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QUE SE PASSE-T-IL ?
Point de vue de Nadia.
Moins d'un mois après la mort de ma mère, papa s'est déjà remarié avec une héritière, assez âgée pour être sa fille. Et maintenant, à la veille de mon mariage, j'assistais, horrifiée, à la scène où mon fiancé la pénétrait brutalement.
« L-Lucien… » balbutiai-je, les surprenant. Je le vis se détacher de Malia, la nouvelle épouse de mon père, et tenter de s'avancer vers moi.
« Nadia… » m'appela-t-il doucement, voulant me toucher, mais je repoussai sa main d'un geste brusque. Les larmes me brûlaient les yeux tandis que je voyais son visage se crisper.
Malia semblait indifférente, allongée sur le lit. Je me détournai et sortis de la chambre en reniflant.
« Pourquoi ? » me demandai-je, le cœur serré par la douleur, quand je sentis quelqu'un me saisir le bras. Je me retournai et vis Lucien, vêtu seulement d'un pantalon.
« Ce n'est pas ce que tu crois. » Il essaya de s'expliquer, mais les larmes continuaient de couler sur mes joues.
Lucien et moi étions amis d'enfance, depuis notre naissance. Plus qu'un simple ami, nous étions fiancés et, par chance, à mes dix-huit ans, il s'est avéré être mon âme sœur.
Après la mort de ma mère, il était devenu tout pour moi. Que Malia me vole mon père ne m'avait pas dérangée, car il ne s'était jamais vraiment soucié de moi. Son aversion pour moi s'était accrue lorsque j'avais été désignée comme l'héritière de ma mère, à sa place.
Et maintenant, Lucien vient de me trahir ? Mon père doit le savoir.
« Lâchez-moi. Je dois rapporter ce que je viens de voir à mon père. » Je me débattais, baissant les yeux. Je ne pouvais pas le regarder dans les yeux.
« Jamais. » Son emprise sur mes poignets se resserra et je me mordis la lèvre inférieure.
« Écoute-moi. » Il commença à parler et je plongeai mon regard dans ses yeux dorés et brillants, l'un des traits qui m'avaient fait tomber amoureuse de lui.
« J'étais drogué. Malia m'a offert un verre pour créer de nouveaux liens et avant même que je m'en rende compte, je me suis jeté sur elle. » expliqua-t-il, et mon instinct me criait qu'il mentait.
Mais lorsqu'il tendit la main pour caresser mes joues, se penchant pour m'embrasser sur les lèvres, mes sens se brouillèrent et je me surpris à lui rendre son baiser.
Il enlaça ma taille et me rapprocha de lui. J'inspirai son parfum viril et vanillé et me sentis enivrée, mon loup intérieur ronronnant.
« Je suis désolé. Pardonne-moi. » Il rompit le baiser et, lorsque j'ouvris les yeux, il me sembla voir une larme couler sur sa joue. J'acquiesçai.
« S'il te plaît, ne me fais plus jamais de mal comme ça », murmurai-je. Il sourit et se pencha pour m'embrasser sur le front.
« Tu peux me faire confiance. » Il m'a serrée dans ses bras et j'ai enfoui mon visage contre sa poitrine, sentant la douleur s'atténuer.
Lucien a déjà tout expliqué. Malia l'a drogué et je ne serais pas surprise qu'elle puisse descendre aussi bas. Après tout, c'est la même femme qui a toujours essayé de me concurrencer.
Elle était sans doute agacée que je ne me soucie plus de son emprise sur mon père et qu'elle ait décidé de s'en prendre à Lucien, l'homme de mon cœur, celui que j'épouserai demain.
« Je dois encore faire mon rapport à papa ; il doit savoir quel genre de vipère il a ramenée chez nous », ai-je dit à Lucien, dont les yeux dorés semblaient pétiller de fureur.
Ce n'était évidemment pas contre moi. Il était peut-être simplement agacé que Malia l'ait pris pour un imbécile.
« Très bien, je viens avec toi, mais d'abord, je dois te montrer quelque chose. » Lucien m'a fait un clin d'œil et a commencé à m'entraîner hors du palais.
« Quoi ? » J'ai ri, m'accrochant à son bras, et il a ri doucement.
« C'est une surprise, tu vas être époustouflée. » Il m'a touché le nez et j'ai hoché la tête, l'excitation me submergeant.
J'étais impatiente de découvrir ce que c'était. La pleine lune brillait ce soir, alors était-ce un dîner romantique ?
Lucien m'a conduite au bord d'une falaise et, quand j'ai regardé autour de moi, tout était sombre et silencieux. Pas de dîner aux chandelles, pas même de lucioles.
« Lucien, tu t'es perdu ? » Je me suis retournée pour lui demander, mais j'ai vu Malia émerger de l'ombre, un sourire narquois aux lèvres tandis que ses yeux argentés croisaient les miens.
« Je n'aurais jamais cru que tu l'amènerais ici, surtout après qu'elle nous ait surpris ensemble. » Elle a donné un coup de coude à Lucien, qui a éclaté d'un rire dément qui m'a glacé le sang.
« Quelle idiote ! C'était aussi simple que de coucher ensemble. » Lucien eut un sourire narquois et mon cœur se mit à battre la chamade, surtout lorsqu'il commença à s'avancer vers moi avec des intentions meurtrières.
Que se passait-il ? Que voulaient-ils dire ?
« L-Lucien, pourquoi est-elle là ? » balbutiai-je, la gorge serrée, tandis qu'il s'avançait pour m'attraper par le cou.
Malia rit tandis que je luttais pour respirer, mes voies respiratoires obstruées par la pression de Lucien qui resserrait son emprise.
Il me souleva au-dessus de la falaise et je me retrouvai suspendue dans le vide, une terreur m'envahissant à la vue de ma mort imminente.
Je me débattais, griffant sa main, essayant de le dissuader de me lâcher, lorsqu'il me projeta violemment contre l'arbre le plus proche.
Je crachai du sang en m'écrasant contre l'arbre, mon corps meurtri par la douleur, avant de m'effondrer au sol.
J'essayai de parler, mais ma bouche était trop lourde. Mes yeux s'écarquillèrent d'incrédulité lorsque je vis Lucien sortir un couteau aiguisé.
Il m'ouvrit la bouche et me tira la langue, tandis que Malia continuait de rire, me pointant du doigt avec un sourire narquois.
J'étais encore sous le choc. Que se passait-il ? Lucien était-il manipulé ?
« Je te rejette, Nadia, comme compagne et future Luna », grogna-t-il en me tranchant la langue.
Ma bouche brûlait, le sang jaillissait tandis que mon cœur se brisait en mille morceaux. Je ne pouvais pas crier, je sentais mes forces m’abandonner, surtout lorsqu’il me précipita du haut de la falaise.
Je tombai à plusieurs reprises pendant de longues minutes avant de m’écraser contre un rocher. Mes os se brisèrent et le monde disparut de ma vue.
« L-Lucien… » balbutiai-je, les surprenant, incapable de supporter plus longtemps la scène.
Je le vis se détacher de Malia, la nouvelle épouse de mon père, et tenter de s'avancer vers moi.
« Nadia… » appela-t-il doucement, voulant me toucher, mais je repoussai sa main d'un geste brusque, les larmes me brûlant les yeux tandis que son visage se crispait.
Malia semblait indifférente, détendue sur le lit. Je me détournai et sortis de la chambre en reniflant.
« Pourquoi ? » me demandai-je, le cœur serré par la douleur, quand je sentis quelqu'un me saisir le bras. Je me retournai et vis Lucien, vêtu seulement d'un pantalon.
« Ce n'est pas ce que tu crois… » tenta-t-il de s'expliquer, mais les larmes continuaient de couler sur mes joues.
Lucien et moi étions amis d'enfance. De plus, nous étions fiancés. Et par chance, à mes dix-huit ans, il s'avéra être mon âme sœur.
Après la mort de ma mère, il est devenu tout pour moi. Que Malia me prenne mon père ne m'a pas dérangée, car il ne s'est jamais vraiment soucié de moi. Son aversion pour moi s'est accrue lorsqu'on a annoncé que j'étais l'héritière de maman, et non lui.
Et maintenant, Lucien vient de me trahir ? Papa doit le savoir.
« Lâchez-moi. Je dois rapporter ce que je viens de voir à mon père. » Je me suis débattue, baissant les yeux. Je ne pouvais pas le regarder dans les yeux.
« Jamais. » Son emprise sur mes poignets s'est resserrée et j'ai mordu ma lèvre inférieure.
« Écoute-moi. » a-t-il commencé. J'ai plongé mon regard dans ses yeux dorés et brillants, l'un des traits qui m'avaient fait tomber amoureuse de lui.
« J'étais droguée. Malia m'a offert un verre pour créer des liens et, sans m'en rendre compte, je me suis jetée sur elle. Et je ne sais pas, je ne me sens plus moi-même. » Il s'est expliqué et mes tripes se sont déchirées, mais je lui faisais confiance. Il était à moi.
Il a tendu la main pour caresser mes joues, se penchant pour m'embrasser sur les lèvres. Mes sens se sont brouillés et je me suis surprise à lui rendre son baiser.
Il a passé son bras autour de ma taille et m'a attirée contre lui. J'ai respiré son parfum viril et vanillé, et je me suis sentie enivrée, mon loup intérieur ronronnant.
« Je suis désolé. Pardonne-moi, s'il te plaît. » Il a rompu le baiser et, lorsque j'ai ouvert les yeux, j'ai cru voir une larme couler sur sa joue. J'ai hoché la tête.
« S'il te plaît, reste loin d'elle », ai-je murmuré. Il a souri, se penchant pour m'embrasser sur le front.
« Tu peux me faire confiance. » Il m'a serrée dans ses bras et j'ai enfoui mon visage dans sa poitrine, sentant la douleur s'apaiser.
Lucien a déjà tout expliqué. Malia l'a drogué et je ne serais pas surprise qu'elle puisse descendre aussi bas. Après tout, c'est la même femme qui a essayé de me surpasser par tous les moyens.
Elle était sans doute agacée que je ne me soucie plus de son attachement à mon père et que je décide de courtiser Lucien, l'homme de mon cœur, celui que j'épouserai demain.
« Je dois encore faire mon rapport à mon père, il doit savoir quel genre de vipère il a ramenée chez nous », dis-je à Lucien, dont les yeux dorés semblaient pétiller de fureur.
Ce n'était évidemment pas contre moi. Il était peut-être simplement agacé que Malia l'ait pris pour un imbécile.
« Très bien, je viens avec toi, mais d'abord, je dois te montrer quelque chose. » Lucien me fit un clin d'œil et commença à m'entraîner hors du palais.
« Quoi ? » demandai-je en riant, accrochée à son bras. Il rit doucement.
« C'est une surprise, tu vas être époustouflée. » Il me toucha le nez et j'acquiesçai, sentant l'excitation monter en moi.
J'étais impatiente de découvrir ce que c'était. La pleine lune brillait ce soir, alors serait-ce un dîner romantique ?
Lucien m'a conduite au bord d'une falaise. Quand j'ai regardé autour de moi, tout était sombre et silencieux. Pas de dîner aux chandelles, pas même une luciole.
« Lucien, tu t'es perdu ? » Je me suis retournée pour lui demander, mais Malia est apparue, surgissant des ténèbres. Un sourire narquois se dessinait sur ses lèvres tandis que ses yeux argentés croisaient les miens.
« Je n'aurais jamais cru que tu l'aurais amenée ici, surtout après qu'elle nous ait surpris ensemble. » Elle a donné un coup de coude à Lucien, qui a éclaté d'un rire dément qui m'a glacé le sang.
« Quelle idiote ! C'était aussi simple que de baiser. » Lucien a souri d'un air narquois et mon cœur s'est mis à battre la chamade, surtout lorsqu'il a commencé à s'avancer vers moi avec une intention meurtrière.
Que se passait-il ? Que voulaient-ils dire par là ?
« L-Lucien, pourquoi est-elle là ? » ai-je balbutié, la gorge serrée, tandis qu'il se penchait pour m'attraper par le cou.
Malia a ri tandis que je luttais pour respirer, mes voies respiratoires étant obstruées par la pression de Lucien sur mon cou.
Il m'a soulevée au-dessus de la falaise et je me suis retrouvée suspendue dans le vide, une terreur m'envahissant à la vue de ma mort.
Je me suis débattue, griffant sa main, essayant de le dissuader de me lâcher, lorsqu'il m'a violemment projetée contre l'arbre le plus proche.
J'ai craché du sang en m'écrasant contre le tronc, le corps meurtri par la douleur, avant de m'effondrer au sol.
J'ai tenté de parler, mais ma bouche était trop lourde. Mes yeux se sont écarquillés d'incrédulité lorsque j'ai vu Lucien sortir un couteau aiguisé.
Il m'a ouvert la bouche et m'a arraché la langue, tandis que Malia riait, me pointant du doigt avec un sourire narquois.
J'étais encore sous le choc. Que se passait-il ? Lucien était-il manipulé ?
« Je te rejette, Nadia, comme compagne et future Luna », a-t-il grogné en me tranchant la langue.
Ma bouche brûlait, le sang jaillissait tandis que mon cœur se brisait en mille morceaux. Je ne pouvais pas crier, je sentais mes forces m'abandonner, surtout lorsqu'il m'a poussée du haut de la falaise.
J'ai chuté à plusieurs reprises pendant de longues minutes avant de m'écraser contre un rocher. Mes os se sont brisés tandis que le monde disparaissait de ma vue.
Point de vue de NadiaLa vallée était silencieuse.Trois jours s'étaient écoulés depuis la bataille. Trois jours à soigner les blessures, à enterrer les morts et à tenter d'oublier les cris. La source chaude bouillonnait encore. Les arbres dorés luisaient toujours. Mais la vallée semblait différente maintenant. Plus petite. Plus lourde. Comme si elle retenait son souffle.Aujourd'hui, nous avons enterré mon père.Le corps d'Elias avait été lavé et enveloppé dans du linceul blanc, selon la coutume de l'Aube-de-Feu. Ses mains étaient croisées sur sa poitrine. Il paraissait paisible. Plus jeune qu'il ne l'avait été depuis des années.Nous l'avons enterré au cœur de la Source Cachée. L'endroit qu'il avait le plus aimé. L'endroit où il m'avait tenue dans ses bras pour la première fois après ma renaissance. L'endroit où il m'avait appris à chanter.Je me tenais au pied de la tombe, Lyra dans les bras.Noah se tenait à ma gauche, la main sur mon épaule. Neal se tenait à ma droite, la main su
Point de vue de NadiaMaya était à genoux.Sa magie noire avait disparu. Ses âmes volées avaient disparu. Ses malédictions, ses tentacules, des siècles de pouvoir accumulé, tout s'était brisé sous ma lumière. Elle était vide. Creuse. Juste une femme en robe déchirée, ses cheveux blonds emmêlés de terre, ses yeux bleus écarquillés de peur.Mais elle était encore en vie. Elle respirait encore. Elle était encore dangereuse.« Tue-moi », murmura-t-elle. « Finis-en. »Je me tenais au-dessus d'elle, la lumière argentée flamboyant toujours sur mes bras, ma voix vibrant encore dans ma gorge. Noah et Neal étaient derrière moi, leurs mains sur mes épaules, leur force circulant à travers le lien. La triade ne faisait qu'un. La triade était forte.Mais je ne levai pas la main. Je ne chantai pas.« Pourquoi attends-tu ? » demanda Maya. Sa voix se brisa. « Tu as gagné. Finis-en. » « Parce que te tuer ne suffit pas », dis-je.« Alors, que veux-tu ? Des excuses ? Une explication ? J'ai fait ce que j
Point de vue de NadiaLe corps d'Elias était encore chaud.Je me suis agenouillée près de lui, sa main dans la mienne, son sang s'infiltrant dans le sol. Le monde s'agitait autour de moi : des guerriers hurlaient, des blessés gémissaient, le bruit lointain de la retraite de l'armée du Conseil résonnait, mais je n'entendais rien. Il n'y avait que mon père. Son visage inexpressif. Ses yeux clos. La plaie béante à sa poitrine, là où le feu vert avait brûlé.Il était parti.L'homme qui m'avait tenue dans ses bras à ma renaissance. Qui m'avait enseigné l'histoire de l'Aube de Feu. Qui avait combattu à mes côtés contre Maya. Qui m'avait trahie, oui. Qui avait menti, s'était caché, avait fui. Mais aussi qui était revenu. Qui s'était agenouillé devant moi et m'avait suppliée de lui donner une chance de réparer ses erreurs. Qui s'était interposé entre le feu de Maya et les tentes de guérison. Entre le feu de Maya et ma fille.« Il est parti », ai-je murmuré.Eleanor s'est agenouillée près de m
Point de vue de NadiaLe monde s'arrêta.Pas littéralement. La bataille faisait toujours rage. Les guerriers continuaient de se battre et de mourir. Le ciel était encore rouge de l'aube et du sang. Mais pour moi, tout s'était figé. Le feu vert s'éteignit. Les cris s'éteignirent. Le choc des épées s'éteignit.Il ne restait qu'Elias. À terre. En sang.Je le sentis à travers le lien du sang. Une déchirure. Un déchirement. Un froid glacial qui se répandait dans ma poitrine. Mon père était en train de mourir.« Non », murmurai-je.Je courus.Mes jambes étaient faibles. Mon corps se remettait encore de l'accouchement. Mais je courus. En bas de la colline, à travers le camp, devant les tentes de soins. Lyra rebondissait contre ma poitrine dans l'écharpe de portage, les yeux grands ouverts, ses petits poings serrés.« Nadia, arrête ! » cria Eleanor derrière moi.Je ne m'arrêtai pas. J'ai rejoint Elias juste au moment où l'assassin levait sa lame pour porter un nouveau coup. Un agent du Conse
Point de vue de NadiaL'aube s'abattit comme un coup de poing.Un instant, le ciel était gris, doux, paisible. L'instant d'après, l'horizon explosa de lumière et de feu, accompagné du grondement de milliers de pieds. L'armée du Conseil chargea.Cette fois, aucune subtilité. Aucun stratagème. Aucun piège. Ils déchaînèrent tout sur la vallée. Des vampires en armure noire, les yeux rouges luisants. Des métamorphes sous forme de loups, le pelage hérissé, les crocs apparents. Une cavalerie féerique sur des chevaux se mouvant comme des ombres. De sombres sorcières en robes grises, les mains crépitant d'un feu vert.Ils déferlèrent sur la crête comme un torrent. Comme une vague. Comme la fin du monde.Je me tenais sur une butte à la lisière du camp. Lyra était en écharpe contre ma poitrine, son petit corps pressé contre le mien, ses cheveux blancs brillant dans la lumière du matin. Elle était éveillée. Ses étranges yeux étaient ouverts, observant la bataille, observant le chaos. Elle ne pleu
Point de vue de NadiaLe soleil se coucha sur la vallée comme une plaie.Le rouge et l'or se répandirent sur le ciel, colorant les nuages et teintant la neige des montagnes de rose. C'était beau. C'était terrible. On aurait dit que le monde saignait.La résistance passa la nuit à se préparer.Les armes furent affûtées. Le bruit du métal résonna dans le camp. Épées, haches, dagues, lances, chaque lame fut testée, chaque tranchant rendu mortel.Les protections furent renforcées. Elias parcourut le périmètre de la vallée, ses mains auréolées d'une lumière argentée, consolidant les barrières qui nous protégeaient. La vieille magie de l'Aube vibrait sous son toucher, vive et féroce, mais même moi, je voyais bien qu'elle s'affaiblissait. Trop d'attaques. Trop d'efforts. Les protections ne tiendraient pas éternellement.Les guerriers firent leurs adieux à leurs proches. Des mots murmurés. Des caresses douces. Des promesses de retour. Des promesses qui sonnaient comme des mensonges.Dans la
Point de vue de Nadia.« Où suis-je ? » me demandai-je en regardant autour de moi, pour découvrir mon corps brisé sur les rochers, inanimé.Mon cœur battait la chamade tandis que les souvenirs de ce qui s'était passé me revenaient en mémoire.« Nooooooooooo ! » hurlai-je. J'étais morte, mais pourqu
Point de vue de NadiaLe monde s'arrêta de tourner. Je ne sentais plus que la pression froide et brutale des lèvres de Neal sur les miennes. Ce n'était pas un baiser. C'était une appropriation, une marque. Mon esprit se vida, blanc et vide comme de la neige fraîche. J'étais paralysée. Je ne pouvais
Point de vue de Nadia.« Un mariage devrait être une source de joie, mais le mien était un mariage de vengeance », pensai-je en ajustant ma robe de mariée pour la centième fois, le cœur battant la chamade.Je n'arrivais pas à croire que j'allais me remarier, avec la redoutable bête lycanthrope ! J'
Point de vue de Nadia.Tout cela n'était qu'un rêve, ça ne pouvait être qu'un rêve. La femme d'âge mûr pâlit tandis que je tremblais, assise sur le lit.« Ça a dû être la chute. Récemment, tu t'es jetée du haut de la falaise parce que tu ne voulais pas épouser le roi Alpha Noah », commença Gaius. J







