ログインAu même moment, un bruit de verre brisé retentit au premier étage, suivi du choc lourd d’une porte blindée arrachée de ses gonds. Adrian n’avait pas envoyé un commando de mercenaires pour faire le travail à sa place. Il avait guidé l’assaut en personne. Nina s’élança dans le grand escalier en marbre de la résidence, guidée par la seule lueur de la lune qui traversait la baie vitrée du hall principal. Soudain, une silhouette massive se découpa au sommet des marches, un fusil tactique à la main, dégoulinant d’eau de mer et la tenue de combat déchirée. Adrian s’arrêta à deux mètres de Nina. Son visage ensanglanté par la traversée, illuminé d’un sourire d’une folie pure, se pencha vers elle dans la pénombre de son propre salon. — Tu pensais être chez toi, Nina ? chuchota Adrian, sa voix résonnant comme un écho funèbre dans la maison silencieuse. Je t’avais promis que je viendrais. Je suis là. *** L’obscurité dans le hall de la propriété de Crozon était totale, seulement brisée par le
Dans l’obscurité de la cellule, la porte blindée au magnétisme neutralisé s’ouvrit sans le moindre bruit. Un gardien infiltré, payé à hauteur de plusieurs millions d’euros par le compte dormant d’Adrian, lui tendit un uniforme d’intervention et une arme munie d’un silencieux.Sans prononcer un mot, Adrian exécuta son complice d’une balle dans la tête pour ne laisser aucun témoin, enfila la tenue tactique et s’enfonça dans les couloirs de service.Au lever du jour, lorsque le chef de détention s’avança pour la fouille matinale, la cellule zéro était vide.Sur le lit de camp, le faux corps fait de couvertures roulées ne trompait plus personne. Et sur le mur en béton gris, tracé avec le sang du gardien abattu, Adrian avait laissé un dernier mot avant de s’évanouir à bord d’un sous-marin privé qui l’attendait au large des côtes :La partie n’est jamais finie, Nina.***La confirmation de la trahison du pôle de sécurité de Salé se propagea sur les réseaux d’alerte internationale avant même
Nina s’approcha jusqu’à être à deux pas de lui. Elle le contempla du haut de sa grandeur. Il n’y avait plus de haine dans ses yeux, plus de peur, seulement une froideur souveraine.— Te tuer serait une grâce, Adrian. Et tu ne mérites pas une fin si rapide.Soudain, le rugissement assourdissant de trois hélicoptères de combat déchira la nuit au-dessus de la falaise. Des projecteurs haute puissance traversèrent les vitres, inondant la pièce d’une lumière blanche aveuglante.Au même instant, les portes d’accès explosèrent sous les charges d’infraction. Une douzaine d’hommes des forces spéciales marocaines et de la police judiciaire internationale s’engouffrèrent dans la pièce, leurs fusils d’assaut verrouillés sur le monstre à genoux.Pendant qu’Adrian tentait de fuir, Marc avait transmis sa géolocalisation exacte, les mandats d’arrêt internationaux rediffusés et les preuves irréfutables de ses crimes directement au commandement des forces locales.Deux agents plaquèrent Adrian contre le
Pendant quarante-huit heures d’une traque fiévreuse, Nina utilisa l’immensité de sa fortune pour étouffer méthodiquement les appuis locaux d’Adrian. Les intermédiaires de la pègre tangéroise, grassement payés ou terrorisés par les menaces de révélations d’Elias, coupèrent les lignes d’approvisionnement du fugitif les unes après les autres. Le monstre était acculé, contraint de se terrer dans son dernier sanctuaire.C’est au cœur de la troisième nuit que le système de reconnaissance thermique de Marc verrouilla une anomalie.— J’ai un signal crypté à haute fréquence émis depuis une propriété privée, murmura Marc, les yeux fixés sur le moniteur. Une forteresse mauresque perchée sur les falaises escarpées du Cap Spartel, gardée par une douzaine d’hommes lourdement armés et dotée d’un héliport privé.Accoudée au balcon de la planque, le visage balayé par le vent de mer, Nina ajusta les jumelles thermiques à longue portée braquées sur la falaise située à deux kilomètres de là.Sur l’écran
À quatre heures du matin, bravant les interdictions de vol et échappant aux radars civils grâce à un transpondeur militaire piraté, un jet d’affaires non identifié arracha ses roues du tarmac. Destination : une citadelle fortifiée sur les falaises escarpées de Tanger, hors de portée des traités d’extradition européens. Adrian observait les lumières de la France s’éloigner par le hublot, un rictus de vengeance collé aux lèvres. Il avait échoué à tuer Nina ce soir-là, mais il l’avait laissée pour morte. Il reprenait le large pour réarmer ses mercenaires et structurer la frappe finale.Pendant ce temps, dans le bloc opératoire ultramoderne aménagé dans les locaux sécurisés du groupe Leroy-Vane, l’équipe de chirurgiens venait de réussir l’impossible. La balle de gros calibre avait frôlé l’artère fémorale sans la sectionner.Lorsque les sédatifs finirent par dissiper leur voile toxique, Nina rouvrit lentement les yeux.La douleur au flanc était une lame acérée, mais son esprit, lui, était
Le rugissement du fusil d’assaut d’Elias fit trembler les parois blindées du centre de commande. Deux détonations lourdes pulvérisèrent le pilier en béton derrière lequel Adrian venait de se jeter dans une roulade désespérée. Des éclats de pierre et de verre sillonnèrent l’air saturé de fumée.Elias ne laissa aucun répit à son adversaire. Avançant d’un pas lourd et mesuré, il balayait l’espace avec une précision clinique, prêt à exécuter l’ancien milliardaire. Mais en arrivant à la hauteur de la table centrale dévastée, son regard croisa le corps de Nina, baigné dans une flaque de sang écarlate qui ne cessait de s’étendre.Ses yeux papillonnaient. Sa respiration n’était plus qu’un sifflement rauque et superficiel.— Elias... murmura-t-elle dans un souffle agonisant.C’était le dilemme absolu. S’il poursuivait Adrian dans les dédales sombres du sous-sol, Nina viderait son sang en moins de deux minutes. S’il s’arrêtait pour la sauver, le monstre s’échapperait à nouveau. Pour Elias, le c







