LOGINNoah et Marcus marchent côte à côte, leurs pas s’accordant naturellement. La tension qui les avait séparés semble s’être adoucie. Noah, dans un élan spontané, se penche légèrement pour déposer un baiser rapide mais sincère sur les lèvres de Marcus. Ce geste, discret mais chargé d’intimité, apaise l’alpha qui répond avec douceur, sa main effleurant brièvement la nuque de son compagnon.La porte du bureau s’ouvre brusquement. Adrian apparaît, un dossier épais entre les mains. Ses yeux se figent sur la scène : Marcus et Noah, encore trop proches, les lèvres à peine séparées. Son visage se durcit immédiatement. Le silence pèse. Adrian, le regard glacé, avance jusqu’au bureau et, dans un geste sec, balance les dossiers sur la table. Le bruit claque dans la pièce comme une gifle.Sans un mot, il tourne les talons et sort, sa mâchoire crispée.Marcus, les sourcils froncés, le suit aussitôt. Reste là, dit-il à Noah d’une voix ferme.Il s’élance dans le couloir, ses longues enjambées rapi
L’odeur familière le frappe avant même que ses yeux ne se posent sur lui. Assis à la table ovale, vêtu d’un costume sombre qui souligne sa carrure, Adrian discute avec deux autres associés. Quand son regard se lève et croise celui de Noah, ses lèvres s’étirent dans un sourire froid.Le cœur de Noah se serre malgré lui, mais il se redresse et s’avance avec calme. Marcus, derrière lui, observe la scène sans dire un mot, mais ses yeux se plissent légèrement.— Bien, commence Noah en s’asseyant à la place qui lui est réservée. Nous allons débuter.La réunion s’étire, ponctuée de chiffres, de contrats et de décisions à prendre. Noah expose clairement les bilans, répond aux questions, distribue les documents nécessaires. Adrian, lui, reste silencieux presque tout le temps, sauf pour lâcher quelques commentaires acerbes, subtilement dirigés vers lui.La réunion vient de se terminer. Les associés se dispersent dans le couloir en échangeant quelques mots polis, les dossiers serrés contre eu
La porte claque doucement derrière lui quand Noah entre dans la grande maison des Power. Ses pas sont un peu hésitants, ses yeux mi-clos et son sourire maladroit trahissent aussitôt son état. Il titube, ricane tout seul et s’adosse au mur en essayant tant bien que mal d’ôter ses chaussures.Marcus, déjà dans le salon, lève les yeux de ses dossiers. Il comprend immédiatement, à l’odeur de l’alcool et à l’air échevelé de Noah. Il soupire et se lève, s’approchant lentement.— Tu as bu, murmure-t-il sans colère, mais avec une pointe de reproche.Noah lève la main comme pour se défendre, mais finit par éclater de rire, un rire léger, un peu enfantin. Juste un peu… juste pour fêter… je sais plus quoi, avoue-t-il entre deux rires, les joues rougies par l’ivresse.Marcus passe un bras solide sous son épaule et le soulève presque pour l’empêcher de trébucher. Allez, viens. Tu n’es pas en état de rester debout.Noah proteste faiblement, en riant encore. Je peux marcher ! Regarde !Il fa
Adrian pousse la porte de son appartement, le cœur encore lourd des mots de son père. La lumière tamisée du salon éclaire à peine son visage crispé. Clara se redresse aussitôt du canapé, ses yeux rougis trahissant qu’elle l’attend depuis des heures.— Adrian… tu étais où encore ? s’inquiète-t-elle en se précipitant vers lui. Tu as disparu sans prévenir.Il l’écarte d’un geste brusque, le regard lointain. Laisse-moi, Clara. Pas ce soir.Elle s’arrête, blessée, mais n’ose rien dire de plus. Adrian passe devant elle, ses pensées bourdonnant trop fort pour qu’il entende sa respiration tremblante. Il grimpe l’escalier, se débarrasse de sa veste et s’enferme dans son bureau. La pièce est silencieuse, seulement éclairée par la lune filtrant à travers la baie vitrée.Il s’assoit derrière le bureau, ses mains tremblantes posées à plat sur le bois. Son père résonne encore dans sa tête : « Marcus doit mourir. » Cette phrase tourne en boucle, comme une sentence irrévocable.Il serre les den
Adrian gronde, furieux, mais il ne peut pas bouger. Les phéromones de Noah, denses et impérieuses, le maintiennent au sol comme une force gravitationnelle. Ce n’est plus un oméga qu’il a en face de lui, mais un véritable Alpha lunaire, dont la puissance n’a rien à envier à la sienne.— Tu as toujours sous-estimé ce que j’étais capable de devenir, poursuit Noah en se redressant, relâchant lentement son emprise. Et c’est pour ça que tu perds.Il se détourne avec calme, attrape sa veste accrochée au dossier de sa chaise et la remet avec une élégance tranquille, comme si de rien n’était. Adrian, encore au sol, le fixe, le souffle court, incapable d’admettre l’humiliation qu’il vient de subir.Arrivé à la porte, Noah s’arrête, se retourne légèrement, son profil découpé par la lumière.— Change de techniques, Adrian. Si tu crois pouvoir me briser comme autrefois… tu te trompes lourdement.Puis il sort, refermant la porte derrière lui dans un claquement sec.Le silence retombe dans le
Dans la salle de réunion vitrée, la lumière de midi traverse les stores, projetant des ombres régulières sur la grande table en bois sombre. Noah entre avec son dossier serré contre lui, son pas mesuré, son visage sérieux. Plusieurs membres du bureau sont déjà installés, en train de discuter à voix basse. Lorsqu’il franchit la porte, un silence respectueux s’installe. Tous savent qu’il est le bras droit de Marcus, celui qui gère les papiers, les contrats, l’ordre des choses.Au centre de la pièce, un homme se lève lentement. Noah s’arrête net. Ses yeux s’écarquillent. Adrian. Son cœur rate un battement, mais il ne laisse rien paraître. Adrian est là, vêtu d’un costume sombre parfaitement ajusté, son regard brillant d’une assurance glaciale.— Je vous que tu vas parfaitement, murmure Adrian avec un sourire ironique. Toujours à courir derrière les dossiers, Noah.Les autres échangent des regards surpris. Certains savent vaguement qu’il y a une histoire compliquée entre eux, mais pers






