LOGINMaître Fontaine attendait déjà dans son bureau lorsqu’Amélia arriva à huit heures du matin.
Le vieil homme avait déjà lu la copie des documents qu’Amélia lui avait envoyés la veille ; une pile de feuilles, parsemée de annotations en rouge sur plusieurs pages, était soigneusement rangée sur son bureau. Sans qu’on le l
Alors qu’ils étaient assis en cercle et discutaient, envahis par des sentiments mitigés et une profonde inquiétude, la porte d’entrée s’ouvrit lentement. Amélia venait de rentrer de son café ; son visage semblait fatigué après une journée passée à servir les clients, à gérer les stocks de denrées alimentaires, à vérifier les comptes, à s’assurer que le service fonctionnait bien, à saluer les habitués, à contrôler la qualité des plats, à discuter avec le personnel et à veiller à ce que tout se passe bien dans cet établissement qu’elle avait bâti à la sueur de son front au fil des années, en partant de zéro pour en faire un lieu connu et apprécié de nombreux clients. Malgré tout, elle s’effor&
Pierre secoua lentement la tête ; son visage semblait serein, mais trahissait une profonde résignation. Il savait parfaitement à quel point il était difficile de faire changer d’avis quelqu’un qui avait déjà pris une décision aussi ferme, d’autant plus que Nicolas était connu depuis toujours pour son entêtement et son caractère inébranlable. Aucun conseil ne pouvait venir à bout de sa détermination, fermement ancrée dans la peur et dans son désir ardent de retrouver une famille unie à ses côtés, quoi qu’en disent les autres.« Ça ne sert à rien », dit-il doucement mais fermement, d’une voix grave mais claire. « Vous, ses parents, vous n’avez même pas réussi à le convaincre de changer d’avis. A
Henri regarda sa femme intensément, lui caressa doucement le dos de la main comme pour y puiser une force commune, puis acquiesça d’un air résolu. Il était pleinement conscient qu’ils ne pouvaient pas faire changer d’avis leur fils, dont la décision était déjà prise, mais ils pouvaient au moins faire quelque chose pour apaiser le cœur d’Amélie, qui devait être profondément bouleversée par toutes ces pressions qui s’abattaient sur elle les unes après les autres.« Très bien, je suis d’accord avec ce que tu souhaites », dit-il d’une voix douce mais ferme. « Nous savons que nous ne pouvons pas convaincre Nicolas de renoncer à son projet, c’est évident. Mais au moins, nous pouvons nous rendre sur place, présenter nos excuse
Nicolas resta silencieux un instant, la tête baissée, comme s’il cherchait les mots justes pour exprimer l’angoisse qu’il ressentait si vivement au fond de sa poitrine, mais cette angoisse était impossible à saisir ou à prouver devant ses parents. Il releva lentement la tête, les regardant tous les deux d’un regard à la fois sincère et fragile, comme s’il espérait qu’ils comprendraient ce qu’il ressentait sans qu’il ait besoin de s’étendre longuement.« Je n’ai en effet pas encore de preuve concrète », dit-il doucement, d’une voix qui semblait faible mais qui conservait néanmoins sa conviction. « Mais mon intuition me le dit. Mon intuition me dit que Damien va peu à peu prendre ma place dans le cœur d’Amélia et aussi
Nicolas fixa la porte de la chambre à l’étage d’un regard retenu, puis se tourna à nouveau vers son père, la poitrine oppressée par un souffle lourd. Il voulait tout leur dire, à ses deux parents, mais souhaitait d’abord s’assurer que l’atmosphère soit parfaitement calme avant d’aborder cette conversation si difficile, qui concernait l’avenir de tant de personnes.« On ferait mieux d’attendre que maman ait fini de coucher Luis », dit-il doucement, les yeux rivés sur la porte de la chambre. « Je voudrais aborder ce sujet sereinement, sans que personne ne soit dérangé, et en prenant notre temps pour éviter tout malentendu. C’est extrêmement important et je voudrais en parler quand nous serons tous les trois ici. »
Nicolas prit une profonde inspiration, s'efforçant de calmer sa voix pour qu'elle paraisse convaincante et sereine. Il ne voulait pas que sa mère s'inquiète avant son arrivée, ni qu'aucun doute ne surgisse avant que tout ne soit expliqué en personne. Il savait très bien à quel point cette question était délicate et il souhaitait l’aborder avec justesse devant ses deux parents, sans que personne d’autre n’entende, surtout pas Luis qui était encore trop petit pour comprendre les problèmes complexes entre les adultes qui l’entouraient.« Tout va bien, maman », répondit-il d’un ton calme mais légèrement tendu, comme s’il retenait un poids dans sa poitrine. « Il y a quelque chose dont j’aimerais parler directement à maman et papa, quelque chose d&rs







