LOGINÉlodie termine de mettre ses boucles d’oreilles lorsque Raphaël entre dans la chambre.Elle a choisi un pantalon noir à taille haute, une chemise en soie ivoire et des escarpins qui viennent d’arriver de chez Dior. Son manteau repose au bout du lit, encore couvert par la housse de la maison.Raphaël
— On passe la journée enfermés ici. Je refuse de te regarder travailler jusqu’à minuit.— Qu’est-ce que tu proposes ?Son regard descend déjà vers sa bouche.Élodie se relève avant qu’il puisse la retenir.— La verrière.La pluie commence à tomber lorsqu’ils traversent la galerie qui relie la maison
Élodie se réveille avant que le réveil ne sonne.Raphaël dort derrière elle, le bras passé autour de sa taille. Il a rejeté une partie de la couverture pendant la nuit et sa poitrine nue est collée contre son dos. Lorsqu’elle soulève doucement son poignet pour se dégager, il resserre aussitôt son ét
Geneviève referme son livre.— Et tu vas où ?— Chez Raphaël, répond celui-ci.Sa grand-mère hoche la tête comme si la décision avait déjà été prise entre eux depuis plusieurs jours.— Très bien. Tes affaires sont dans la chambre, Élodie. Je vais faire réveiller Agathe.— Une petite valise suffira.
La portière arrière s’ouvre.Deux hommes descendent d’abord. Ils portent des costumes sombres sous leurs manteaux, mais leur façon d’observer le tarmac n’a rien de celle de simples assistants. L’un vérifie l’entrée de l’aérodrome pendant que l’autre reste près de la voiture.Le troisième passager ne
L’agent sous couverture quitte les lieux. Peu après, les quatre pièces sont chargées dans une camionnette blanche. Deux véhicules banalisés prennent successivement le relais derrière elle, tandis qu’une troisième équipe surveille les sorties vers la frontière.Dans la salle parisienne, le bruit de l







