LOGINLe Secret de Selene« Mère ? » Yamal se figea en apercevant Selene dans l'embrasure de la porte, son visage inhabituellement pâle. « Depuis combien de temps es-tu là ? »« Assez longtemps, » dit Selene, entrant dans le bureau, sa démarche trahissant une agitation qu'elle ne montrait presque jamais.« Tu as entendu, alors, » dit Yamal. « À propos du pendentif. »« J'ai entendu, » confirma Selene, ses mains se tordant nerveusement devant elle.« Pourquoi as-tu fait cela, mère ? » demanda Yamal, une colère contenue perçant dans sa voix. « Pourquoi lui as-tu donné un objet qui la faisait souffrir, sans jamais lui dire la vérité sur ce qu'il représentait vraiment ? »Selene s'assit lourdement, son visage marqué par un poids qui semblait avoir été porté pendant bien trop longtemps. « J'avais mes raisons, Yamal. »« Quelles raisons pourraient justifier de faire souffrir Marie pendant trois années entières ? » insista Yamal.« Parce que je savais que Camille se réveillerait un jour, » dit Sel
L'UltimatumTrois jours après sa sortie de l'hôpital, Marie demanda à Gabriel d'organiser une rencontre formelle avec Yamal dans le bureau du manoir, refusant catégoriquement de laisser cette conversation se dérouler de manière informelle comme tant d'autres avant elle.« Tu voulais me parler, » dit Yamal en entrant, refermant la porte derrière lui.« Assieds-toi, » dit Marie, sa voix calme malgré le tumulte intérieur qu'elle ressentait.Yamal s'exécuta, observant attentivement son visage. « Tu sembles différente, » dit-il. « Plus déterminée que d'habitude. »« J'ai eu beaucoup de temps pour réfléchir, » dit Marie. « Depuis l'hôpital. Depuis le réveil de Camille. »« Marie, à propos de cela, » commença Yamal, « je sais que la situation est compliquée... »« Laisse-moi parler, » coupa-t-elle fermement. « S'il te plaît. »Il hocha la tête, se taisant pour lui laisser l'espace nécessaire.« Cela fait trois ans que je vis dans cette maison, » dit Marie. « Trois ans que j'apprends chacune
Le Secret du PendentifMarie ouvrit les yeux lentement, la lumière blanche du plafond l'aveuglant momentanément avant que sa vision ne s'ajuste.« Elle se réveille, » dit une voix qu'elle reconnut comme celle de la guérisseuse de la meute, Aurélie.« Marie ? » La voix de Gabriel résonna près d'elle, empreinte d'une inquiétude sincère. « Tu m'entends ? »« Que s'est-il passé ? » demanda Marie faiblement, essayant de se redresser.« Tu t'es effondrée dans le couloir de l'hôpital, » dit Aurélie. « Nous avons dû t'examiner en urgence. »Marie sentit sa main se porter instinctivement vers son cou, cherchant le pendentif familier. Il n'était plus là.« Où est-il ? » demanda-t-elle, une panique soudaine dans la voix. « Le pendentif. »« Je l'ai retiré pendant l'examen, » dit Aurélie prudemment. « Marie, il faut que nous parlions de cet objet. »« Que voulez-vous dire ? » demanda Marie, bien qu'elle connaisse déjà, au fond d'elle-même, la teneur de cette conversation à venir.Aurélie s'appro
Le Réveil de CamilleYamal se tenait immobile devant la porte de la chambre d'hôpital, son cœur battant d'une manière qu'il n'avait jamais expérimentée auparavant.« Tu es prêt ? » demanda Gabriel à ses côtés.« Je ne sais pas, » admit Yamal, une honnêteté rare dans sa voix. « Trois ans que j'attends ce moment, et maintenant que je suis là, je ne sais pas ce que je ressens. »« Ton loup semble savoir, lui, » observa Gabriel.Yamal poussa finalement la porte, entrant dans la chambre faiblement éclairée où Camille reposait, ses yeux à peine ouverts, encore désorientée par son long sommeil.« Camille, » dit Yamal doucement, s'approchant du lit.Elle tourna la tête vers lui, et immédiatement, Yamal sentit son loup se précipiter vers la surface avec une intensité qui le fit presque chanceler.« Qui... » commença Camille faiblement, sa voix rauque après des années de silence.« Je suis Yamal, » dit-il. « L'Alpha de la meute du Nord. »Une lueur de reconnaissance traversa le regard de Camill
Trois Ans de Silence« Tu comptes rester debout toute la nuit ? » demanda Marie, sa voix résonnant dans le salon vide du manoir.Yamal ne leva pas les yeux des documents étalés devant lui. « J'ai du travail. »« C'est notre anniversaire de mariage, » dit-elle doucement. « Trois ans, aujourd'hui. »« Je sais quel jour nous sommes, Marie. »« Alors tu sais aussi que tu ne m'as pas adressé plus de dix phrases depuis ce matin. »Il posa enfin son stylo, la regardant avec cette froideur polie qu'elle connaissait si bien. « Que veux-tu que je te dise ? »« Je ne sais pas, » dit Marie, sentant sa gorge se serrer. « Peut-être quelque chose qui ressemble à de l'affection. Juste une fois. »« Nous avons un accord, » dit Yamal. « Je ne t'ai jamais promis autre chose. »« Un accord, » répéta-t-elle amèrement. « C'est tout ce que je suis pour toi. Une clause dans un contrat entre deux clans. »« Tu savais dans quoi tu t'engageais. »« J'avais dix-neuf ans, Yamal. Ma sœur était dans le coma, et ta







