ログインPendant ce temps du côté de Diana PDV AuteurDans le sanctuaire feutré de sa chambre, baignée par la douce lumière du crépuscule filtrant à travers les rideaux, Diana, le corps avachi sur son lit moelleux, écrivait. Non pas des devoirs de classe, mais les volutes sinueuses de son journal intime, un cahier aux pages jaunies, devenu le confident muet de son exil volontaire au Canada. Depuis leur arrivée, il était le réceptacle des méandres de sa vie quotidienne, des pensées les plus intimes aux observations les plus triviales. Aujourd'hui, cependant, sa plume dansait avec une ferveur particulière, tissant un récit digne des maîtres du verbe, comme si elle transposait les évènements de sa journée au collège en un roman à clefs, un véritable drame moliéresque.Elle narrait la scène du baiser avec une précision d'orfèvre, chaque détail ciselé avec une intention délibérée de dissimulation. Ses mots étaient des énigmes, ses phrases, dr llégories, ses descriptions, des métaphores.Le langage
PDV AuteurAu sous-sol, l'air est lourd et confiné, imprégné d'une odeur d'essence et d'humidité. Trois hommes aux silhouettes massives, leurs visages dissimulés sous des cagoules sombres, attendent dans l'ombre d'un pilier en béton. Leurs armes, des pistolets de gros calibre, sont dissimulées mais prêtes à l'emploi. Ils ont l'air tendus, leurs sens en alerte, conscients du risque que représente leur entreprise. Leur objectif : intercepter Ana, comme convenu avec leur commanditaire.« Elle est en retard, » murmure l'un d'eux, sa voix rauque, rompant le silence pesant. « Ça ne me plaît pas. »« Patience, » répond un autre, le chef du petit groupe. « Le plan est simple. On l'attrape, on la neutralise, et on la livre. Vite fait, bien fait. »Soudain, le grincement de la rampe d'accès résonne. Des pas se font entendre. Les trois hommes se mettent à l'affût, leurs corps tendus, leurs armes prêtes. Ils s'attendent à voir Ana seule.Mais à leur grande surprise, Ana n'est pas seule. Une autre
PDV Ana Le silence qui s'est abattu sur le hall de l'immeuble est assourdissant, rompu seulement par les murmures étouffés des quelques résidents témoins de la scène. Marine, la joue rougie par la gifle retentissante, se redresse brusquement, le souffle court, ses yeux ronds d'incrédulité et de fureur. Son regard se pose sur la personne qui vient d'oser lever la main sur elle, une silhouette élancée et déterminée dont l'aura dégage une autorité naturelle. « Mais qui... qui êtes-vous pour oser lever la main sur moi ?! » hurle Marine, sa voix remplie d'une rage impuissante. Sa main s'abat dans un geste incontrôlé, cherchant à rendre la gifle, mais la personne est d'une rapidité fulgurante. Son geste est anticipé et contrecarré avec une aisance déconcertante. D'un mouvement sec et précis, la personne saisit brusquement la main de Marine en plein vol, son poignet pris dans une étreinte d'acier. Puis, avec une force surprenante, elle retourne Marine par le dos, son corps pivotant sous l
« Marine, je ne comprends pas, » je dis, ma voix empreinte d'une sincère perplexité. « Peux-tu être plus claire ? Je n'ai aucune intention de briser quoi que ce soit. » C'est là que Marine déballe, avec une colère décuplée, tout ce qu'elle a entendu, tout ce qu'elle croit savoir. Ses mots sont un torrent de révélations, prononcés avec une vitesse et une intensité qui me coupent le souffle. « Oh, vous ne comprenez pas ? Laissez-moi éclaircir votre esprit brumeux, alors ! » Ses yeux se posent sur moi, remplis d'une haine profonde. « Papa est venu ici avec un plan bien précis ! Il veut te reconquérir ! Il veut vous reconstruire, toi et lui, comme une putain de famille parfaite ! Il m'a tout dit !, il veut se battre pour vous !,pour une maison, pour tout ! Il veut que vous soyez sa nouvelle famille, sa 'vraie' famille, comme si nous n'existions pas ! » Ses mots sont des flèches empoisonnées, atteignant leur cible avec une précision chirurgicale. Mon esprit peine à traiter cette av
PDV Ana Quelques heures plus tard, le soleil décline doucement derrière les gratte-ciel de, peignant le ciel de nuances orangées et violettes. Une douce brise porte l'odeur de la pluie fraîchement tombée, mais l'air reste lourd, chargé d'une tension latente que je ne parviens pas à secouer. Je suis en route pour rentrer à l'appartement, mon esprit toujours préoccupé par les étranges murmures de Mélodie depuis lors.Les incertitudes du présent pèsent encore lourdement sur mes épaules. Dès que je suis sur le point de sonner à la porte de notre appartement, la porte s'ouvre brusquement, comme si quelqu'un allait sortir au même moment que je rentre. C'est Mélodie.Une expression de panique à peine dissimulée la trahit. Elle me regarde comme si elle était prise en flagrant délit de trahison, comme si elle cachait quelque chose d'important. Un sentiment de malaise me saisit. « Mélodie, qu'est-ce qui se passe ? » je demande, ma voix posée, mais mon regard scrutant chaque parcelle de son vi
« Ah, cette Isabelle ! » je ne manque pas d'énoncer, mes mots teintés d'une malice vengeresse. « C'est une garce, je t'ai toujours dit qu'elle ne te méritait pas, mon parrain ! Elle t'a trahi, elle t'a fait souffrir. Et elle est aussi aigrie que sa fille, cette peste. Elle méritait d'être jetée comme une vieille chaussette ! » Mes propos sont sans concession, ma loyauté envers Hilaye absolue. Hilaye éclate de rire, un rire franc et chaleureux qui réchauffe mon cœur. Il n'est pas offensé par ma virulence. « Dia, ma petite, tu es incorrigible ! » dit-il, secouant la tête, amusé. Mais il ne manque tout de même pas de me faire la morale, son rire se muant en un ton plus sérieux. « Malgré tout ce qu'elle m'a fait, la trahison, la douleur... Je me sens tout de même responsable d'une certaine manière. Je l'ai peut-être poussée à le faire, même inconsciemment. Je ne lui ai pas toujours offert l'amour, l'attention, le soutien qu'un mari aurait dû offrir à son épouse. J'étais trop absorbé par
Sans plus tarder, je place délicatement ma main sur sa joue, un geste qui le surprend visiblement. Son corps se raidit un instant, ses yeux s'écarquillent, reflétant une surprise mêlée d'un étonnement. Étonnamment, il réagit exactement de la même façon que le personnage masculin dans le livre que
PDV DianaLe monde autour de moi semble s'être figé. Le doux murmure du jardin, le chant lointain des oiseaux, tout s'est tu. Seul le tumulte de mes pensées résonne dans mes oreilles, assourdissant. Je reste là, prostrée sur le banc, le cœur tambourinant dans ma poitrine, mon corps inerte, comme pét
Deux semaines plus tard, le soleil matinal caressait la façade imposante du collège, baignant les lieux d'une lumière douce qui contrastait étrangement avec l'effervescence à venir. Trois voitures s'alignèrent, une coïncidence étonnante qui ne manqua pas de capter les regards. À l'avant, la Dacia
« Bonjour, ici Mademoiselle Claire, la réceptionniste, » m'informe une voix professionnelle. « Juste pour vous informer qu'un chauffeur ici présent dit avoir en sa possession le sac de Mademoiselle Mélodie qu'elle a certainement oublié dans son taxi. » Un soupir de soulagement m'échappe. Le sac







