LOGINJe restai là, figée, encore sous le choc de ce message inattendu.
« Qu'est-ce qu'il y a ? » s'enquit Odie, son regard passant de l'inquiétude à la curiosité. Je la regardai, la panique visible dans mes yeux. « Eh bien, tu sais Lucas, celui grâce à qui je me suis si vite fait remarquer ? Il vient de me texter. » Je lui montrai l'écran de mon téléphone. Un sourire se dessina sur ses lèvres. « Et maintenant, qu'est-ce que tu attends pour lui répondre ? Tu m'as bien dit qu'il avait l'air d'un gars hyper froid, mais tu as réussi à lui offrir un peu de chaleur… » « Mais j'ignore vraiment quoi lui répondre, » avouai-je, perdue. « Dia, ne fais pas ta Parker, fais plutôt ta Lee, » rétorqua Odie, sa voix empreinte de détermination. « Sache que désormais, tu dois jouer l'actrice parfaite, et là, c'est l'heure de tourner. » Elle avait raison. Je devais lui répondre. Moi : Qui vous a parlé de moi ? Comment avait-il pu trouver mon compte ? C'était pourtant le but de parler aux CNIDE (commères numéro un de l'école), mais cette rapidité m'étonnait. Lui : Qui vous a dit qu'on m'a parlé de vous 😒 ? Alors, comment avait-il su ?! Oh non, c'était le fils du propriétaire, mais je ne pensais pas qu'il fût si privilégié par la principale. Moi : Peu importe, pourquoi m'écrivez-vous ? Lui : Parce que je n'aime pas partir d'un si mauvais pied avec une si jolie demoiselle. Alors, je veux qu'on reparte sur un bon pied. C'était clair, il y avait anguille sous roche. Moi : J'ai l'air d'une imbécile peut-être à vos yeux ? 🤨 Lui : Rachel est tout sauf une imbécile. Je sais que ça paraît difficile à gober, mais à toi de me mettre à l'épreuve si tu le désires. Moi : D'accord, je te dirai quoi faire demain à l'école. Plus la peine de me répondre. Puis, je visitai son profil. Il y avait plusieurs photos de lui et de son frère ; l'amour fraternel se sentait à plein nez. « Alors, qu'est-ce qu'il a dit ? » demanda Odie, impatiente. « Qu'il voulait qu'on se fréquente, » révélai-je. « Fais gaffe, » me conseilla Odie, son ton devenant soudainement sérieux. « Il pourrait mijoter quelque chose contre toi. » « T'inquiète, je vais lui mettre à rude épreuve, » la rassurai-je. « Bref, il faut que j'appelle Hilaye. » Hilaye Lee est un très bon ami de ma mère, son seul ami, et aussi mon parrain. Ils se connaissent depuis le lycée, et il a été d'un immense soutien pour ma mère quand elle était au fond du trou. C'est parce qu'il l'aime, je le sais, c'est flagrant à la façon dont il la regarde, comme si elle était une perle rare. Même s'il est marié à une vraie peste qui nous déteste, ma mère et moi. Un jour, je lui avais demandé pourquoi il avait épousé cette peste au lieu de ma mère. Il m'avait répondu que c'était parce que ma mère ne le voyait ni plus ni moins qu'un ami, et que les circonstances, en tant qu'héritier de son père, l'avaient forcé à se marier. Conclusion : ma mère m'a ruiné un bel avenir, c'est certain. Il décrocha l'appel vidéo. « Salut, ma princesse ! Comment vas-tu ? » me salua-t-il, accompagné de son plus beau sourire. « Ta princesse se porte à merveille, et toi, comment vas-tu ? » « Tu es si loin de moi, comment pourrais-je aller à merveille sans vous… » Il posa les yeux sur Odie. « Salut, Mélodie ! » « Salut, beau gosse ! » répondit Odie, espiègle. « Tu parles comme si c'était ta fille. » Et quand elle disait « beau gosse », ce n'était pas juste pour flatter. Hilaye est un homme très séduisant, même les jeunes filles lui courent toujours après. « Elle a raison, » repris-je. « Je te rappelle que tu as une fille et une femme qui sont sans doute très contentes que nous soyons ici, mais elles ignorent que la distance n'éloigne que ceux qui veulent couper les liens. » « Ça me rassure que tu penses comme ça, » déclara Hilaye. « Alors, comment était ton premier jour d'école ? » « C'était vraiment bien. Le meilleur ! » « Tant mieux. Et maintenant, dis-moi ce que tu veux, » dit-il, connaissant mes manigances. « En fait, j'ai besoin que tu dises à mère de m'inscrire à la cantine, je ne peux plus continuer à emporter de la nourriture ! » « Ana exagère un peu, » commenta Hilaye. « T'inquiète, je vais lui en parler. » Son téléphone fixe sonna. Il décrocha, puis raccrocha quelques secondes plus tard. « Ma princesse, je dois y aller, j'ai une réunion… » « Pas la peine de tout m'expliquer, » dis-je. « Bon, à plus ! » « À plus ! » Quatre jours plus tard, à l'école. Durant ces derniers jours, je m'étais bien fait reconnaître. Les gens me craignaient, comme je l'espérais, et Hilaye avait réussi à convaincre ma mère de m'inscrire à la cantine. On m'avait posé des questions au sujet de Mélodie, vu qu'elle me déposait tous les jours à l'école, mais j'avais dit que c'était ma tutrice. Quant à Lucas, il essayait de gagner ma confiance, mais je continuais de jouer les dures avec lui. La cloche de la récréation venait de sonner. Le professeur de chimie nous avait mis en duo pour un exposé à rendre vendredi prochain, et mon partenaire était Loïc, le frère jumeau de Lucas. Il se tourna vers moi. « Ravi d'être ton partenaire ! » lança Loïc, un sourire amusé. « Ne te réjouis pas trop vite, » dis-je d'une voix menaçante. « Tu as intérêt à collaborer. » Nous avions un peu appris à nous connaître, et franchement, je le trouvais sympa. « Oui, chef ! » répondit Loïc, un clin d'œil. Je lui offris un rictus, puis me levai et me tournai vers les filles. Je remarquai la façon dont Mona le regardait ; il était clair qu'il les attirait. « On peut y aller, » dis-je à mes amies. Nous nous éclipsâmes de la salle et nous dirigeâmes d'abord vers nos casiers. Là, je reçus un message d'un numéro inconnu. Inconnu : Je sais que vous êtes une imposture. Mon sang se glaça. Qui était-ce ? Et comment cette personne pouvait-elle savoir… quoi, exactement ? Le message restait suspendu dans l'air, une menace invisible planant sur mon secret, prêt à s'abattre.Marine lui rassure, un sourire aux lèvres. « Cela ne va pas vous tuer, mon amour. Mais si vous vous laissez aller, cela nous procurera un plaisir fou. » La panique le submerge, mêlée à de l'incrédulité face aux propos de cette jeune femme.Il dégage Marine de son chemin avec une certaine force, se précipite vers la porte, et tente d'ouvrir la serrure. Elle est verrouillée. Il se retourne versMarine, le regard rempli d'horreur. Elle est déjà en train de se défaire de sa robe, le tissu glissant sur son corps avec une sensualité calculée, révélant une lingerie coquine, assortie à son corps fin comme une actrice japonaise.Elle lui demande d'une voix sensuelle s'il n'est pas trop déçu, et s'apprête à dire autre chose, mais il la coupe sèchement. Se sentant faiblir, il s'accroche au mur, son corps chancelant sous l'effet de la drogue. Marine se rapproche de lui, son parfum l'enveloppant. Elle tente de l'embrasser, mais il la repousse violemment. Il sort son portable de sa poche, mais Mari
Le regard de Marine se pose sur l'homme qu'elle vient de bousculer. Le choc de la rencontre se mue en une opportunité. Son esprit, aussi rapide que ses reflexes, tisse une histoire. Une ruse. « Oh, je suis tellement désolée, » dit-elle, sa voix douce et empreinte d'une fausse timidité. « J'étais en train de rentrer chez moi, j'ai besoin de l'aide de mes voisins. Le tuyau de ma lessive est cassé. Mais je suis toute seule en ce moment, mes parents sont en voyage d'affaires. » Elle lève ses yeux vers lui, son regard plein d'une fausse hésitation, puis elle esquisse un mouvement, comme si elle s'apprêtait à partir. « Je suis désolée de vous avoir dérangé, je vais demander à un autre. » Elle fait semblant de s'éloigner, mais sa posture, ses yeux baissés, tout en elle implore une réaction. Le jeune homme, dont le visage est marqué par la bienveillance, propose son aide. « Je peux vous aider si vous voulez, » dit-il, son ton rassurant. « Je m'y connais un peu. » Marine feint l'hésitation,
Hilaye reprend son souffle, la rage s'échappant de son corps en un soupir. Il se passe une main sur son visage, essayant de retrouver son calme. « Je... je suis désolé, ma puce, » dit-il, sa voix plus douce, la culpabilité se lisant dans ses yeux. « Je n'aurais pas dû crier. Je suis désolé. »Je ne dis rien. Je le regarde simplement, mes yeux pleins de larmes. « J'accepte tes excuses, » je dis finalement, « à une seule condition. Tu me laisses soigner ta main. »Un sourire amusé se dessine sur son visage. « Telle mère, telle fille, » murmure-t-il, une lueur de tendresse dans ses yeux. Il se tourne vers Mélodie. « Va me chercher la trousse, s'il te plaît, » demande-t-il, un brin de fatigue dans la voix.Mélodie s'exécute, son visage impassible.PDV AuteurMélodie se dirige vers sa chambre, profitant de l'instant pour prendre son téléphone. Elle envoie un message rapide, concis, à un numéro qu'elle est la seule à connaître : "Le plan est en marche. C'est fait." Le mystère demeure quant
PDV DianaLa voix, grave et menaçante, résonne dans le haut-parleur, figeant l'air autour de nous. Mes mains tremblent, mon cœur est une masse de glace dans ma poitrine. La voix est rauque, dénuée de toute humanité, comme si elle provenait des abysses. J'entends Hilaye et Mélodie retenir leur souffle.« Vous voulez savoir qui je suis ? » demande le kidnappeur, un rire démoniaque s'échappant de sa gorge. « Je suis celui qui détient la vie de votre mère, de votre future femme ! » Ses mots sont un coup de poing. « Et si vous souhaitez revoir votre mère avant les vingt-quatre heures qui suivent, vous devrez faire tout ce qui est possible pour collectionner la somme de cinq millions de dollars en liquide avant ce délai. » Ma tête tourne, la somme est astronomique, irréaliste. « On vous rappellera pour vous demander si vous avez pu entasser cette somme et, si oui, on vous dira où venir l'échanger avec la vie de votre mère. Au cas contraire, » sa voix devient plus sombre, plus brutale, « vo
PDV AuteurUne fois que les deux jeunes filles se sont éloignées, le chef des gardes du corps s'assure qu'elles sont hors de vue. Son regard balaye le parking désert, sa mâchoire serrée par une tension palpable. Il tire son téléphone de sa poche et compose un numéro. L'appel est bref, et sa voix est grave. « Monsieur le Maire, » commence-t-il, un ton de déférence et d'urgence dans sa voix. « Nous avons un problème. Mademoiselle Vanessa a disparu. »Au bout du fil, le silence est un instant assourdissant, suivi d'un rugissement de fureur. La voix du Maire, froide et autoritaire, se fait entendre. « Quoi ?! Comment ça, disparue ?! Je vous avais pourtant bien dit de ne pas la quitter des yeux ! Retrouvez-la ! Retrouvez-la avant les deux prochaines heures, sinon ce n'est plus la peine pour vous de me rappeler, ou même de vous pointer en face de moi ! » La menace est claire, la conséquence, irrévocable. La communication est coupée brusquement, ne laissant que le silence pesant dans le park
PDV Auteur Une fois arrivées au rez-de-chaussée, Dia et Mélodie se précipitent vers l'accueil. Cynthia, la réceptionniste, les accueille avec un air coupable. « Cynthia, s'il te plaît, » lance Dia, son souffle court, « Ma mère, Ana... est-ce que tu l'as vue ? » Cynthia, visiblement mal à l'aise, hésite un instant. « Oui, Mademoiselle. Je l'ai vue, elle est... elle est allée au parking privé, avec la jeune femme qui a... enfin... » Elle n'ose pas en dire plus. Sans plus attendre, Dia se précipite à pas pressés vers le parking privé, dans le sous-sol de l'immeuble. Mélodie la suit de près. L'angoisse est palpable. À leur grande étonnement, il n'y a aucune trace de sa mère ni de Vanessa. L'espace est désert, silencieux et froid. Mais la voiture de sa mère est belle et bien là, garée à sa place habituelle. Mélodie s'empare du téléphone de Dia, qu'elle a instinctivement pris. Elle tente de joindre Ana, son doigt tapotant l'écran, mais la ligne est coupée. Pas de réponse. Elle essaie e







