LOGIN« … quelqu’un qui n’a jamais cessé de prier pour toi, qui a mis de côté une partie de sa fortune pour toi et qui a veillé à ta sécurité sans que tu le saches. » Damien regarda Céleste droit dans les yeux, puis prononça ces mots lentement. « Cette personne, c’est ton propre père, Édouard Devereux. »
« … quelqu’un qui n’a jamais cessé de prier pour toi, qui a mis de côté une partie de sa fortune pour toi et qui a veillé à ta sécurité sans que tu le saches. » Damien regarda Céleste droit dans les yeux, puis prononça ces mots lentement. « Cette personne, c’est ton propre père, Édouard Devereux. »Céleste se redressa, le souffle coupé. Elle regarda Damien d’un air incrédule. « Papa ? Mais… il était au courant depuis le début, non ? »« Il le savait dès le premier jour », répondit Damien doucement. « Quand Ellise l’a avoué, non seulement il a accepté cet enfant, mais il a aussi promis de te protéger de toutes les menaces.
« … la personne qui, depuis le début, a le plus le droit de savoir qui elle est vraiment. » Damien s’interrompit un instant, fixant Céleste intensément. « Toi, Céleste. C’est toi qui as le droit de savoir qui est ton père biologique, pourquoi il n’est jamais venu, pourquoi il ne t’a jamais recherchée, non pas par la bouche d’autrui, mais à travers la réalité elle-même. »Céleste baissa la tête, retenant les sanglots qui menaçaient de jaillir. Depuis toujours, elle gardait cette blessure au fond de son cœur, se sentant indésirable, négligée, sans valeur aux yeux de son père biologique. Et maintenant, elle savait que tout cela n’était pas dû à l’indifférence, mais à une ignorance im
« … Elle menaçait son propre mari, Henri Valmont. Elle disait que si celui-ci continuait à se renseigner sur Ellise et avait l’intention de la rencontrer, elle retirerait tous les investissements de sa famille de la société d’Henri Valmont. Madeline détruirait tout ce qu’Henri avait bâti. »Henri se tut, le visage soudainement pâle. Il ne s’attendait pas à ce que cela soit révélé. Sa respiration était lourde, comme si le poids de plusieurs décennies lui retombait soudainement dessus.« C’est vrai », dit-il doucement, la voix tremblante. « À l’époque, j’avais peur. L’entreprise venait tout juste d’être créée, elle n’était pas encore solide. Sans le soutien de sa famille, tout s’effondrerait. J’ai choisi de me plier à ses exigences. »Céleste le regarda, les yeux embués. « Alors vous n’avez jamais su… Vous ne saviez pas que j’existais ? »Henri acquiesça lentement, des larmes coulant sur ses joues. « Madeleine m’avait interdit d’en savoir quoi que ce soit sur Ellise. Je n’ai pas osé déso
« … Une personne à laquelle je ne m’attendais pas. Il s’agit de Violette, la mère de Damien. »Amélia fronça les sourcils, à la fois perplexe et surprise. « Violette ? Comment se fait-il qu’ils soient partis tous les deux ensemble ? »« Tout a commencé lors d’une réunion d’anciens élèves de l’université », répondit Marianne à voix basse. « À ce moment-là, maman et Ellise ne pouvaient pas être présentes. Seule Violette était venue. Là-bas, à l’insu de tous, Madeleine a vu son mari, Henri, parler avec Violette. Elle a entendu Henri prendre des nouvelles d’Ellise ; Henri semblait tellement inquiet. C’est à ce moment-là
Amélia rentrait chez elle en voiture, l’esprit en ébullition. Elle voulait simplement entendre de la bouche même de sa mère, Marianne, ce qui s’était réellement passé. En arrivant à la maison, elle trouva sa mère assise sur la terrasse, le regard tourné vers la rue déserte. En apercevant le visage de sa fille, Marianne se leva aussitôt, sentant qu’il y avait quelque chose d’inhabituel.« Amélia ? Qu’y a-t-il ? » demanda-t-elle doucement en s’approchant. « Tu as l’air très pâle. »Amélia prit une profonde inspiration, puis s’assit sur le banc en bois. « Maman, j’aimerais te poser une question. S’il te plaît, ne me cache rien. »Marianne s’assit à côté d’elle et la regarda fixement. « Bien sûr. Tu peux me demander tout ce que tu veux. »« Est-ce que maman connaît la mère d
« … Madeleine Valmont était venue voir Ellise, à l’époque où Céleste n’avait encore que deux ans. Et elle avait dit… » Marianne s’interrompit un instant, déglutissant comme si ces mots avaient encore un goût amer après des dizaines d’années. « Elle avait demandé sans détour, sans préambule : “Est-il vrai qu’Ellise est l’ancienne maîtresse de mon mari ?” »Amélia se redressa, retenant son souffle. « Et qu’a répondu tante Ellise ? »« Elle s’est contentée d’acquiescer », répondit Marianne à voix basse. « Elle n’a ni nié, ni donné d’explication. Elle savait que cela ne servait à







