroitement encore une fois, me pressant contre son torse brûlant tandis que l'une de ses jambes fut au dessus de ma cuisse, me maintenant prisonnière comme si lui aussi ne voulait plus que je me levais. Alanguie tout aussi bien que comblée, je peinais à quitter notre nid d'amour. Sentant les bras de morphée m'emportaient, je fermais les yeux lorsque je sentis toutefois cette main dont je m'étais accoutumée, se faufilait sur mon corps. Sourire
Sa main glissa le long de mon dos, descendant la fermeture éclair de ma robe par la même occasion. Un souffle tremblant s'échappa de mes lèvres, grisée par son magnétisme et son regard hypnotisant. Des flammes jaillissaient de ses yeux bleus que je frissonnais dans ses bras robustes qui m'enlacèrent étroitement contre lui. -"Mon amour," Sa bouche sillonna ma nuque, dévorant la base de mon cou. J'entrouvris les lèvres, grisées par ses caresses avant que Connors plaqua ses lèvres contre les miennes. Je ressentis son désir et cette passion, la même qui incendiait ma peau. Elle me consumait petit à petit, broyant mon être d'un feu indomptable alors que sa langue titilla sa jumelle, m'emportant dans un tourbillon de sensualité et d'érotisme. Sa prise autour de ma taille se resserra. -"Enfin à moi," murmura ce timbre guttural contre ma nuque. -"Le jeu du chat et de la souris est-ce terminé?" murmura-t-il chaudement près de mon oreille. Mordant cruellement ma lèvre inféri
Une promesse demeure une promesse. Elles ne doivent pas être brisées. Du moins pas toutes. Ne jamais laisser les frères Hadès nous approcher. Ne plus redonner de chance à Connors. Ne plus lui vouer une confiance aveugle. L'oublier. Oublier cet amour passé, non-réciproque. Je me souvenais de toutes mes promesses faites à la naissance de mes filles. Ses paroles resonnèrent en moi. Elles étaient ancrées au plus profond de mon être. Elles devinrent mes principes, mon mantra afin de ne plus sombrer dans ce marécage gluant de rivalité, de conflit et de folie que m'avait entrainé ces deux frères aussi ténébreux et séduisants que machiavéliques. -"Les jumeaux diaboliques, " m'avait une fois avertit Rosalie. -"Pour une fois, leur mère avait raison mais quelle époque!" pensais-je. Tout me parut soudain lointain. Comme dans un autre monde. Un monde que je ne remettrais plus jamais les pieds. Plus d'une fois, j'avais perdu la notion qu'était la vérité et le menso
Ses douces paroles m'avaient réchauffé le coeur. Il trouvait toujours les mots justes pour me réconforter dans les pires moments. Je me souvins de cette caresse sur ma joue qui s'ensuivit de son baiser solennel sur mon front et de ce regard indéchiffrable, ce regard dur et confiant mais paradoxalement doux avant qu'il appela la police les informant de l'évasion de Conrad et du potentiel assassinat du docteur Édouard qui s'occupait de lui. Et depuis ce jour, nous n'avions plus eu aucune nouvelle de son frère jumeau, désormais recherché pour le meurtre du docteur. Les minutes devinrent des heures. Les heures se transformèrent en jours, puis en semaines, puis en mois, toujours sans aucune nouvelle de son frère. Il s'était comme évaporé. Aucune trace.Rien.Rosalie avait certes été interpellée toutefois, elle demeurait ferme sur son innocence. Malgré la bonne nouvelle de voir son acolyte enfermée pour complicité, je craignais cependant le retour fracassant de son fils.C'était le calme
Conrad était donc le père de mes filles.Plus de doutes désormais. Je pris plusieurs secondes à assimiler ce que je vis inscrit sur ce papier, ce résultat resta coincé dans ma gorge. Un cocktail d'émotions m'assaillirent mais le pire fut ce que je ressentis au niveau de mon coeur. On dirait que plusieurs lames s'y enfonçaient. Une douleur insoutenable comprima mon coeur. Chaque seconde devint pire que la précédente. Ma vision se brouilla. Les larmes remplirent mes yeux, mon coeur meutrissait ma poitrine tandis que mon âme hurlait devant cette fatalité. La preuve irréfutable fut malheureusement sous mes yeux. Alors que la vérité m'a toujour obnubilé, devenant près qu'une obsession, elle ne l'était plus aujourd'hui. Ce vulgaire morceau de papier qui contenait le résultat du test de paternité me donna la nausée. Je voulus le déchirer.Moi qui voulait clore définitivement ce sujet, je m'étais retrouvée au point de départ avec un doute en moins mais ayant la désagrable sentiment que je
Une douleur aiguë transperça ma poitrine. Le sol semblait s'ouvrir sous mes pieds. Toujours silencieux, Connors n'osa plus me regarder. Que deux questions fusèrent dans ma tête. L'une fut s'il connaissait le résultat et la deuxième qu'adviendrait-il de notre futur s'il s'averait que le résultat fut négatif. J'eus droit au masque indéchiffrable qu'il arborait chaque fois qu'il était nerveux. Ce n'était certes pas une première de le voir ainsi mais cela me fendait le coeur car son expression ne prévoyait rien de bon. -"Tu connais le résultat, alors," éludais-je, la voix tremblotante alors qu'il s'était tut.Un triste sourire se peignit sur son visage. -"Non, au contraire. Je l'ignore moi même. Ils m'ont demandé si je voulais le connaître mais je leur avais raccroché au nez. Depuis que j'ai reçu l'enveloppe, je n'arrive tout simplement pas à croire que mon frère a peut être réussi à voler tous mes rêves," admit Connors, sans oser me regarder, passant sa main nerveusement dans ses







