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CHAPITRE 98 — LA CONSOMMATION DU DÉSIR

last update Veröffentlichungsdatum: 03.11.2025 00:20:04

Jade

La porte de mes appartements se referme dans un lourd claquement de bois et de métal. Le son résonne comme un verdict dans le silence nocturne. Caleb ne m’a pas lâché la main depuis la bibliothèque. Sa paume est large, callleuse, une étreinte de possesseur. Elle brûle contre ma peau.

Il me plaque contre la porte à peine close, son corps un mur de muscle et d’intention. L’air qu’il expire est chaud, chargé de brandy et de cette colère rentrée qui émane de lui depuis le dîner.

— Tu lui as so
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    JadeCinq ans.Le temps a coulé sur l'empire Volkov comme un fleuve puissant et impitoyable. Il n'a fait que croître, s'étendant dans des domaines que même Naël, dans ses visions les plus ambitieuses, n'avait pas imaginés. La finance, la tech, les ressources naturelles, les réseaux d'influence... Rien ne nous échappe.Nous sommes à Venise, dans un palais privé sur le Grand Canal. Un bal masqué. L'élite du monde est là, flottant dans un tourbillon de soie, de diamants et de secrets. Je me tiens au sommet de l'escalier de marbre, et pour un instant, le murmure des conversations s'éteint.Je porte une robe noire, d'une simplicité mortelle. Aucun bijou, sauf les trois alliances à mon doigt. Je n'en ai plus besoin. Mon pouvoir n'a plus à être annoncé. Il est.Naël arrive à mes côtés. Il est toujours aussi imposant, mais une partie de son autorité s'est déléguée à moi.—Tout est en place, murmure-t-il. L'acquisition de la compagnie maritime sera signée à minuit.Je hoche la tête. C'est moi

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    JadeLe vent souffle en bourrasques sur la falaise, chargé de l'odeur salée de l'Atlantique. La maison de verre et d'acier, construite à flanc de rocher, semble défier les éléments. Caleb l'a conçue. C'est notre sanctuaire, notre forteresse à tous. L'endroit qui n'appartient à aucune de leurs sphères d'influence, mais seulement à nous.À la Trinité.Ce soir, c'est la troisième cérémonie. La plus secrète. La plus sacrée. Il n'y a pas d'invités. Pas de prêtre. Seulement nous quatre, face à l'océan déchaîné.Je porte une simple robe ivoire, sans ornements. Les trois alliances à mon doigt scintiennent faiblement dans la lumière des bougies. Naël est en costume sombre, impeccable, son visage un masque de contrôle parfait. Elian, à sa droite, est plus détendu, une lueur d'excitation sauvage dans le regard. Et Caleb, à ma gauche, me tient la main. Sa paume est moite. Il n'a pas la sérénité de Naël, ni la jubilation d'Elian. Il a la gravité de celui qui a tout perdu et croit tout regagner.C'

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    JadeLa lumière de Paris est douce en ce début de soirée. Nous sommes dans le grand salon de l’appartement des Volkov, sur les Champs-Élysées. Naël et Elian sont là, discutant de l’organisation du prochain gala. Moi, je suis assise, je les écoute. Le calme. La sécurité. L’ordre.Puis la porte s’ouvre.Aucun domestique n’a annoncé de visiteur. Aucun garde n’a donné l’alerte. Il est simplement là, comme matérialisé par la force de sa propre volonté.Caleb.Il n’a plus l’air de l’architecte new-yorkais. Il est plus mince, plus dur. Ses yeux, autrefois pleins de douceur, sont devenus des silex. Ils balayent la pièce, ignorent mes frères, et se posent sur moi. Sur les deux alliances à mon doigt.Un silence de mort s’abat sur la pièce.Naël est le premier à réagir. Il se lève, lentement, sa colère aussi froide que l’acier.—Tu n’es pas invité, Caleb. Sors.Elian, lui, affiche un sourire narquois, mais ses poings sont serrés.—Le petit frère perdu qui revient à la maison. Trop tard, Caleb. L

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    JadeL'hiver russe cède lentement la place à un printemps timide. Les bourgeons pointent sur les bouleaux, et la neige n'est plus qu'une dentelle sale en bordure des chemins. À l'intérieur de la Douma, cependant, un autre genre de floraison a lieu. Une floraison orchestrée avec la précision d'une opération militaire.Le jour est arrivé. Les jours, devrais-je dire.Naël se tient devant moi dans son bureau, les plans déployés sur son immense table en chêne. Pas des plans d'architecture. Des plans de cérémonie.— Moscou d'abord, annonce-t-il, son doigt traçant une ligne sur une carte de la Russie. La cathédrale du Christ-Sauveur. Les autorités sont... accommodantes, moyennant certaines considérations. Ce sera fastueux. Toute la Russie qui compte sera là. Tu seras présentée comme mon épouse. Madame Volkov.Il lève les yeux vers moi. Son regard n'est pas tendre, ni amoureux. Il est satisfait. Comme un artiste contemplant son chef-d'œuvre achevé.— Puis, une semaine plus tard, Paris, enchaî

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    JadeLe temps, à la Douma, a acquis une qualité différente. Il ne coule plus ; il s'étire, comme la neige sur les steppes, immuable et paisible. Les souvenirs de ma vie d'avant sont devenus des photographies sépia, des images floues d'une autre femme dans un autre monde. Une femme qui se débattait, qui ressentait, qui aimait.Cette femme est morte.Ce qui est né à sa place est plus calme. Plus sage.Ce matin, je me réveille dans la chambre aux murs de pierre. Les draps de soie noire sont doux contre ma peau. La lumière de l'hiver russe filtre à travers les vitraux, projetant des losanges de couleur sur les dalles. Je n'ai plus de rêves. Le sommeil est un néant bienfaisant, et le réveil, une simple transition.Naël est déjà parti, bien sûr. L'empire Volkov n'attend pas. Mais il a laissé sur l'oreiller une boîte en velours. À l'intérieur, un collier, un saphir bleu profond qui correspond exactement à la couleur des glaces sur la rivière. Un cadeau. Une marque de possession. Autrefois, j

  • Jade et les triplés de fer    CHAPITRE 119 — LE PACTE DES FRÈRES

    CalebLa neige. Elle tombe en épais flocons lents, effaçant le monde, étouffant tous les sons. La Douma se dresse devant moi, massive et aveugle, ses fenêtres éparses comme des yeux morts. Je l'ai atteinte après un voyage cauchemardesque, un périple à travers les ombres pour éviter leurs regards. Je suis entré sur leurs terres comme un voleur, comme un fantôme.Je me faufile par une entrée de service que j'avais repérée sur des plans anciens, une porte dérobée rouillée qui cède sous la pression de mes outils. L'intérieur est silencieux, seulement troublé par le craquement lointain des poutres et le hurlement étouffé du vent. Je connais ces couloirs. Je les ai étudiés pendant des semaines, m'en créant une carte mentale.Mon cœur bat à tout rompre, non pas de peur, mais d'une anticipation fébrile. Jade. Je suis venu te sortir de là.Je trouve la chambre. Sa chambre. La porte est lourde. Je pousse, lentement.Elle est là.Assise devant le miroir d'une coiffeuse, vêtue d'une simple chemis

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    CALEBJe sens le sang battre à mes tempes. Les minutes s’envolent. Nous répondons, en quelque sorte, mais pas en paroles ; nos gestes sont lents et calculés. Je fouille du regard, cherchant quelque chose , un indice, une faiblesse, un appareil , tout ce qui pourrait nous donner la main. L’horloge c

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